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Abidjan le 16 Mars 2025 – A la lecture d’un tel argument pour demander au tribunal de ne pas donner suite favorable au plaignant, on s’interroge si la Cc-Ptua a fait correctement son travail de façon professionnelle. Mais aussi si son conseil détient une petite dose de bonne foi.

En effet, dans la mise en œuvre des projets financés par la Banque Africaine de Développement (BAD), les clauses avec les Etats, exigent que les populations impactées par le projet soient d’abord dédommagées avant sa mise en œuvre. Ce qui n’a pas été le cas, puisque, en dehors du Sieur Haidar, bons nombres d’impactés dans cette zone continuent de courrier derrière leur dû. Eux également, ont-ils disparu après leur recensement comme évoqué dans la plaidoirie de la défenderesse ? Ou du moins comment procède la Cc-Ptua pour informer les intéressés à la discussion. Le conseil prétextant une quelconque disparition de la circulation du Sieur Haidar après sa plainte déposée à la cellule ne facilitait la mise en œuvre du projet sans toutefois préciser qu’elle a tenté l’approche de le rencontrer. C’est le Sieur Haidar qui devrait fixer à la cellule les agendas des rencontres de discussions ?

Aussi, le conseil évoque l’expertise d’un cabinet sérieux commis par l’Etat de Côte d’Ivoire (sentant l’Ageroute) dans l’évaluation des dommages causés au Sieur Haidar dans l’action de démolition de ses biens sans toutefois verser au dossier les éléments constitutifs permettant au juge d’apprécier l’ampleur des dommages causés à ce monsieur. Il en est comme ça pour bons nombres d’impactés à qui la cellule n’a pas laissé le choix de contester, même s’ils n’étaient pas d’accord avec ce qui leur avait été proposé comme indemnisation. Parce que les intéressés n’avaient aucune idée de la démarche à suivre dans ce cas de figure.

Pour mieux apprécier la situation dans bons nombres de contentieux qui oppose la Cc-Ptua, le Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI) a adressé plusieurs correspondances à la Cc-Ptua avec ampliation à la Commission d’Accès à l’Information au Document d’intérêts publics (CAIDP) à l’effet d’obtenir les procès-verbaux des différentes opérations de démolition des biens. Jusqu’à ce jour aucun retour de la part de la cellule. Que cache-t-on donc ?

Or le Sieur Haidar, contre-expertise à l’appui demande réparation. Dans ces conditions, il donne fort argument au juge pour ne pas suivre la défense dans sa requête de débouter la demanderesse.

Dans une plaidoirie aussi simpliste sans de monstration, ne peut convaincre un juge. Car sans nommer le cabinet, réputer sérieux et présenter des images sans les commenter pour en donner une idée de la valeur du bien de l’impacté et surtout sans en faire la démonstration de ce que la contre-expertise de monsieur Haidar a été surévaluée, dénote tout simplement de la légèreté déconcertante avec laquelle les cadres de la Cc-Ptua et leur conseil abordent ce sujet de destruction des biens de la classe moyenne de la société sans regret aucun. Pour quelques dizaines de millions FCFA en compensation aux biens acquis après plusieurs années de dure labeur, la Cc-Ptua estime pour cette classe moyenne, c’est suffisant. C’est d’ailleurs beaucoup d’argent pour plusieurs générations selon elle. Les bénéficiaires devraient donc s’en contenter ? Vraiment !

Mais pour les cas-ci porté devant le tribunal, la PTUA n’offre aucune autre alternative à un juge sérieux que de condamner l’État de Côte d’Ivoire à ses dépens.

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