Panafricanisme ou États-Unis d’Afrique : Se jeter à l’eau de peur de se mouiller selon professeur Moritié

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Abidjan le 20 septembre 2025 – Je conçois le sentiment panafricaniste tel qu’il est exprimé aujourd’hui avec enthousiasme par un nombre important d’africains, non pas comme une volonté de voir se mettre en place les États-Unis d’Afrique, ce qui reste encore largement et totalement utopique comme ça l’était déjà au début des années 1960, mais comme un appel à la prise de conscience, pour dénoncer et rejeter la perpétuation de cette réalité Maîtres-Clients sous laquelle se déclinent les relations très verticales entre l’Afrique et les puissances occidentales notamment colonisatrices et qui n’est plus adhérente aux attentes de la jeune génération des africains.

La posture de ces puissances dont la morsure ne fait plus mal aux jeunes africains, face à ce qui se passe en Ukraine et à Gaza, fonctionne justement à la fois comme un sergent-recruteur et un puissant carburant bon marché pour faire grossir les rangs et booster la conviction de ceux qui se réclament ou s’identifient comme panafricanistes.

Cela dit, certains sont certes naïfs au point de croire qu’il faut se jeter à l’eau si on a peur de se mouiller, mais la majorité sait que les États-Unis d’Afrique, ce n’est pas pour demain la veille ! »

La réponse que j’ai donné à un journaliste américain qui écrit un livre sur le sujet et avec lequel j’ai échangé il y a quelques mois sur les évolutions politiques actuelles en Afrique.

Très bon week-end à tous.

Professeur Moritié

Le titre est de la rédaction