San-Pédro le 06 Septembre 2025 – À quelques semaines de l’élection présidentielle d’octobre 2025, la société civile ivoirienne s’active pour prévenir les violences qui ont marqué les précédents scrutins. À San-Pedro, une vingtaine de défenseurs des droits humains ont participé, les 4 et 5 septembre, à un atelier de formation organisé par le Mouvement Ivoirien des Droits Humains (MIDH), en partenariat avec la LIDHO, la CIDDH et le CRASC, avec l’appui de l’Union Européenne.
Cette formation, inscrite dans le cadre du projet PROTECT, vise à renforcer les capacités des organisations de défense des droits humains en matière de monitoring électoral et de protection des acteurs de terrain.
« Depuis des années, les élections en Côte d’Ivoire sont associées à des violences. Parmi les victimes, on retrouve aussi des défenseurs des droits humains. Le projet PROTECT vient renforcer leurs capacités et assurer leur protection », a expliqué Dr Kouadjo Stéphane, Directeur exécutif du MIDH.
L’initiative s’étend à plusieurs villes du pays (Korhogo, Daloa, Bouaké, Bondoukou, Abidjan) et prévoit la formation de 120 défenseurs des droits humains, à raison de 20 par localité.
Au programme : identification et vérification des sources d’information, analyse des données, rédaction de rapports, sécurité numérique et utilisation d’Uwazi, une base de données sécurisée. L’accent a également été mis sur la parité homme-femme, afin d’impliquer toutes les composantes de la société.
Dans la salle, les participants se disent mieux préparés à affronter les défis du terrain.
Nomel Yed Firmin, président du groupement des consommateurs de San-Pedro, estime que cette formation tombe à point nommé :
« Je suis très heureux de prendre part à cette activité destinée aux OSC sur le monitoring dans cette période électorale. Avant la formation, j’ignorais certains aspects, mais, désormais j’ai compris les comportements à adopter et les outils à maîtriser en tant qu’agent de collecte des données sur les droits humains. »
Même enthousiasme du côté de Mme Dion Kouassi, présidente de l’ONG OLIVE:
« La formation m’a permis d’apprendre à créer un formulaire de collecte de données et à mener un entretien avec une victime. Donc je pars satisfaite. »
En renforçant la société civile locale, la MIDH et ses partenaires espèrent contribuer à des élections apaisées et crédibles, où chaque violation documentée pourra servir de base à une action rapide et efficace.
Zétia