Efficacité énergétique : Emmanuel Yéo dévoile les trois piliers pour une Côte d’Ivoire industrialisée au lancent d’un Prix parrainé par l’entreprise « Lynays »

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Abidjan le 11 juillet 2025 – Dans la volonté des autorités ivoiriennes de faire de la Côte d’Ivoire un pays industrialisé et de l’urgence énergétique et la volonté d’excellence, le Directeur Général de Lynays, Emmanuel Yéo, s’est livré à exercice véritable de plaidoyer pour une révolution énergétique à la cérémonie de lancement officiel du « Prix REJAIP-CI pour l’accès à l’information, la bonne gouvernance, l’efficacité énergétique et la lutte contre la corruption ». Face aux journalistes et de professionnels de la communication, il a déroulé avec verve une feuille de route qui tient en « trois leviers » pour hisser la Côte d’Ivoire au rang des nations industrialisées, énergétiquement souveraines et économiquement compétitives.

Trois piliers pour bâtir l’industrialisation énergétique

D’entrée, Emmanuel Yéo met les pieds dans le plat. « Aucun pays ne peut prétendre à l’industrialisation sans maîtriser sa croissance énergétique », a-t-il souligné. Selon lui, la Côte d’Ivoire est à la croisée des chemins, avec une demande énergétique qui explose, frôlant les deux chiffres de croissance annuelle et une offre qui peine à suivre. « Si nous ne faisons rien, d’ici 2040, la demande sera multipliée par 17 par rapport à 2010 », a-t-il prévenu.

« Pour contenir cette vague, trois types d’efficacité énergétique s’imposent », a-t-il martelé.

 

Il s’agit de :

1. L’efficacité énergétique active (EEA) : Il s’agit de l’utilisation intelligente de l’énergie grâce à des comportements adaptés et des outils de gestion. « Éteindre un climatiseur dans une pièce vide ou optimiser l’usage des appareils dans les hôpitaux et écoles peut réduire la facture de 50 % », a-t-il illustré.

2. L’efficacité énergétique passive (EEP) : Cette dimension concerne l’acquisition d’équipements à faible consommation. « Un climatiseur de classe 3 peut consommer 60 % d’énergie en moins qu’un appareil vétuste », a-t-il rappelé, insistant sur l’importance de l’étiquetage énergétique désormais imposé par la loi.

3. L’efficacité énergétique des sources (EES) : Enfin, le choix de la bonne source d’énergie – solaire, thermique ou mixte – constitue un levier majeur. « L’énergie solaire, bien exploitée, peut révolutionner notre compétitivité », a-t-il soutenu.

À travers ces trois leviers, Emmanuel Yéo espère transformer chaque citoyen, chaque entreprise et chaque institution en « co-producteur d’énergie », contribuant activement à la stabilité nationale. Un véritable changement de paradigme.

Le Prix Lynays, un catalyseur de bonnes pratiques

Pour ancrer ces ambitions dans le réel, le président du REJAIP-CI, Jean-Antoine Doudou, a annoncé le lancement du « Prix Lynays de la meilleure production en efficacité énergétique », en partenariat avec Lynays Entreprises. Ce prix vise à récompenser les meilleures productions journalistiques (enquêtes, dossiers, reportages) axées sur les pratiques responsables et innovantes en matière énergétique.

Dans son allocution, Jean-Antoine Doudou a salué l’engagement d’Emmanuel Yéo et de Lynays à l’excellence. « L’excellence, ce n’est pas un acte, mais une habitude. Et vous êtes l’un de ces champions nationaux que le pays réclame », a-t-il relevé. Ce prix vient s’ajouter aux initiatives déjà menées avec la CAIDP et la HABG autour de l’accès à l’information et de la gouvernance.

Pour le REJAIP-CI, l’alliance entre les médias et le secteur privé est plus que jamais nécessaire. « Il est temps de mettre en miroir les actions lumineuses pour que les populations tirent profit des expertises locales », a souligné Jean-Antoine Doudou avant de conclure sur cette note incitative. « À vos micros, à vos plumes et à vos claviers ! »

Ce que dit la loi en matière d’efficacité énergétique 

Le message d’Emmanuel Yéo est clair : l’efficacité énergétique n’est pas une option, mais une nécessité vitale. Il a rappelé que la loi ivoirienne considère désormais la maîtrise de l’énergie comme une utilité publique, passible de sanctions en cas de gaspillage délibéré.

Entre la montée des coûts, les faillites d’entreprises plombées par des factures exorbitantes et la précarité énergétique des ménages, l’appel à une prise de conscience collective résonne fort. Avec le Prix Lynays, le journalisme d’investigation devient un levier stratégique pour accélérer ce changement.

La Côte d’Ivoire veut devenir un modèle, non seulement en Afrique, mais sur la scène mondiale. Et cela commence par une chose : faire de chaque kilowatt une arme de développement estime Emmanuel Yéo.

JEN