Abidjan le 04 Octobre 2025 – Une Campagne Électorale Qui Révèle les Failles Structurelles de la Gouvernance Ouattariste
Alassane Ouattara, un amateur en politique publique, a t’il réellement fait les Etats Unis?
Lors de l’investiture de la direction nationale de campagne en vue de briguer un quatrième mandat, en violation manifeste des dispositions constitutionnelles de 2016, Alassane Ouattara a exhorté ses directeurs régionaux de campagne à recenser les préoccupations immédiates, à moyen et à long terme des populations, affirmant qu’il s’agissait de la « chose la plus importante ». Une telle déclaration soulève des inquiétudes majeures. En effet, dans une gouvernance moderne et institutionnalisée, la collecte systématique et continue des préoccupations citoyennes relève avant tout des missions régaliennes de l’État, qui doit s’appuyer sur des dispositifs administratifs, des enquêtes spécialisées et des analyses scientifiques pour concevoir et ajuster des politiques publiques efficaces.
Par ailleurs, un chef d’État en exercice, surtout après plus d’une décennie de pouvoir, devrait disposer d’un projet de société structuré et de programmes de gouvernement élaborés en amont des échéances électorales. Ces programmes devraient être le fruit d’une planification stratégique reposant sur l’identification préalable des enjeux sociétaux fondamentaux. Le fait qu’Alassane Ouattara semble déléguer cette tâche élémentaire à ses directeurs de campagne, plutôt que de s’appuyer sur une base programmatique préexistante, notamment celle qui aurait dû être définie par Kaba Nialé et son équipe au-delà de 2025, traduit une carence inquiétante en matière de planification stratégique. Ce glissement du rôle de l’État vers une logique purement électoraliste met en lumière les limites de la capacité gouvernementale à produire une ingénierie des politiques publiques fondée sur des méthodes rigoureuses et prospectives. Regrettable.
Vous méritez mieux!
Dr touré
Pris sur un mur
Le titre est de la rédaction