Abidjan le 6 mai 2026 – Ça pourrait être considéré comme un coup de tonnerre au sommet de l’État ivoirien.
En effet, réuni ce mercredi 6 mai au Palais de la Présidence, le Conseil des ministres a decidé de la dissolution de la très controversée Commission Électorale Indépendante (CEI).
« Au titre du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le gouvernement a adopté une ordonnance portant dissolution de la CEI ainsi que le projet de loi de ratification y afférent. Créée par la loi du 9 octobre 2001 conformément à la Constitution de 2000, la Commission électorale avait, durant vingt-cinq ans, organisé et supervisé les scrutins nationaux ainsi que les référendums.
Mais au fil des cycles électoraux, l’institution s’était retrouvée au cœur de vives polémiques. Accusée de partialité par une grande partie de l’opposition, critiquée pour son fonctionnement et sa composition, la CEI était devenue un véritable point de crispation politique », à expliqué le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly.
Une décision politique majeure qui, à coup sûr, redistribue les cartes du jeu électoral ivoirien après plusieurs années de tensions, de contestations et de soupçons autour de l’organe chargé des élections.
En effet, depuis plusieurs années, les partis d’opposition réclamaient ouvertement la dissolution de cette institution, estimant qu’elle ne garantissait plus des élections transparentes et crédibles.
Le gouvernement justifie cette décision par les “réserves relevées” à l’endroit de l’institution et les critiques récurrentes dont elle faisait l’objet. Toujours dans sa Justification, l’exécutif affirme vouloir ouvrir la voie à “un nouveau mécanisme de gestion des élections” capable de rassurer les acteurs politiques et de garantir durablement des scrutins apaisés sans toutefois indiquer la nouvelle forme que prendre cette importante institution dans la vie politique du pays.
Cette annonce, aussi spectaculaire qu’inattendue dans son timing, marque un tournant politique majeur dans le pays. Maintenant, quel va être le modèle du nouvel organe électoral remplacera la CEI ? Et surtout, avec quelle composition et quelles garanties d’indépendance ?
JEN