<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>#Bad &#8211; Artici.info</title>
	<atom:link href="https://artici.info/tag/bad/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://artici.info</link>
	<description>L&#039;information &#224; la source</description>
	<lastBuildDate>Thu, 09 Jul 2026 10:25:06 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.1</generator>

<image>
	<url>https://artici.info/wp-content/uploads/2024/10/cropped-ic2-Copie-32x32.png</url>
	<title>#Bad &#8211; Artici.info</title>
	<link>https://artici.info</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>PTUA : guerre ouverte au sommet, la fin du projet vire au règlement de comptes</title>
		<link>https://artici.info/2026/07/04/ptua-guerre-ouverte-au-sommet-la-fin-du-projet-vire-au-reglement-de-comptes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 04 Jul 2026 15:25:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#guerre ouverte sommet]]></category>
		<category><![CDATA[#indemnisation impacté]]></category>
		<category><![CDATA[#ptua]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=1706</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1032" height="688" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI.jpeg 1032w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-300x200.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-1024x683.jpeg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-768x512.jpeg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-450x300.jpeg 450w" sizes="(max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></div>&#160; Abidjan le 04 Juillet 2026 &#8211; Alors que des milliers de personnes attendent toujours leurs indemnisations promises depuis plusieurs années, un nouveau feuilleton secoue le Projet de Transport Urbain d&#8217;Abidjan (PTUA). Cette fois, ce ne sont plus les victimes des expropriations qui dénoncent des lenteurs, mais les responsables eux-mêmes qui s&#8217;affrontent ouvertement autour de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1032" height="688" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI.jpeg 1032w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-300x200.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-1024x683.jpeg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-768x512.jpeg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/cinews-HENSI-450x300.jpeg 450w" sizes="auto, (max-width: 1032px) 100vw, 1032px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 04 Juillet 2026 &#8211;</strong> Alors que des milliers de personnes attendent toujours leurs indemnisations promises depuis plusieurs années, un nouveau feuilleton secoue le Projet de Transport Urbain d&rsquo;Abidjan (PTUA). Cette fois, ce ne sont plus les victimes des expropriations qui dénoncent des lenteurs, mais les responsables eux-mêmes qui s&rsquo;affrontent ouvertement autour de la fermeture du projet. Une bataille administrative qui révèle les véritables enjeux de cette fin de programme financé avec l&rsquo;appui de la Banque africaine de développement.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1620" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-300x177.jpeg" alt="" width="300" height="177" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-300x177.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-357x210.jpeg 357w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4.jpeg 583w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Les signes d&rsquo;une crise profonde étaient déjà perceptibles depuis plusieurs mois. Les reports successifs de la clôture du Programme d&rsquo;Action et de Réinstallation (PAR), annoncés comme de simples ajustements techniques, semblent aujourd&rsquo;hui cacher une réalité bien plus embarrassante. Derrière les explications officielles se profilerait une lutte acharnée pour préserver des avantages financiers liés à la poursuite des activités du projet.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réunis à Yamoussoukro du 22 au 26 juin 2026, les responsables du PTUA avaient pourtant fixé une échéance claire : la fin du PAR au 30 juin. Dans la foulée, le 29 juin, le coordonnateur du projet adresse une notification à l&rsquo;ensemble du personnel. Les agents sont invités à prendre attache avec le responsable administratif et financier afin d&rsquo;accomplir les formalités de solde de tout compte et de mettre un terme à leurs contrats de travail.</p>
<p>Une décision qui semblait consacrer la fin effective du projet.</p>
<p>Mais le scénario va rapidement basculer.</p>
<p>Selon plusieurs sources proches du dossier, cette note provoque une vive contestation en interne. Parmi les plus actifs figure le sociologue Gouagoua, qui saisit aussitôt son parrain administratif, Jean-Claude Zongo, actuel Directeur de Cabinet du ministre de l&rsquo;Équipement et de l&rsquo;Entrerien Routier. Ce dernier cumule également les fonctions de président du Comité de Suivi du Plan d&rsquo;Action et de Réinstallation (CS-PAR), une position dont la compatibilité avec ses nouvelles responsabilités suscite déjà des interrogations.</p>
<p>Très vite, le directeur de cabinet intervient. Dans une correspondance adressée au coordonnateur, il lui demande de suspendre sa décision et d&rsquo;inviter l&rsquo;ensemble des travailleurs à reprendre leurs activités à compter du 6 juillet 2026.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1708" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/economie-2-09-2026-1-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/economie-2-09-2026-1-300x200.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/economie-2-09-2026-1-768x511.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/economie-2-09-2026-1-450x300.jpg 450w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/economie-2-09-2026-1.jpg 800w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>En quelques heures, la décision du coordonnateur se retrouve ainsi pratiquement neutralisée.</p>
<p>Le sociologue Gouagoua, cet homme qui s&rsquo;est imposé comme l&rsquo;autorité suprême de la boîte en remettant en cause des décisions d&rsquo;indemnisation des victimes, s&#8217;empresse alors de diffuser cette nouvelle instruction auprès du personnel, appelant les agents à rejoindre leurs postes, comme si la procédure de fermeture n&rsquo;avait jamais existé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette confrontation met en évidence une question fondamentale de gouvernance sur laquelle, nous avons déjà saisi le chef du gouvernement pour des clarifications.</p>
<p>En vertu des textes d&rsquo;exécution du projet, c&rsquo;est pourtant le coordonnateur qui dispose du pouvoir de recruter le personnel, de le mettre à la disposition du PAR, mais également d&rsquo;ordonner les dépenses et le paiement des salaires. Son autorité apparaît donc directement remise en cause par une intervention extérieure qui alimente désormais le malaise au sein des équipes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette guerre de compétences intervient dans un contexte particulièrement sensible.</p>
<p>Depuis plusieurs années, le PTUA est vivement critiqué pour les retards enregistrés dans l&rsquo;indemnisation des populations affectées par les travaux du quatrième pont, de la voie Y4 et du dédoublement de la route de Dabou. Malgré les assurances répétées des autorités et les prorogations successives accordées, plusieurs milliers de personnes attendent encore le versement des compensations qui leur avaient été promises.</p>
<p>Le cas Kobenan Jonas est très parlant ; l&rsquo;ordre de paiement est donné par le coordonnateur après avis favorable du président du CS-PAR. Mais le sociologue Gouagoua dont la mission est de faciliter les procédures afin de soulager les impactés, y met un pied sur ce dossier.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1619" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3-300x168.jpeg" alt="" width="300" height="168" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3-300x168.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3.jpeg 588w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>En 2024, la Cellule de coordination du PTUA reconnaissait elle-même devoir encore des paiements à plus de 5 000 personnes, alors même que des rapports transmis auparavant faisaient état d&rsquo;une indemnisation totalement achevée.</p>
<p>Cette contradiction continue d&rsquo;alimenter les interrogations.</p>
<p>Pourquoi <a href="https://artici.info/2025/10/21/cote-divoire-opacite-magouilles-et-arrogance-dans-lindemnisation-des-victimes-du-ptua-sous-les-yeux-de-la-bad/">prolonger</a> sans cesse un projet dont les principaux ouvrages sont achevés ? Pourquoi repousser à plusieurs reprises sa clôture alors que les engagements contractuels arrivent à échéance ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour plusieurs observateurs, les événements de ces derniers jours offrent un début de réponse. La poursuite du projet permettrait également le maintien de rémunérations, de primes et d&rsquo;autres avantages conséquents liés aux fonctions exercées au sein des différentes structures de gestion.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant que les responsables se disputent autour de la fermeture administrative du PTUA, des familles continuent pourtant d&rsquo;attendre la réparation des préjudices subis après la destruction de leurs habitations et de leurs terres.</p>
<p>Cette nouvelle crise interne pourrait désormais attirer l&rsquo;attention des partenaires financiers, notamment de la Banque africaine de développement, principal bailleur du projet, sur la gouvernance réelle de cette opération d&rsquo;envergure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>NB</strong> : au moment nous mettions sous presse, une source bien introduite nous apprend que le stratège Gouagoua aurait proposé un autre schéma : mettre en place une Commission permanente de cinq personnes pour six mois afin de traiter les dossiers en suspens. Mais là où le bas blesse, cette Commission de cinq personnes est bien sûr composée de ceux qui n&rsquo;ont pas pu gérer pendant ces deux dernières années de prolongation les dossiers toujours en souffrance avec un personnel même étoffé et complet. Et seulement avec cinq personnes pourront-ils le faire ? Il ne fait l&rsquo;ombre d&rsquo;aucun doute, l&rsquo;on cherche seulement à préserver des postes et des avantages y afférents.</p>
<p>Si cette proposition devrait prendre forme, il serait judicieux qu&rsquo;aucun de ceux qui ont géré ce dossier y figure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire /PTUA : huit ans d’attente, des milliards décaissés… mais les sinistrés toujours abandonnés, un scandale qui risque de déplaire à la BAD, roulée dans la farine</title>
		<link>https://artici.info/2026/05/15/cote-divoire-ptua-huit-ans-dattente-des-milliards-decaisses-mais-les-sinistres-toujours-abandonnes-un-scandale-qui-risque-de-deplaire-a-la-bad-roulee-dans-la-farine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 15 May 2026 10:03:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#cc-ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#cs-par]]></category>
		<category><![CDATA[#indemnisation impacté]]></category>
		<category><![CDATA[#ptua]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=1616</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="588" height="330" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3.jpeg 588w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3-300x168.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px" /></div>Abidjan le 15 mai 2026 &#8211; Voilà plus de huit ans que cela dure. Les populations impactées par le Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA) continuent de courir derrière une indemnisation en numéraire qui, selon les engagements initiaux, devait intervenir avant même la destruction de leurs biens. À ce jour, plusieurs victimes affirment n’avoir encore [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="588" height="330" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3.jpeg 588w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-3-300x168.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 588px) 100vw, 588px" /></div><p><strong>Abidjan le 15 mai 2026 &#8211;</strong> Voilà plus de huit ans que cela dure. Les populations impactées par le Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA) continuent de courir derrière une indemnisation en numéraire qui, selon les engagements initiaux, devait intervenir avant même la destruction de leurs biens. À ce jour, plusieurs victimes affirment n’avoir encore reçu aucun kopeck.</p>
<p><span class="La"><b>Qui en est responsable ? </b></span></p>
<p>Qui du gouvernement, du Comité d’Évaluation du Plan d’Action et de Réinstallation (CE-PAR) ou de la Cellule de Coordination du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (CC-PTUA) porte la responsabilité de cette situation de blocage infligée à des citoyens ayant sacrifié leur patrimoine pour des ouvrages d’utilité publique ?</p>
<p><span class="La"><b>L&rsquo;argent disponible mais&#8230; </b></span></p>
<p>Selon plusieurs sources, l’État aurait pourtant décaissé les fonds nécessaires au paiement des indemnisations. Tous les impactés devaient donc être pris en charge. Mais, huit ans plus tard (le projet ayant démarré en 2018), les mêmes populations continuent de pleurer leur dû.<br />
Dans un rapport de fin de travaux transmis à la Banque africaine de développement (BAD) en 2023 &#8211; délai de fin d&rsquo;exécution des travaux &#8211; le gouvernement ivoirien soutenait que tous les impactés, sans exception, avaient été indemnisés conformément au protocole de l’accord de prêt conclu avec l’institution financière.<br />
Pourtant, en avril 2024, la CC-PTUA reconnaissait officiellement devoir encore des compensations à plus de 5 000 personnes.</p>
<p><span class="La"><b>Les raisons avancées ? </b></span></p>
<p>La Cellule affirme avoir perdu les traces de nombreux concernés. Elle avait alors rouvert une phase d’enregistrement présentée comme destinée aux « retardataires ».<br />
Fin 2024, les victimes continuaient néanmoins de réclamer leurs droits. Un nouveau délai avait été accordé jusqu’à fin 2025 par la BAD afin de permettre la prise en compte de tous les dossiers. Mais cette seconde chance n’en fut véritablement pas une. Le délai vient désormais d’être repoussé à juin 2026, tandis que les signes d’un nouveau non-respect de l’échéance sont déjà perceptibles.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1620" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-300x177.jpeg" alt="" width="300" height="177" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-300x177.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4-357x210.jpeg 357w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/05/images-4.jpeg 583w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p><span class="La"><b>Le perpétuel recommencement </b></span></p>
<p>Un autre recensement a même été lancé, alors qu’une base de données des personnes non encore indemnisées existerait déjà au sein de la CC-PTUA. Plusieurs impactés affirment d’ailleurs n’avoir jamais été contactés. Pour certains observateurs, il s’agirait d’une véritable mise en scène administrative.<br />
Des accusations graves émergent également autour de la gestion du dossier. Certains dénoncent un système entretenu par des intérêts financiers liés aux primes perçues par certains responsables du CE-PAR et de la CC-PTUA, au détriment des populations sinistrées.<br />
Sur un échantillon de 387 personnes recensées dans le cadre d’investigations menées sur le dossier et figurant dans les bases de données de la CC-PTUA, seulement quatre auraient été payées entre janvier 2024 et décembre 2025. Une situation qui soulève de nombreuses interrogations.</p>
<p><span class="La"><b>Crédibilité des rapports </b></span></p>
<p>Comment l’État contrôle-t-il réellement l’exécution de ses projets financés par les partenaires internationaux ? Comment s’assure-t-il du respect des engagements pris dans les accords de prêt ?<br />
Le Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI) qui enquête sur le sujet et mainte fois sollicité la réaction de la Cc-ptua et du Cs-Par sans suite sur la situation, estime que tant que les gouvernants demeureront leurs propres contrôleurs, les rapports produits risquent d’être biaisés.<br />
Dans le cadre des travaux du 4e Pont, de la voie Y4 et du dédoublement de la route de Dabou, les financements ont bel et bien été mobilisés. La Cellule de coordination du PTUA elle-même reconnaît que les fonds ont été décaissés. Mais pourquoi des populations censées être indemnisées avant le début des travaux réclament-elles encore leur dû plusieurs années après ?<br />
Selon plusieurs témoignages recueillis, des pratiques douteuses auraient gangrené le processus : patrimoines fictifs ou payés en double, manipulations administratives, lenteurs volontaires et soupçons de rétrocommissions, communément appelées « le contexte » dans le jargon populaire abidjanais.<br />
Sur la voie Y4, côté Anyama, certains observateurs soutiennent même que les superficies foncières indemnisées dépasseraient largement les réalités du terrain. Pendant ce temps, de véritables victimes continuent d’attendre leur compensation depuis plus de huit ans.</p>
<p><span class="La"><b>La justice, une arme pour&#8230; </b></span></p>
<p>Pour de nombreux impactés, le parcours judiciaire relève également du chemin de croix. Entre lenteurs administratives, frais d’avocats élevés et procédures interminables, plusieurs finissent par abandonner.<br />
Les dossiers de Haidar Hussein et de Keita Mamadou, pendants devant les juridictions d’Abidjan depuis 2023, illustrent cette réalité.</p>
<p><strong>Des cas édifiant </strong></p>
<p>Dans le cas Haidar Hussein, un différend autour d’une expertise immobilière commandée avant la destruction de son bien oppose le requérant à la CC-PTUA. Malgré plusieurs décisions favorables au plaignant, les procédures se poursuivent devant les juridictions supérieures. Ce dossier dort depuis août 2025 au conseil d&rsquo;État.<br />
Le dossier Keita Mamadou révèle quant à lui un autre dysfonctionnement grave présumé. Deux personnes revendiquaient la propriété d’un même bâtiment. Alors que l’affaire était pendante devant la justice, la CC-PTUA aurait procédé au paiement de l’une des parties. L&rsquo;autre partie, M. Keïta ayant gagné le procès vient alors pour encaisser son dû et là surprise ! Madame Tanoh, qui certainement a bénéficié de complicité interne à la Cc-ptua, n&rsquo;aura pas, quant à elle, besoin d&rsquo;une décision de justice pour empocher l&rsquo;indemnisation. Depuis, le contentieux se poursuit et M. Keita affirme n’avoir toujours rien perçu. Sur le dossier toute la chaîne intervenant dans le processus d&rsquo;indemnisation est passée devant le juge d&rsquo;instruction. Des inculpations prononcées mais monsieur Keïta attend toujours.</p>
<p><span class="La"><b>L&rsquo;ampleur du scandale </b></span></p>
<p>La condamnation de l’ex-DAF du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA), Mohamed Camara, jugé devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF) d’Abidjan-Cocody le 31 janvier 2026, à 10 ans de prison ferme et à 10 millions FCFA d’amende au profit de l’État de Côte d’Ivoire, à rembourser 138 millions FCFA à l’AGEROUTE ;<br />
à payer 50 millions FCFA de dommages et intérêts à cette structure ;<br />
à subir la confiscation de plusieurs biens immobiliers et avoirs bancaires ;<br />
privé de ses droits civils et politiques pendant 5 ans, dénote bien de la gabegie financière à laquelle s&rsquo;adonnent les différents responsables de cette structure. « Je n&rsquo;ai pas agit seul », avait-il déclaré à la barre.</p>
<p><span class="La"><b>L&rsquo;étendu du mal</b></span></p>
<p>D’autres cas, comme ceux de feue Diomandé Maïmouna, de Yayé Emmeli ou encore de Kobenan Jonas, continuent d’alimenter le malaise autour de ce projet censé symboliser la modernisation d’Abidjan.<br />
Pour plusieurs observateurs, les bailleurs internationaux, notamment la BAD, ne devraient plus se contenter des seuls rapports administratifs produits par les structures étatiques. Les enquêtes journalistiques et les alertes des médias mériteraient également une attention particulière.</p>
<p><span class="La"><b>La crise de confiance </b></span></p>
<p>Car au-delà des chiffres et des rapports techniques, c’est la crédibilité même des institutions publiques et des partenaires financiers qui se joue désormais face à des populations frappées depuis plusieurs années par une profonde crise de confiance envers l’État.</p>
<p>La suite, la semaine prochaine.</p>
<p><span data-h-fragment="%5B%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22PTUA%20%3A%20huit%20ans%20d%E2%80%99attente%2C%20des%20milliards%20d%C3%A9caiss%C3%A9s%E2%80%A6%20mais%20les%20sinistr%C3%A9s%20toujours%20abandonn%C3%A9s%2C%20un%20scandale%20qui%20risque%20de%20d%C3%A9plaire%20%C3%A0%20la%20BAD%2C%20roul%C3%A9e%20dans%20la%20farine%20%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Voil%C3%A0%20plus%20de%20huit%20ans%20que%20cela%20dure.%20Les%20populations%20impact%C3%A9es%20par%20le%20Projet%20de%20Transport%20Urbain%20d%E2%80%99Abidjan%20(PTUA)%20continuent%20de%20courir%20derri%C3%A8re%20une%20indemnisation%20en%20num%C3%A9raire%20qui%2C%20selon%20les%20engagements%20initiaux%2C%20devait%20intervenir%20avant%20m%C3%AAme%20la%20destruction%20de%20leurs%20biens.%20%C3%80%20ce%20jour%2C%20plusieurs%20victimes%20affirment%20n%E2%80%99avoir%20encore%20re%C3%A7u%20aucun%20kopeck.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22Qui%20en%20est%20responsable%20%3F%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Qui%20du%20gouvernement%2C%20du%20Comit%C3%A9%20d%E2%80%99%C3%89valuation%20du%20Plan%20d%E2%80%99Action%20et%20de%20R%C3%A9installation%20(CE-PAR)%20ou%20de%20la%20Cellule%20de%20Coordination%20du%20Projet%20de%20Transport%20Urbain%20d%E2%80%99Abidjan%20(CC-PTUA)%20porte%20la%20responsabilit%C3%A9%20de%20cette%20situation%20de%20blocage%20inflig%C3%A9e%20%C3%A0%20des%20citoyens%20ayant%20sacrifi%C3%A9%20leur%20patrimoine%20pour%20des%20ouvrages%20d%E2%80%99utilit%C3%A9%20publique%20%3F%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22L'argent%20disponible%20mais...%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Selon%20plusieurs%20sources%2C%20l%E2%80%99%C3%89tat%20aurait%20pourtant%20d%C3%A9caiss%C3%A9%20les%20fonds%20n%C3%A9cessaires%20au%20paiement%20des%20indemnisations.%20Tous%20les%20impact%C3%A9s%20devaient%20donc%20%C3%AAtre%20pris%20en%20charge.%20Mais%2C%20huit%20ans%20plus%20tard%20(le%20projet%20ayant%20d%C3%A9marr%C3%A9%20en%202018)%2C%20les%20m%C3%AAmes%20populations%20continuent%20de%20pleurer%20leur%20d%C3%BB.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Dans%20un%20rapport%20de%20fin%20de%20travaux%20transmis%20%C3%A0%20la%20Banque%20africaine%20de%20d%C3%A9veloppement%20(BAD)%20en%202023%20-%20d%C3%A9lai%20de%20fin%20d'ex%C3%A9cution%20des%20travaux%20-%20le%20gouvernement%20ivoirien%20soutenait%20que%20tous%20les%20impact%C3%A9s%2C%20sans%20exception%2C%20avaient%20%C3%A9t%C3%A9%20indemnis%C3%A9s%20conform%C3%A9ment%20au%20protocole%20de%20l%E2%80%99accord%20de%20pr%C3%AAt%20conclu%20avec%20l%E2%80%99institution%20financi%C3%A8re.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Pourtant%2C%20en%20avril%202024%2C%20la%20CC-PTUA%20reconnaissait%20officiellement%20devoir%20encore%20des%20compensations%20%C3%A0%20plus%20de%205%20000%20personnes.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Les%20raisons%20avanc%C3%A9es%20%3F%20%22%2C%22fontSize%22%3A16%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22La%20Cellule%20affirme%20avoir%20perdu%20les%20traces%20de%20nombreux%20concern%C3%A9s.%20Elle%20avait%20alors%20rouvert%20une%20phase%20d%E2%80%99enregistrement%20pr%C3%A9sent%C3%A9e%20comme%20destin%C3%A9e%20aux%20%C2%AB%20retardataires%20%C2%BB.%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Fin%202024%2C%20les%20victimes%20continuaient%20n%C3%A9anmoins%20de%20r%C3%A9clamer%20leurs%20droits.%20Un%20nouveau%20d%C3%A9lai%20avait%20%C3%A9t%C3%A9%20accord%C3%A9%20jusqu%E2%80%99%C3%A0%20fin%202025%20par%20la%20BAD%20afin%20de%20permettre%20la%20prise%20en%20compte%20de%20tous%20les%20dossiers.%20Mais%20cette%20seconde%20chance%20n%E2%80%99en%20fut%20v%C3%A9ritablement%20pas%20une.%20Le%20d%C3%A9lai%20vient%20d%C3%A9sormais%20d%E2%80%99%C3%AAtre%20repouss%C3%A9%20%C3%A0%20juin%202026%2C%20tandis%20que%20les%20signes%20d%E2%80%99un%20nouveau%20non-respect%20de%20l%E2%80%99%C3%A9ch%C3%A9ance%20sont%20d%C3%A9j%C3%A0%20perceptibles.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22Le%20perp%C3%A9tuel%20recommencement%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Un%20autre%20recensement%20a%20m%C3%AAme%20%C3%A9t%C3%A9%20lanc%C3%A9%2C%20alors%20qu%E2%80%99une%20base%20de%20donn%C3%A9es%20des%20personnes%20non%20encore%20indemnis%C3%A9es%20existerait%20d%C3%A9j%C3%A0%20au%20sein%20de%20la%20CC-PTUA.%20Plusieurs%20impact%C3%A9s%20affirment%20d%E2%80%99ailleurs%20n%E2%80%99avoir%20jamais%20%C3%A9t%C3%A9%20contact%C3%A9s.%20Pour%20certains%20observateurs%2C%20il%20s%E2%80%99agirait%20d%E2%80%99une%20v%C3%A9ritable%20mise%20en%20sc%C3%A8ne%20administrative.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Des%20accusations%20graves%20%C3%A9mergent%20%C3%A9galement%20autour%20de%20la%20gestion%20du%20dossier.%20Certains%20d%C3%A9noncent%20un%20syst%C3%A8me%20entretenu%20par%20des%20int%C3%A9r%C3%AAts%20financiers%20li%C3%A9s%20aux%20primes%20per%C3%A7ues%20par%20certains%20responsables%20du%20CE-PAR%20et%20de%20la%20CC-PTUA%2C%20au%20d%C3%A9triment%20des%20populations%20sinistr%C3%A9es.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Sur%20un%20%C3%A9chantillon%20de%20387%20personnes%20recens%C3%A9es%20dans%20le%20cadre%20d%E2%80%99investigations%20men%C3%A9es%20sur%20le%20dossier%20et%20figurant%20dans%20les%20bases%20de%20donn%C3%A9es%20de%20la%20CC-PTUA%2C%20seulement%20quatre%20auraient%20%C3%A9t%C3%A9%20pay%C3%A9es%20entre%20janvier%202024%20et%20d%C3%A9cembre%202025.%20Une%20situation%20qui%20soul%C3%A8ve%20de%20nombreuses%20interrogations.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22Cr%C3%A9dibilit%C3%A9%20des%20rapports%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Comment%20l%E2%80%99%C3%89tat%20contr%C3%B4le-t-il%20r%C3%A9ellement%20l%E2%80%99ex%C3%A9cution%20de%20ses%20projets%20financ%C3%A9s%20par%20les%20partenaires%20internationaux%20%3F%20Comment%20s%E2%80%99assure-t-il%20du%20respect%20des%20engagements%20pris%20dans%20les%20accords%20de%20pr%C3%AAt%20%3F%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Le%20R%C3%A9seau%20des%20Journalistes%20Engag%C3%A9s%20contre%20la%20Corruption%20et%20l%E2%80%99Injustice%20(RJECI)%20qui%20enqu%C3%AAte%20sur%20le%20sujet%2C%20estime%20que%20tant%20que%20les%20gouvernants%20demeureront%20leurs%20propres%20contr%C3%B4leurs%2C%20les%20rapports%20produits%20risquent%20d%E2%80%99%C3%AAtre%20biais%C3%A9s.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Dans%20le%20cadre%20des%20travaux%20du%204e%20Pont%2C%20de%20la%20voie%20Y4%20et%20du%20d%C3%A9doublement%20de%20la%20route%20de%20Dabou%2C%20les%20financements%20ont%20bel%20et%20bien%20%C3%A9t%C3%A9%20mobilis%C3%A9s.%20La%20Cellule%20de%20coordination%20du%20PTUA%20elle-m%C3%AAme%20reconna%C3%AEt%20que%20les%20fonds%20ont%20%C3%A9t%C3%A9%20d%C3%A9caiss%C3%A9s.%20Mais%20pourquoi%20des%20populations%20cens%C3%A9es%20%C3%AAtre%20indemnis%C3%A9es%20avant%20le%20d%C3%A9but%20des%20travaux%20r%C3%A9clament-elles%20encore%20leur%20d%C3%BB%20plusieurs%20ann%C3%A9es%20apr%C3%A8s%20%3F%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Selon%20plusieurs%20t%C3%A9moignages%20recueillis%2C%20des%20pratiques%20douteuses%20auraient%20gangren%C3%A9%20le%20processus%20%3A%20patrimoines%20fictifs%20ou%20pay%C3%A9s%20en%20double%2C%20manipulations%20administratives%2C%20lenteurs%20volontaires%20et%20soup%C3%A7ons%20de%20r%C3%A9trocommissions%2C%20commun%C3%A9ment%20appel%C3%A9es%20%C2%AB%20le%20contexte%20%C2%BB%20dans%20le%20jargon%20populaire%20abidjanais.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Sur%20la%20voie%20Y4%2C%20c%C3%B4t%C3%A9%20Anyama%2C%20certains%20observateurs%20soutiennent%20m%C3%AAme%20que%20les%20superficies%20fonci%C3%A8res%20indemnis%C3%A9es%20d%C3%A9passeraient%20largement%20les%20r%C3%A9alit%C3%A9s%20du%20terrain.%20Pendant%20ce%20temps%2C%20de%20v%C3%A9ritables%20victimes%20continuent%20d%E2%80%99attendre%20leur%20compensation%20depuis%20plus%20de%20huit%20ans.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22La%20justice%2C%20une%20arme%20pour...%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Pour%20de%20nombreux%20impact%C3%A9s%2C%20le%20parcours%20judiciaire%20rel%C3%A8ve%20%C3%A9galement%20du%20chemin%20de%20croix.%20Entre%20lenteurs%20administratives%2C%20frais%20d%E2%80%99avocats%20%C3%A9lev%C3%A9s%20et%20proc%C3%A9dures%20interminables%2C%20plusieurs%20finissent%20par%20abandonner.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Les%20dossiers%20de%20Haidar%20Hussein%20et%20de%20Keita%20Mamadou%2C%20pendants%20devant%20les%20juridictions%20d%E2%80%99Abidjan%20depuis%202023%2C%20illustrent%20cette%20r%C3%A9alit%C3%A9.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Dans%20le%20cas%20Haidar%20Hussein%2C%20un%20diff%C3%A9rend%20autour%20d%E2%80%99une%20expertise%20immobili%C3%A8re%20command%C3%A9e%20avant%20la%20destruction%20de%20son%20bien%20oppose%20le%20requ%C3%A9rant%20%C3%A0%20la%20CC-PTUA.%20Malgr%C3%A9%20plusieurs%20d%C3%A9cisions%20favorables%20au%20plaignant%2C%20les%20proc%C3%A9dures%20se%20poursuivent%20devant%20les%20juridictions%20sup%C3%A9rieures.%20Ce%20dossier%20dort%20depuis%20ao%C3%BBt%202025%20au%20conseil%20d'%C3%89tat.%20%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Le%20dossier%20Keita%20Mamadou%20r%C3%A9v%C3%A8le%20quant%20%C3%A0%20lui%20un%20autre%20dysfonctionnement%20grave%20pr%C3%A9sum%C3%A9.%20Deux%20personnes%20revendiquaient%20la%20propri%C3%A9t%C3%A9%20d%E2%80%99un%20m%C3%AAme%20b%C3%A2timent.%20Alors%20que%20l%E2%80%99affaire%20%C3%A9tait%20pendante%20devant%20la%20justice%2C%20la%20CC-PTUA%20aurait%20proc%C3%A9d%C3%A9%20au%20paiement%20de%20l%E2%80%99une%20des%20parties.%20L'autre%20partie%2C%20M.%20Ke%C3%AFta%20ayant%20gagn%C3%A9%20le%20proc%C3%A8s%20vient%20alors%20pour%20encaisser%20son%20d%C3%BB%20et%20l%C3%A0%20surprise%20!%20Madame%20Tanoh%2C%20qui%20certainement%20a%20b%C3%A9n%C3%A9fici%C3%A9%20de%20complicit%C3%A9%20interne%20%C3%A0%20la%20Cc-ptua%2C%20n'aura%20pas%2C%20quant%20%C3%A0%20elle%2C%20besoin%20d'une%20d%C3%A9cision%20de%20justice%20pour%20empocher%20l'indemnisation.%20Depuis%2C%20le%20contentieux%20se%20poursuit%20et%20M.%20Keita%20affirme%20n%E2%80%99avoir%20toujours%20rien%20per%C3%A7u.%20Sur%20le%20dossier%20toute%20la%20cha%C3%AEne%20intervenant%20dans%20le%20processus%20d'indemnisation%20est%20pass%C3%A9e%20devant%20le%20juge%20d'instruction.%20Des%20inculpations%20prononc%C3%A9es%20mais%20monsieur%20Ke%C3%AFta%20attend%20toujours.%20%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22L'ampleur%20du%20scandale%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22La%20condamnation%20de%20l%E2%80%99ex-DAF%20du%20Projet%20de%20Transport%20Urbain%20d%E2%80%99Abidjan%20(PTUA)%2C%20Mohamed%20Camara%2C%20jug%C3%A9%20devant%20le%20P%C3%B4le%20p%C3%A9nal%20%C3%A9conomique%20et%20financier%20(PPEF)%20d%E2%80%99Abidjan-Cocody%20le%2031%20janvier%202026%2C%20%C3%A0%2010%20ans%20de%20prison%20ferme%20et%20%C3%A0%2010%20millions%20FCFA%20d%E2%80%99amende%20au%20profit%20de%20l%E2%80%99%C3%89tat%20de%20C%C3%B4te%20d%E2%80%99Ivoire%2C%20%C3%A0%20rembourser%20138%20millions%20FCFA%20%C3%A0%20l%E2%80%99AGEROUTE%20%3B%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22%C3%A0%20payer%2050%20millions%20FCFA%20de%20dommages%20et%20int%C3%A9r%C3%AAts%20%C3%A0%20cette%20structure%20%3B%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22%C3%A0%20subir%20la%20confiscation%20de%20plusieurs%20biens%20immobiliers%20et%20avoirs%20bancaires%20%3B%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22priv%C3%A9%20de%20ses%20droits%20civils%20et%20politiques%20pendant%205%20ans%2C%20d%C3%A9note%20bien%20de%20la%20gabegie%20financi%C3%A8re%20%C3%A0%20laquelle%20s'adonnent%20les%20diff%C3%A9rents%20responsables%20de%20cette%20structure.%20%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22L'%C3%A9tendu%20du%20mal%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22D%E2%80%99autres%20cas%2C%20comme%20ceux%20de%20feue%20Diomand%C3%A9%20Ma%C3%AFmouna%2C%20de%20Yay%C3%A9%20Emmeli%20ou%20encore%20de%20Kobenan%20Jonas%2C%20continuent%20d%E2%80%99alimenter%20le%20malaise%20autour%20de%20ce%20projet%20cens%C3%A9%20symboliser%20la%20modernisation%20d%E2%80%99Abidjan.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Pour%20plusieurs%20observateurs%2C%20les%20bailleurs%20internationaux%2C%20notamment%20la%20BAD%2C%20ne%20devraient%20plus%20se%20contenter%20des%20seuls%20rapports%20administratifs%20produits%20par%20les%20structures%20%C3%A9tatiques.%20Les%20enqu%C3%AAtes%20journalistiques%20et%20les%20alertes%20des%20m%C3%A9dias%20m%C3%A9riteraient%20%C3%A9galement%20une%20attention%20particuli%C3%A8re.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22La%20crise%20de%20confiance%20%22%2C%22bold%22%3Atrue%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22text%22%3A%22Car%20au-del%C3%A0%20des%20chiffres%20et%20des%20rapports%20techniques%2C%20c%E2%80%99est%20la%20cr%C3%A9dibilit%C3%A9%20m%C3%AAme%20des%20institutions%20publiques%20et%20des%20partenaires%20financiers%20qui%20se%20joue%20d%C3%A9sormais%20face%20%C3%A0%20des%20populations%20frapp%C3%A9es%20depuis%20plusieurs%20ann%C3%A9es%20par%20une%20profonde%20crise%20de%20confiance%20envers%20l%E2%80%99%C3%89tat.%22%2C%22fontSize%22%3A16%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22La%20suite%2C%20la%20semaine%20prochaine.%20%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22%22%7D%5D%7D%2C%7B%22type%22%3A%22paragraph%22%2C%22children%22%3A%5B%7B%22fontSize%22%3A16%2C%22text%22%3A%22Jules%20Eug%C3%A8ne%20N'DA%20%22%7D%5D%7D%5D">Jules Eugène N&rsquo;DA </span></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Ptua, projet juteux pour la BAD, victimes oubliées</title>
		<link>https://artici.info/2025/11/16/cote-divoire-ptua-projet-juteux-pour-la-bad-victimes-oubliees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 19:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#impactés pas dédommagés]]></category>
		<category><![CDATA[#MCLU]]></category>
		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
		<category><![CDATA[#ptua]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=1306</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211; ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211;</strong> ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion locale multiplie les zones d’ombres, les contradictions et une opacité qui s’apparente à une stratégie organisée.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Tout part d’une série de chiffres qui ne concordent pas. En avril 2024, le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier affirmait dans une note officielle qu’« sur 27 000 victimes identifiées, 22 000 ont été indemnisées ». Quelques mois plus tard, dans un droit de réponse adressé au journal Le Débat Ivoirien, le ministère de la Construction, lui, avance un tout autre total : 28 872 victimes. Finalement 27 000 ou 28 872 ? Comment un projet d’une telle ampleur peut-il naviguer à vue sur les chiffres essentiels de ses propres impactés ? À moins que l’objectif ne soit précisément de perdre l’opinion dans un brouillard statistique savamment entretenu.</p>
<p>‎</p>
<p>‎La situation devient encore plus suspecte lorsqu’on évoque la question des levées d’emprise. Le ministère de Bruno Koné assure qu’une « décision » aurait soustrait certaines zones pourtant déclarées d’utilité publique. Mais aucun décret correspondant n’a été rendu public. Quel est ce texte fantôme qui remettrait en cause un décret présidentiel initial ? Comment des fonctionnaires peuvent-ils, dans la plus grande sérénité, contredire un acte pris au sommet de l’État ? Et surtout, où irait l’argent des indemnisations déjà décaissées si ces levées d’emprise de dernière minute prospéraient ? Retour dans les caisses publiques, ou bien dans d’autres poches ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Plus troublant encore : le PTUA affirme avoir retiré plusieurs impactés de la liste. Or, lorsqu’on contacte ces personnes, elles tombent des nues. Aucune notification, aucune communication officielle, alors qu’en avril 2024, la cellule de coordination assurait que tous ceux n’ayant pas reçu de courrier restaient bel et bien concernés. Une volte-face inexplicable, sauf si l’objectif réel est de réduire artificiellement le nombre d’ayants droit.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Et pendant ce temps, la BAD, principal bailleur, reste d’un mutisme assourdissant. Pourtant, ses propres clauses sont claires : l’indemnisation doit être totale avant tout décaissement. Malgré nos alertes répétées depuis mars 2024, rien. Pas le moindre rappel à l’ordre. Pas la moindre injonction. Une attitude incompréhensible pour une institution qui se targue de défendre les populations africaines. Comment peut-elle fermer les yeux alors que plus de 300 victimes, comme Kobenan Jonas, Diakité Yacouba, Yayé Emmeline ou Diomandé Maïmouna, attendent depuis quatre ans la modique compensation due à la destruction de leurs biens ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Le paradoxe est d’autant plus choquant que le PTUA, d’un coût total de 504,94 milliards de FCFA, est financé à 74 % par la BAD. L’État ivoirien, pour sa part, devait apporter 87,21 milliards de FCFA exclusivement destinés à indemniser les impactés. Une mission loin d’être achevée, dont les fonctionnaires semblent pourtant tirer de confortables primes… au point de ne jamais vouloir voir le chantier s’achever.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Au final, l’impression générale est lourde : des victimes abandonnées, un État qui se contredit, et une BAD qui regarde ailleurs. Si ces pratiques perdurent, le PTUA restera non pas un projet de modernisation d’Abidjan, mais le symbole d’une gouvernance où l’humain n’est qu’un simple élément d’ajustement.</p>
<p>‎</p>
<p>‎JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Opacité, magouilles et arrogance dans l&#8217;indemnisation des victimes du PTUA sous les yeux de la BAD  ‎</title>
		<link>https://artici.info/2025/10/21/cote-divoire-opacite-magouilles-et-arrogance-dans-lindemnisation-des-victimes-du-ptua-sous-les-yeux-de-la-bad/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Oct 2025 07:41:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#cc-ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#ce-par]]></category>
		<category><![CDATA[#cs-par]]></category>
		<category><![CDATA[#indemnisation impacté]]></category>
		<category><![CDATA[#ptua]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=1252</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 21 Octobre 2025 &#8211; ‎Sous les apparences d’un projet ambitieux pour fluidifier la circulation à Abidjan, le Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA) semble aujourd’hui englué dans une série de manœuvres troubles. Entre techniciens pointés du doigt, lenteurs administratives savamment entretenues et comportements méprisants, les populations impactées ne savent plus à quel saint [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131137_580-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p><strong>Abidjan le 21 Octobre 2025 &#8211;</strong> ‎Sous les apparences d’un projet ambitieux pour fluidifier la circulation à Abidjan, le Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA) semble aujourd’hui englué dans une série de manœuvres troubles. Entre techniciens pointés du doigt, lenteurs administratives savamment entretenues et comportements méprisants, les populations impactées ne savent plus à quel saint se vouer.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Derrière la façade d’un chantier d’intérêt public, se dessine un malaise profond. Lors de plusieurs échanges avec le chef Adou du quartier Yaoséi, celui-ci a tenu à rappeler l’engagement ferme de l’État à indemniser tous les impactés recensés et reconnus par les techniciens du projet. Les bâtiments géo-référencés, censés être irréprochables, font aujourd’hui l’objet de réserves. Alors, question : les techniciens ont-ils bâclé le travail ? Et si oui, dans quel intérêt ? Les bénéficiaires de ces manœuvres se compteraient-ils dans l’ombre des bureaux climatisés de la coordination du projet ?</p>
<p>‎<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1260" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0177-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0177-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0177-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0177-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0177.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>‎L’opacité semble devenue la règle dans l’exécution du PTUA. Des experts sont engagés, mais leurs rapports d&rsquo;expertise des biens ne sont jamais remis aux personnes concernées. Résultat : ces dernières découvrent, souvent trop tard, que le montant réellement prévu pour leur indemnisation est bien souvent raboté d&rsquo;un taux considérable. Une amputation financière que personne n’explique, mais que beaucoup subissent.</p>
<p>‎</p>
<p>‎À l’origine, le gouvernement avait mis sur pied trois structures de pilotage : la Cellule de Coordination (Cc-PTUA), la Cellule d’Exécution (CE-PAR) et le Comité de Suivi (CS-PAR). Sur le papier, leurs rôles sont distincts ; dans la pratique, leurs prérogatives s’entremêlent dangereusement. Le citoyen lambda, lui, ne voit que la Cc-PTUA, perçue comme la cheville ouvrière. Mais à l’intérieur, le pouvoir réel se concentre entre les mains de quelques fonctionnaires logés au sein du ministère de Bruno Koné, ses hommes de main.</p>
<p>‎</p>
<figure id="attachment_1254" aria-describedby="caption-attachment-1254" style="width: 300px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" class="size-medium wp-image-1254" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG_20251020_131105_857-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><figcaption id="caption-attachment-1254" class="wp-caption-text">0-4064&#215;3048-0-0-{}-0-24#</figcaption></figure>
<p>‎Et c’est là que les choses se gâtent. Les dossiers des impactés dorment dans les tiroirs de la CE-PAR et du CS-PAR, pilotés par des hommes qui semblent plus préoccupés par leurs primes généreuses mensuelle que par la souffrance des familles dépossédées. Parmi eux, un certain Zongo Claude, se présentant comme « l’ami personnel » du ministre Nabagné, et Kakou Michel, son complice présumé. Ensemble, ils multiplient les subterfuges : demandes de documents complémentaires inutiles, reports injustifiés, silences administratifs… Une mécanique bien huilée pour soit exproprier ou retarder les paiements et faire durer un projet dont la clôture était pourtant prévue pour fin décembre 2023. Notre correspondance adressée au Président de la CE-PAR en charge de la libération des emprises (casser les maisons) à l&rsquo;effet d&rsquo;obtenir les différents procès verbaux de démolition et le décret rapportant les déclarations d&rsquo;utilité publique sur les zones concernées est restée sans suite.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Mais le comble du scandale se joue à la Cc-PTUA. Là, le sociologue de la structure, Gouagoua, censé apporter une approche humaine au projet, s’est toujours érigé en adversaire des impactés, donc un obstacle. Imbu de sa personne, il s’autorise propos blessants, méprisants, et refuse souvent d’écouter les doléances des impactés. Il ose même proposer des projets de déclaration de retrait de dossier d&rsquo;impactés du processus d&rsquo;indemnisation. Loin d’incarner l’éthique du service public, il cultive l’arrogance et entretient la confusion. Selon plusieurs témoignages, son attitude irrespectueuse et ses contradictions permanentes mettent à mal la crédibilité même de la coordination du projet.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1256" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0178-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0178-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0178-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0178-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0178.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>‎Le 09 Octobre dernier, après une réunion avec les responsables de la Banque Africaine de Développement en charge du suivi de la mise en œuvre du Ptua, il soumet un courrier de retrait du dossier d&rsquo;un impacté. Ce qui fut fait. En voici le contenu  :</p>
<ol>
<li>‎<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-451" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont-300x150.jpeg" alt="" width="300" height="150" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont-300x150.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont.jpeg 318w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></li>
</ol>
<p>‎ »Dans le cadre de l&rsquo;examen de votre plainte concernant la démolition partielle de votre bâti identifié sous le numéro PCP/FRO/0230, il a été constaté que celui-ci est situé en dehors des emprises du Projet.</p>
<p>‎</p>
<p>‎En conséquence, votre bien ne sera pas intégré au Plan d&rsquo;Actions de Reinstallation (PAR) du 4º Pont et n&rsquo;ouvrira pas droit à indemnisation dans le cadre de ce plan. », peut-on lire dans ce courrier adressé à monsieur Kobenan Jonas.</p>
<p>‎Le Ptua nous informe également du retrait de plusieurs autres impactés. Ceux-ci contactés sont surpris de l&rsquo;information. Ils n&rsquo;ont reçus aucune notification alors qu&rsquo;en avril 2024, lors d&rsquo;un échange avec la cellule de coordination et la direction de la communication du ministère de l&rsquo;équipement et des infrastructures, il nous a été indiqué que tous ceux qui n&rsquo;ont reçu jusque-là aucune notification de retrait du projet sont pris en compte. Qu&rsquo;est-ce peut donc expliqué cette volte face ?</p>
<p>‎Les recommandations de la BAD sont pourtant claires : il faut indemniser tous ceux qui ont été impactés par le projet ?</p>
<p>‎L&rsquo;institution financière va laisser faire nonobstant les différentes alertes que nous lui avons adressées en regardant cette maltraitance ou cette roublardise de certains fonctionnaires de l&rsquo;État sans agir ? Va-t-il subir le diktat de l&rsquo;État de Côte d&rsquo;Ivoire aujourd&rsquo;hui et dans la mise en œuvre des projets à venir ?</p>
<p>‎<img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1258" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0176-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0176-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0176-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0176-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/10/IMG-20251021-WA0176.jpg 1016w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>‎Ainsi, le PTUA, censé être un modèle de développement urbain, s’enlise dans un climat de méfiance et de frustration. Derrière les beaux discours officiels, la gestion humaine et technique du projet prend des allures de fiasco organisé, au détriment des populations déjà fragilisées.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Face à cette situation alarmante, les autorités ivoiriennes et la BAD, principal bailleur, doivent impérativement intervenir. Il y va de la crédibilité d’un projet financé à hauteur de plusieurs centaines de milliards de francs CFA, mais surtout du respect des droits des populations impactées.</p>
<p>‎</p>
<p>‎JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Projet de Transport Urbain d&#8217;Abidjan : Qui veut pomper les sous des victimes ?</title>
		<link>https://artici.info/2025/01/10/projet-de-transport-urbain-dabidjan-qui-veut-pomper-les-sous-des-victimes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 10 Jan 2025 08:16:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#cc-ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#impacté du quatrième pont]]></category>
		<category><![CDATA[#PV]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=441</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="600" height="450" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780.jpg 600w, https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></div>Abidjan le 10 Janvier 2025 &#8211; Le gouvernement ivoirien a décaissé. La Cellule de Coordination du Projet de Transport Urbain d&#8217;Abidjan (CC-PTUA), en charge de la mise en œuvre de ce projet dit avoir payé. Mais des victimes continuent toujours de réclamer leur argent, la contrepartie de leurs biens détruits pour donner forme à ce [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="600" height="450" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780.jpg 600w, https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/69020060-48400780-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 600px) 100vw, 600px" /></div><p><em><strong>Abidjan le 10 Janvier 2025 &#8211; </strong>Le gouvernement ivoirien a décaissé. La Cellule de Coordination du Projet de Transport Urbain d&rsquo;Abidjan (CC-PTUA), en charge de la mise en œuvre de ce projet dit avoir payé. Mais des victimes continuent toujours de réclamer leur argent, la contrepartie de leurs biens détruits pour donner forme à ce projet d&rsquo;intérêt général. Qui donc veut bien vouloir empocher les sous des 5.000 victimes qui attendent encore depuis plus de 3 ans et 1 an après la fin officielle du processus d&rsquo;indemnisation intervenue en décembre 2023 ?</em></p>
<p><strong>La suite de notre enquête.</strong></p>
<p>Saisi par deux victimes en septembre 2023 se plaignant de n’avoir jusque-là rien perçu de la CC-PTUA, dans le cadre de l’indemnisation des personnes impactées par le projet de transport urbain d’Abidjan, nous avons alors entamé une investigation à l’effet de savoir s’il y a plus de personnes dans la même situation ou bien l’affaire concerne uniquement ces deux plaignants et les raisons pour lesquelles elles ne sont pas encore indemnisées.</p>
<p>06 mois plus tard, nous avons pu recenser plus de 380 personnes avec des histoires différentes. Certains racontent que leurs bâtis ont été démolis alors qu’ils n’étaient sur les emprises de l’Etat. D’autres avancent que, c’est un ripage (une déviation du premier tracé) qui a impacté leurs biens. C’est-à-dire qu’au départ du projet, ils n’étaient nullement concernés. D’autres encore reconnaissant tout de même qu’ils occupaient les emprises de l’Etat, il leur a été promis une indemnisation qu’ils attendent toujours. Certains avancent qu’ils avaient des terrains nus ou ont démarré les travaux de construction avant ceux-ci ne soient ravagés par le projet.</p>
<p><strong>Ce qui a réveillé la CC-PTUA </strong></p>
<p>Pour dénouer le problème, nous avons, par courrier en date 14 février 2024 saisi la CC-PTUA et le ministère de l’équipement et de l’entretien routier, assurant la tutelle. Ces deux correspondances avec ampliation à la CAIDP sont restées sans suite. La mise sous presse d’abord d’une <a href="https://artici.info/2024/04/06/enquete-la-bad-finance-des-projets-de-destruction-de-biens-en-cote-divoire/">interview le 15 mars 2024</a> avec un impacté dont un bâtiment de plusieurs niveaux servant d’habitation et un autre abritant un super marché et également des habitations et ensuite la publication de la première partie de notre investigation le <a href="https://artici.info/2024/04/06/enquete-la-bad-finance-des-projets-de-destruction-de-biens-en-cote-divoire/">06 avril 2024</a> sur le site d’information générale de l’Agence de Recherche et de Traitement de I’Information (artici.info), ont finalement amené les hommes du ministre Amédée Kouakou à réagir. D’abord pour payer un bâti et ensuite apporter, selon eux, des précisions sur cette affaire. Et après ouvrir une dernière phase d’enrôlement de personnes non prises en compte dans le processus d’indemnisation qui, officiellement, a pris fin en décembre 2023. Une opération qui s’est déroulée du 21 mai au 07 juin 2024.<span id="more-441"></span></p>
<p><strong>La CC-PTUA joue avec la vie des victimes</strong></p>
<p>Et depuis, c’est le statu quo. Personnes, parmi près de 400 personnes inscrites dans notre base de données, en dehors monsieur <a href="https://artici.info/2024/03/15/cote-divoire-projet-du-4e-pont-et-voie-y4-haidar-hussen-operateur-economique-je-me-sens-trahi-par-la-bad-et-la-cc-ptua/">Haidar Hussen</a> dont un des bâtiments a été indemnisée après l’interview qu’il nous a accordée le 15 mars, et de monsieur Kalou qui avait décidé de s’immoler le lundi 11 novembre 2024 devant les bureaux de la CC-PTUA, avant qu’ils soient payés. Monsieur <a href="https://artici.info/2024/11/11/cote-divoire-attendant-en-vain-son-argent-un-homme-tente-de-simmoler-devant-les-bureaux-du-ptua/">kalou</a>, lui, a été payé le jour même après sa tentative de suicide avortée. Nonobstant les différentes décisions en faveurs de monsieur Haidar, la CC-PTUA refuse jusque-là de le payer. Elle joue avec la vie des gens.</p>
<p>Si l’on se réfère au chiffre de 5.000 impactés avancés par la CC-PTUA et qui attendent toujours d’avoir leur dû, un simple calcul arithmétique sur la base de 230.000 FCFA pour de simples locataires, donnerait près de 1,2 milliard FCFA. Or tous ceux qui figurent dans base de données en notre possession sont propriétaires de bâtis ou de terrains nu ou en situation de mise en valeur. C’est donc plusieurs milliards de FCFA que la cellule garde par devers elle. Ce montant pourrait doubler si les choses continuent d&rsquo;être gérées comme cela se fait en ce moment.</p>
<p><strong>La justice, la note salée qui attend le gouvernement</strong></p>
<p>Car en effet, plusieurs personnes ont ester en justice et d’autres entendent leur emboiter le pas. Des procès qui pourraient accorder des dommages et intérêts en cas de décisions favorables aux parties demanderesses.</p>
<p>Qui donc, a intérêt à endetter ou du moins à vouloir faire payer doublement la note à l’Etat de Côte d’Ivoire en s’asseyant sur les sous des victimes ?</p>
<p>Les 25 novembre et 11 décembre 2024, nous saisissions une fois encore par correspondance conformément au droit d’accès à l’information avec ampliation à la Commission d’Accès à l’Information et de Documents d’intérêt Public (CAIDP) afin que nous soit communiqué les procès-verbaux de démolition des biens de personnes afin de mieux apprécier la situation des victimes. Jusque-là aucune réaction. Pourtant lors de notre investigation, nous avons pu noter que ce qui constitue la pomme de discorde réside dans l’appréciation des biens détruits.</p>
<p><strong>Le nœud gordien du problème  </strong></p>
<p>Alors que des bâtis avaient été déclarés hors emprise, ils ont finalement été démolis sans qu’une expertise ait été faite au préalable pour mesurer l’ampleur du dommage commis aux tiers. Le cas des impactés du secteur ‘‘marché Bagnon’’ en est un témoignage. Aucune trace de procès-verbal, selon les victimes, pour apprécier. Sur la Y4, coté Anyama, plusieurs terrains et bâtis sont partis dans les décombres sans avoir fait l’expertise des biens détruits. Là-bas, un impacté du nom de Diakité a eu beaucoup de chance. L’homme, dès l’entame des travaux de son bâti, faisait des prises de vue qui lui ont permis de convaincre la cellule de coordination. Malgré cela, monsieur Diakité n’est jusque-là, pas encore situé sur son sort. Il n’a pas encore été invité à la négociation pour parler d’indemnisation.</p>
<p>Certains actes curieux dénotent une volonté manifeste de la cellule de coordination de s’asseoir sur l’argent des gens. Car bien que des impactés et la CC-PTUA soient parvenus à un accord pour indemnisation, les victimes attendent depuis plus de trois mois la remise de leur chèque. Combien de temps devront-ils patienter encore ? Aussi, qu’est-ce que l’on peut faire du reste d’un terrain dont plus de la moitié a été utilisée dans la construction d’une voie ?  Selon des impactés, la cellule ne veut prendre en compte que la superficie détruite par la voie. Qu&rsquo;est-ce qui peut expliquer ces dispositions ?</p>
<p>A certains endroits, bien que des bâtis soient déclarés sur emprises, la Cellule d&rsquo;Exécution du Plan d&rsquo;Action de Réinsertion (CE-PAR), qui devrait faire le constat, n’aurait pas été informée avant libération desdites emprises pour lui permettre d’apprécier les dommages afin qu’un procès-verbal en bonne et due forme soit élaboré.</p>
<p><strong>Les erreurs de la cellule </strong></p>
<p>Il est donc aujourd’hui difficile à la CC-PTUA de présenter les procès-verbaux de certaines démolitions. Une situation qui a poussé Haider Hussen à assigner l’Etat, à travers sa cellule de coordination en justice pour avoir détruits son bâtiment abritant le super marché Bon Prix et un bâtiment servant d’habitation. Après avoir sous-évalué ses biens, le concerné a demandé à voir l&rsquo;expertise immobilière fait du bâtiment pour savoir s&rsquo;il s&rsquo;agit de son bâti où. La CC-PTUA n&rsquo;a pas été à mesure de lui fournir ce PV de la démolition.</p>
<p>Quel est donc le mode opératoire ou d’action de la CC-PTUA permettant de reconnaitre les vrais impactés, donc vrais bénéficiaires ?</p>
<p>Voilà autant de questions que nous aurions bien voulu poser pour comprendre mais que, par son refus de communiquer, la CC-PTUA n&rsquo;en donne pas l&rsquo;occasion et ouvre la voie aux suspicions et rumeurs distillées sur son intention de vouloir s&rsquo;accaparer les sous mis à sa disposition pour indemniser les victimes.</p>
<p>La BAD, principal financier de ce programme, est alors prévenue, Des personnes qui n’ont que ce qui leur a été pris dans la mise en œuvre de ce projet, continuent de tirer le diable par la queue tout simplement parce des gens peuvent les voir mourir pour s’octroyer la modique indemnisation. Il est temps de mettre fin à ces souffrances qui durent depuis plus de 4 ans.</p>
<p><strong><em>Jules Eugène N’DA</em></strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Enquête / La BAD finance des projets de destruction de biens en Côte d’Ivoire</title>
		<link>https://artici.info/2024/04/06/enquete-la-bad-finance-des-projets-de-destruction-de-biens-en-cote-divoire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Apr 2024 09:18:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
		<category><![CDATA[#cc-ptua]]></category>
		<category><![CDATA[#construction 4e pont d'Abidjan]]></category>
		<category><![CDATA[#demolition de maison]]></category>
		<category><![CDATA[#impactés pas dédomagés]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=449</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Abidjan le 06 Avril 2024 &#8211; Incroyable mais vrai ! La Banque Africaine de Développement a décidé de prêter main forte à l’Etat de Côte d’Ivoire contre sa population. Dans la mise en œuvre du projet de transport urbain d’Abidjan (Ptua), l’institution s’est rangée du côté de l’Etat ivoirien abandonnant ainsi les pauvres populations impactées [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Abidjan le 06 Avril 2024</strong> &#8211; Incroyable mais vrai ! La Banque Africaine de Développement a décidé de prêter main forte à l’Etat de Côte d’Ivoire contre sa population. Dans la mise en œuvre du projet de transport urbain d’Abidjan (Ptua), l’institution s’est rangée du côté de l’Etat ivoirien abandonnant ainsi les pauvres populations impactées à leur triste sort.</p>
<p>Plaintes portant sur le foncier, enregistrées : plus de 70 personnes impactées attendent d’être pris en compte. 21 plaintes, portant sur les omissions, enregistrées toujours en attente d’être prises en compte. Plus de 200 personnes relogées à Ahiwayi (cité Colas) à Songon sans aucun document attestant qu’elles sont propriétaires des bâtiments. Dans l’urgence la Cc-Ptua a décidé d’un relogement temporaire de ces impactés causé par une modification de la voie de dédoublement de Dabou afin de permettre la réalisation du projet. Un contrôle rigoureux de la direction financière mettrait les occupants, bien que légitimes, dehors. Et parce qu’aucun titre de propriété ne permet de justifier leur présence dans les bâtiments qu’ils occupent. 51 plaintes dont les biens hors emprise ont été démolis, attendent toujours d’être prises en compte. 27 plaintes pour contestation du montant proposés par la CC-PTUA sont egalement enregistrées. La contre-expertise ayant été déjà effectuée et versée à leurs dossiers, les concernés attendent toujours d’être prises en compte.</p>
<p>7 autres litiges fonciers au tribunal non pris en compte. 26 plaintes dont doute la CC-PTUA non pris en compte. Elle entend procéder à une vérification. 3 plaintes pour problème de succession à la tête d’entreprise. 6 plaintes pour mauvais travaux qui a impacté des entreprises. Ces chiffres de plaintes en notre possession qui avoisine les trois cent (<strong>300</strong>) et qui sont loin du compte, sont-ils exacts ? Dans un souci de comparer la liste de ceux ayant effectivement été dédommagés et ceux n’ayant rien obtenu du tout, nous avons adressé une correspondance le <strong>05 février 2024</strong> à la BAD afin de nous faire le point du rapport à elle transmis par le gouvernement ivoirien. Elle n’a pas donné suite à notre demande. Ce qui laisse entretenir les bruits d’une probable complicité qui serait scellée entre l’Etat de Côte d’Ivoire et l’institution pour corser la misère du peuple ivoirien. Alors que des centaines de preuves d’indemnisation attendent toujours, la Bad n’a pourtant pas réagi.</p>
<p>On avance aussi le chiffre de plus de 3000 personnes recensés mais introuvables dans les fichiers. Pourtant ces personnes auraient même déjà perçu de l’argent. Qui a donc empoché le pactole ? Seule la CC-Ptua, en charge des indemnisations, est capable de répondre.</p>
<p><em>(Dans son point à la BAD, le Ptua aurait indiqué avoir résolu plus de <strong>3651</strong> plaintes contre seulement <strong>18</strong> en attentes de toucher leur argent. Pourtant des centaines de personnes continuent de réclamer leur dû)    </em></p>
<p>En effet, dans la mise en œuvre du Ptua (4<sup>e</sup> pont ; voie Y4 ; voie de Dédoublement, sortie ouest, route de Dabou ; les quartiers Yaosehi ; Doukouré ; Boribana ; Yopougon Santé ; Jean-Paul II ; Fromager ; Nouveau quartier, etc) bon nombre de personnes ont vu leurs biens détruits sans être dédommagés. Le cas de madame Kouadio Koffi Bla, Yopougon nouveau quartier montre la discrimination la plus totale dans la prise en compte faite par le sociologue et gestionnaire des plaintes, Gouagoua. En effet, alors que le terrain de dame Koffi Bla est en position avancée par rapport à celui de son voisin, ce dernier a obtenu dédommagement. Malgré les documents exigés et fournis par la jeune dame, sa plainte est jusque-là classée sans suite par le tout puissant gestionnaire qui décide de tout et n&rsquo;hésite à jetter à la figure de ses visiteurs que l&rsquo;Etat est fort et qu&rsquo;aucune action ne saurait le faire fléchir, selon les personnes interrogées.</p>
<p>Alors même que la Bad fait de la lutte contre la pauvreté, donc de l’indemnisation des populations impactées par un projet, une priorité et une exigence, avant d’accorder tout appui financier aux Etats, le Ptua par contre, on ne sait les raisons, bénéficie, quant à lui, d’une grâce de l’institution. Qui a renoncé à l’application de son exigence d’indemnisation avant accompagnement de projet devant l’Etat de Côte d’Ivoire. Elle refuse même de faire connaitre la vérité.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-451" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont-300x150.jpeg" alt="" width="300" height="150" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont-300x150.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/demoli_maison-abi-pont.jpeg 318w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Des milliers d’impactés ; propriétaires de bâtis, de terrains non bâtis, locataires de maison, devenus des SDF ou réduits à la mendicité, continuent de pleurer sans trouver une voie attentive, surtout celle de la BAD dont la présence remarquée à toutes les étapes de la mise en œuvre de ce projet a été une assurance pour les populations. Mais aujourd’hui, le constat est tout autre. Pas d’indemnisation. Des biens détruits. Des populations jetées à la rue. Des personnes y ont trouvé la mort sans déranger l’institution. La <strong>clôture de l’EPP Niangon-Adjamé</strong> qui avait cédé en <strong>2021</strong> sous les fortes averses et qui a donné la mort a un écolier est dû à la mauvaise qualité du travail effectué par le Ptua lors de sa reconstruction. Un rapport que la coordination du projet n’a jamais mentionné dans ses dossiers alors que l’école et la famille du jeune écolier continue de pleure la disparition de ce petit. Un autre gosse de 10 ans du coté de Yaoséhi est mort noyé dans un trou laissé béant après y avoir pris la terre pour les travaux de construction. Il retient suffisamment l’eau pour la moindre averse. Aucune compassion de la Cc-Ptua après ces cas de décès alors que ce sont les travaux du Ptua qui ont donné la mort à ces enfants. Des faits qui mettent ainsi en cause la crédibilité de l’institution aux yeux des populations. Elles se demandent s’il faut encore faire confiance à l’institution ou est-ce que la Bad est mal renseignée ? Peut-il en être autrement si l’Etat lui-même est son propre contrôleur et principal fournisseur d’informations sur le projet à l’institution ? La BAD en sait certainement beaucoup sur la vaste opération de démolition et de déguerpissement en cours dans le grand Abidjan. Un programme minutieusement élaboré.</p>
<p><strong><em>Autant d’interrogations que le Réseau des Journalistes Engagés contre la Corruption et l’Injustice (RJECI) tente de démêler</em></strong></p>
<p>« Telles que les choses sont en train de dérouler là, ça ressemble à une expropriation », explique un impacté dont le bien a été démolis par erreur mais que la cellule de coordination du projet de monsieur Diarrassouba Fosseni refuse de prendre en compte. Gouagoua, le gestionnaire des plaintes, voilà un nom qui revient chaque fois dans notre quête d’information.</p>
<p>Dans le cadre de ce projet, notre interlocuteur, souligne que la voie devait traverser les quartiers précaires bâtis sur des sites sans titre foncier. Dès lors, les quartiers Boribana, Santé, Jean-Paul II, fromager, nouveau quartier, Doukouré, Yaosehi qui ont vu le jour en attendant que l’Etat ait les moyens de la mise en œuvre de ce projet n’avait aucun droit sur l’espace occupé, c’est-à-dire, là où le quatrième pont doit traverser. Mais poursuit-il, ce 1<sup>er</sup> tracé a été modifié. Dès lors que le trajet est modifié, du coup, ceux qui n’étaient pas au départ concernés, sont automatiquement touchés, donc impactés. Il a touché de plein fouet mon bâtiment et ceux de mes voisins.</p>
<p>Cette modification est allée impacter des populations ayant déjà des documents, des titres fonciers sur leurs parcelles. Sans aucun calcul, ces personnes devraient, au même titre que ceux qui l’ont été par erreur, automatiquement être prises en compte et indemnisées. Mais cela n’a pas été le cas. On ne sait pour quelles raisons, le Plan d’Action et de Réinstallation (PAR) qui a écrits le plan d’action de ce projet, n’a pas pris ou ne veut pas prendre en compte les bâtis ou les fonciers détruits puisqu’initialement, le projet ne devait traverser que les quartiers précaires sans titre foncier.</p>
<p>De même, la voie de dédoublement de la route de Dabou, sortie Ouest, enregistre bons nombres de plaintes. Plusieurs personnes ont été impactées par la modification du premier tracé. Elles sont aussi confrontées au refus de la CC-PTUA et de son gestionnaire des plaintes, Gouagoua de les prendre en compte. Par courriers en date du <strong>14 février 2024</strong>, nous avons saisi le ministère de l’équipement et de l’entretien routier mais aussi la Cellule de Coordination du Projet du Transport Urbain d’Abidjan de monsieur Diarrassouba Fosseni afin d’en savoir plus. Mais notre démarche est restée jusque-là sans suite.</p>
<p>Autre catégorie de personnes impactées mais que la cellule de coordination du projet, toujours refuse de payer, alors que tous les biens ont été détruits, sont ceux qui, après négociation, ont signé un accord de paiement mais sont toujours dans l’attente depuis presque 2 ans. Alors que dans un rapport remis à la BAD, l’Etat indique qu’il ne doit plus un seul centime à tous ceux dont les bâtis ont été démolis. Pourtant, plus de 300 personnes dont nous détenons les documents réclament toujours leur dû. Le propriétaire de l’ex centre commercial Bon Prix Gesco, face à la station d’essence Shell, détruit n’a pas été pris en compte. Malgré une contre-expertise faite de son bien détruit, la Cc-Ptua a classé son dossier. Il a été proposé à ce dernier ayant un autre bâti détruit de R+2 sur un espace de 135 M2 une indemnisation sous-évalué selon l’intéressé. Ce qu’il a refusé. La contre-expertise ayant donné un montant quatre fois que ce qui lui a été proposé. Après négociation, la Cc-ptua s’est engagée à payer. Et pourtant, depuis 2021, l’homme attend toujours son chèque après plusieurs promesses faites sans suite favorable. Nous apprenons au moment où nous mettons sous presse, que son bien ayant fait l’objet de négociation après la contre-expertise transmise à la Cc-Ptua vient d’être réglé. Il reste encore l’indemnisation de son supermarché dont le dommage est encore plus important.</p>
<p><strong>Evaluation des biens</strong></p>
<p>Qui doit fixer le montant de l’indemnisation ? Y a-t-il une échelle d’évaluation des biens impactés par les projets gouvernementaux ? Se refusant de donner suite à notre quête d’information, le Cc-Ptua confirme de fait, la rumeur qui court et qui avance que son coordonnateur fixe les montants à la tête du client ou qu’elle propose des montants contre des pots de vin.</p>
<p>Auront-ils un jour gain de cause où ne recevront-ils rien du tout ? Rien n’est sûr.  Puisque, selon eux, le coordonnateur du projet qui refuse de nous donner sa version des faits, ne cesse de leur répéter que l’Etat est fort et qu’il peut disposer du bien de ses compatriotes à souhait.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-452" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi-300x175.jpg" alt="" width="300" height="175" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi-300x175.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi-1024x596.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi-768x447.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi-357x210.jpg 357w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/cite-ayiwayi.jpg 1050w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>D’autres impactés ont été réinstallés à Songon, dans la cité Kolas. Aucun document attestant que les maisons qu’ils occupent désormais dans le cadre de la mise en œuvre du Ptua leur appartiennent. Ne voulant pas vivre l’amer expérience des riverains de Cocody Danga expulsés des maisons qu’ils croyaient acquises depuis des décennies par le promoteur, ces déplacés interpellent également la Bad, témoin des remises des clés. Selon les informations recueillies sur place la Cc-Ptua dont la mission prend fin au terme de l’exécution de ce projet, entend leur remettre les clés 5 ans plus tard. Une proposition qui inquiète plus d’un. Parmi ces personnes se trouve madame Yayé Ntah Emilienne dont l’habitation et magasins ont été démolis hors emprise au niveau du  »marché Bagnon », carrefour lièvre rouge dans la commune de Yopougon sans aucune indemnisation. Réduite à presque rien, elle interpelle les autorités de la Bad dont la présence, selon elle, aux différentes étapes de ce processus, a été plus qu’un gage rassurant.</p>
<p>Deux semaines après notre rencontre avec les nouveaux locataires de Ayewahi (Cité Kolas), précisément le 29 janvier 2024, une famille nous informe que le 16 février 2024, un couple s’est pointé à la cité pour lui dire qu’ils sont les vrais propriétaires de la maison qu’elle occupe et qu&rsquo;il l&rsquo;a acheté. Vivement que les documents soient rapidement remis aux vrais bénéficiaires pour éviter dans un futur proche ou lointain des conflits inutiles.</p>
<p>Enquête réalisée par le RJECI</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
