UNJCI : Félix Bony déclare les instances « dissoutes » et annonce la mise en place d’un organe pour gérer les affaires courantes

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Abidjan le 25 février 2026 – La tension est montée d’un cran, ce mercredi 25 février 2026, à la Maison de la Presse d’Abidjan, jour d’un congrès extraordinaire avorté de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI).

De fait, le camp de la candidate Marie Laure N’Goran est sorti du bois. Face aux micros, son directeur de campagne, Félix Bony, n’a pas mâché ses mots. « Il n’y a pas eu de congrès », affirme-t-il.

‎Dans une salle encore marquée par le désordre laissé par la tension, juste quelques minutes avant, Félix Bony déroule méthodiquement son réquisitoire. À l’en croire, le Conseil d’administration, initiateur de la rencontre, a lui-même saboté la grand-messe qu’il prétendait organiser.

‎« Le conseil d’administration, après avoir planté le décor, a refusé de donner la parole au public et aux préalables soulevés par des congressistes. Il a décidé de passer directement au vote sous prétexte d’urgence », dénonce-t-il. L’urgence en question ? La fin des mandats des instances de l’UNJCI prévue à minuit, ce 25 février 2026.

Mais pour le directeur de campagne de Marie Laure N’Goran, cette précipitation cache un vice plus profond : l’irrégularité même de la convocation. Le congrès extraordinaire a été convoqué sur la base de l’article 15 des statuts. Or, insiste-t-il, les articles 3 et 4 précisent clairement les conditions dans lesquelles un tel congrès peut être organisé.

‎« Le président du Conseil d’administration a affirmé que les statuts suffisaient, invoquant les lois sur les associations. Mais il n’a cité aucune source », tacle Félix Bony. « Quand on évoque un texte de loi, on en donne les références. On montre un exemplaire pour convaincre », ajoute-t-il.

Au cœur du débat : la notion de « démission de fait » de membres du Conseil exécutif, avancée pour justifier l’état de crise. Selon Félix Bony, cet argument est juridiquement fragile. « Une démission de fait se constate par un organe compétent, avec une note écrite adressée aux membres. Rien de tout cela n’a été fait », fait-il observer.

‎Pire, ajoute-t-il, les correspondances officielles continuent d’être signées « pour le Conseil exécutif, le président », preuve selon lui que l’organe existe toujours légalement. « Comment parler de démission de fait quand les actes administratifs se poursuivent normalement ? », interroge-t-il.

Autre paradoxe pointé du doigt par monsieur Bony : la prorogation des mandats adoptée au cours du congrès contesté. « Si le Conseil exécutif a démissionné de fait, qui proroge-t-on ? Un organe qui n’existe plus ? » interroge-t-il. « Il faut que l’enfant soit né pour qu’on lui donne un nom. », affirme le directeur de campagne de Marie Laure N’Goran.

‎Pour le camp N’Goran donc, la conclusion est sans appel. Les conditions statutaires n’étant pas réunies, et le Conseil d’administration n’ayant pas compétence pour diriger un congrès, la réunion du jour est nulle et non avenue.

‎« À partir de ce soir, à zéro heure, les instances de l’UNJCI n’existent plus. Il n’y a plus de Conseil d’administration. Il n’y a plus de Conseil exécutif. Il n’y a plus de Comité des sages », tranche Félix Bony, dans une déclaration offensive.

Le ton se fait plus ferme encore lorsqu’il évoque la suite. Le camp de Marie Laure N’Goran entend réclamer la fermeture immédiate de la Maison de la Presse aux membres des instances sortantes et exige la mise en place d’un organe « neutre et indépendant » pour gérer les affaires courantes.

‎Avec pour objectif clairement affiché l’organisation d’un congrès « équitable et apaisé » afin d’élire de nouvelles instances.

‎En attendant la décision de justice le 2 Mars prochain après la suspension du congrès électif, l’UNJCI se trouve totalement dans l’impasse.

‎JEN