Côte d’Ivoire : un candidat aux législatives sort de son silence et contre attaque ses adversaires

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Abidjan le 13 décembre 2025 – Devant une salle archi comble acquise à sa cause, Hien Ibrahim, président de la plateforme Engagement Citoyen pour Bingerville (ECB), a levé ce vendredi 12 décembre 2025 le voile sur ce qu’il qualifie de « complot » contre sa personne. Dès l’annonce de sa candidature aux prochaines législatives, un vent de panique aurait, selon lui, secoué le camp de ses adversaires, au point de les pousser à tenter, en vain, de l’écarter par des manœuvres judiciaires.

« Ils ont voulu manipuler la justice pour annuler ma candidature. Peine perdue : ils ont tous été déboutés », a-t-il lancé sous un tonnerre d’applaudissements de ses sympathisants conviés à partager un dîner. Pour Hien Ibrahim, le message est clair : ECB est bel et bien dans la course, et rien ne l’arrêtera.

‎Née en 2023, la plateforme « Engagement Citoyen pour Bingerville » se présente comme l’émanation directe des jeunes et des femmes de la commune, issus de tous les quartiers, villages et sensibilités. Un mouvement fédérateur, revendiquant un engagement citoyen « au service de la communauté », avec pour priorités l’emploi des jeunes, l’autonomisation des femmes et la prise en compte des personnes du troisième âge.

‎Revenant sur les municipales de 2023, Hien Ibrahim n’a pas mâché ses mots. Convaincu d’avoir remporté le scrutin sur le terrain, il affirme qu’un résultat « imposé » a contrarié la volonté populaire. « Nous avons utilisé les voies de recours, nous avons perdu, et nous avons accepté. Mais l’injustice reste gravée dans les mémoires », a-t-il martelé, promettant une revanche démocratique.

‎Sa candidature aux législatives, loin d’être une surprise, s’imposait donc comme une évidence. « Il aurait été aberrant de ne pas déposer notre candidature pour une élection de représentation aussi importante », a-t-il justifié, balayant les rumeurs persistantes sur son inéligibilité.

‎Lors de son intervention qu’il avait pourtant voulu bref mais qui a pris l’allure d’un réquisitoire, Hien Ibrahim est longuement revenu sur les attaques dont il dit avoir été victime : cabales médiatiques, tentatives de discrédit, instrumentalisation de procédures judiciaires. Sans nier son passage en prison, il en a fait un symbole de résilience. « Je n’en sors pas brisé, mais bonifié, grandi, prêt à gouverner Bingerville », a-t-il affirmé, allant jusqu’à comparer cette épreuve à celles traversées par de grandes figures historiques, comme Nelson Mandela.

Déboutés successivement à la CEI puis au Conseil constitutionnel, ses adversaires affirme-t-il , sont aujourd’hui à court de recours. « Le débat est clos », tranche Hien Ibrahim, désormais tourné vers la campagne. Rendez-vous est pris pour le 27 décembre, date à laquelle il promet de « corriger l’injustice de 2023 ».

Ainsi donc, la bataille politique est lancée à Bingerville. Et là, une chose est sûre : l’Engagement Citoyen entend bien transformer la ferveur populaire en victoire dans les urnes.

JEN