Prix Marc-Vivien Foé 2026 : le Sénégal et le Mali aux portes d’un sacre historique

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Abidjan le 06 mai 2026 – La course au Prix Marc-Vivien Foé 2026 est lancée, et elle promet un verdict inédit. Trois noms, trois trajectoires, un seul trophée : les Sénégalais Lamine Camara et Moussa Niakhaté, ainsi que le Malien Mamadou Sangaré, sont en lice pour succéder à Achraf Hakimi, sacré en 2025 sous les couleurs du Paris Saint-Germain. Un sacre qui pourrait marquer l’histoire : jamais, depuis la création du prix en 2009, un Sénégalais ou un Malien n’a été couronné.

À seulement 22 ans, Lamine Camara s’impose comme le métronome de l’entrejeu de AS Monaco. Loin de l’étiquette de simple espoir, le milieu sénégalais rayonne par sa régularité et son intelligence de jeu. Capable de casser les lignes, de dicter le tempo et de sécuriser la relance, il incarne la stabilité monégasque. Finaliste de la CAN 2025, il semble atteindre la plénitude au moment idéal.

Face à lui, Moussa Niakhaté fait parler l’expérience et l’autorité. Pilier de la défense de Olympique Lyonnais, le vice-capitaine sénégalais s’est imposé comme le véritable patron de l’arrière-garde. Recruté à prix d’or, il a métamorphosé la solidité défensive lyonnaise, aujourd’hui l’une des meilleures de Ligue 1. Leadership, rigueur, influence : Niakhaté coche toutes les cases.

Mais la surprise vient de Lens. À 23 ans, Mamadou Sangaré a surgi dans le débat comme un outsider crédible. Le milieu malien du RC Lens a transformé le visage de son équipe. Récupérateur infatigable, percussion balle au pied, impact immédiat : il a conquis le public du stade Bollaert en quelques semaines seulement, après un parcours formateur entre Salzbourg et Vienne.

Trois profils, trois styles, une bataille ouverte. Verdict attendu le 11 mai 2026. Qui inscrira son nom au palmarès et fera tomber une barrière historique ? Le suspense reste entier.

 

Kouma Blanchard