Côte d’Ivoire : Depuis Assouindé le Président de l’UNJCI invite la presse en ligne à être un bouclier contre la haine, un acteur clé d’une élection apaisée

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Abidjan le 12 Mai 2025 – À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, l’inquiétude gagne les populations vu les enjeux médiatiques, armes de conquête du pouvoir d’État. Lors de l’atelier organisé par l’Union des Patrons de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPLCI), qui s’est tenu du 9 au 11 mai 2025 à Assouindé, Jean Claude Coulibaly, président de l’Union Nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI), a livré un discours emprunt de convictions. Face aux acteurs du paysage médiatique numérique, notamment les patrons de presse, il a lancé un appel pressant à la responsabilité et à l’engagement.
Placée sous le thème « Élection présidentielle : quelle contribution des patrons de la presse en ligne pour des élections apaisées ? » Cette rencontre a réuni autorités, partenaires institutionnels, éditeurs et journalistes pour réfléchir sur le rôle que doit ou peut jouer la presse numérique dans la consolidation de la démocratie et la préservation de la paix en période électorale.
« À l’approche de l’élection présidentielle de 2025, la Côte d’Ivoire retient son souffle », s’est inquiété Jean Claude Coulibaly ce samedi 10 mai 2025, à l’ouverture officielle des travaux de l’atelier de réflexion. Pour lui, les échéances électorales en Côte d’Ivoire demeurent des périodes de forte tension, où la presse, en particulier celle en ligne, détient un rôle central, tant pour informer que pour pacifier.
Selon le président de l’Union nationale des Journalistes de Côte d’Ivoire, l’ère numérique dans laquelle nous vivons place les médias en ligne au cœur de la diffusion instantanée de l’information. « Une publication, en quelques secondes, peut galvaniser, diviser ou pacifier », a-t-il prévenu. Ce pouvoir, toujours selon lui, implique une responsabilité d’autant plus grande pour les patrons de presse se doivent être des garants de l’éthique journalistique, capables de résister aux sirènes de l’audience facile et des contenus sensationnelles.
Jean Claude Coulibaly a ainsi exhorté les responsables de rédaction à rompre avec les logiques de manipulation et de désinformation. « Devons-nous vendre notre conscience pour de l’audience ? Non. Mille fois non », a-t-il martelé. À ses yeux, l’heure est à l’engagement pour un journalisme de vérité, de rigueur et de paix.
Et cela passe notamment par une vigilance permanente dans la modération des plateformes numériques. Il s’agit de « surveiller les commentaires, dénoncer les appels à la haine et bannir ceux qui sèment la division ». Le président de l’UNJICI a également insisté sur l’importance d’un traitement équitable de l’information politique, qui donne la parole à tous les candidats et valorise les voix de tous les citoyens.
« Nous n’avons pas le luxe de l’indifférence », a-t-il lancé. Selon lui, au bout d’un clic peut naître une crise ou se construire la paix. D’où l’urgence de considérer l’information en ligne comme un levier de stabilité. « La presse en ligne peut être un bouclier contre la haine. Elle peut être une boussole pour les électeurs. Elle peut être un acteur clé d’une élection apaisée », a-t-il soutenu.
Mais cette capacité d’action repose, selon Jean Claude Coulibaly, sur trois piliers que sont le courage, l’intégrité et le sens de l’intérêt général. Face aux tentations de l’instrumentalisation ou de la complaisance, il appelle alors les patrons de presse à faire preuve de hauteur de vue. « Soyons dignes de notre mission. Soyons les gardiens de la paix par l’information », a-t-il conclu.
Dans un contexte politique où les tensions peuvent vite s’exacerber, ce discours sonne comme un rappel à l’ordre, mais aussi comme un appel au sursaut éthique. À Assouindé, la presse en ligne ivoirienne s’est ainsi vue confier une mission capitale, celle d’être la « sentinelle » de la démocratie et de la paix à l’horizon 2025.
JEN