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	<title>#Da Pierre dg douane &#8211; Artici.info</title>
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	<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Affaire des 87 douaniers : Encore une supercherie de la direction générale révélée au grand jour ?</title>
		<link>https://artici.info/2026/07/17/cote-divoire-affaire-des-87-douaniers-encore-une-super-cherie-de-la-direction-generale-revelee-au-grand-jour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 19:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan, le 17 Juillet 2026 &#8211; Deux années. Deux longues années que l&#8217;affaire dite des « 87 douaniers » empoisonne la vie administrative de dizaines d&#8217;agents et continue de susciter des interrogations dans l&#8217;opinion publique. Deux années de procédures, de reports, de recours et de silences. Deux années durant lesquelles la justice peine encore à [&#8230;]]]></description>
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Au fil du temps, une question s&rsquo;impose : assiste-t-on simplement à la lenteur habituelle des procédures ou à une stratégie plus subtile consistant à épuiser progressivement ceux qui contestent les accusations portées contre eux ?<br />
Au cœur de cette affaire, 87 agents des Douanes accusés de fraudes présumées sur leurs diplômes. Une accusation grave qui, si elle est démontrée, mérite évidemment les sanctions prévues par la loi. Mais en attendant une décision définitive de justice, la présomption d&rsquo;innocence demeure un principe fondamental de l&rsquo;État de droit.<br />
Or, dans les faits, plusieurs des agents concernés ont déjà le sentiment de subir une condamnation avant même la fin de la procédure.<br />
Salaires suspendus, carrières figées, promotions bloquées, départs à la retraite retardés : pour beaucoup, la sanction semble avoir précédé le verdict.<br />
Le cas de dame TMA Kolia illustre parfaitement cette situation.<br />
Après avoir fait valoir ses droits à la retraite depuis le 31 décembre 2026, son dossier aurait suivi le circuit administratif normal jusqu&rsquo;à obtenir les validations requises auprès des services compétents de la Fonction publique. Pourtant, plusieurs mois après son départ officiel, les actes nécessaires à la liquidation de sa pension demeureraient bloqués.<br />
Face à cette situation, l&rsquo;ancienne agente n&rsquo;a demandé qu&rsquo;une chose : comprendre.<br />
Dans une correspondance adressée au Directeur des Ressources humaines des Douanes, elle sollicite simplement des explications sur l&rsquo;état d&rsquo;avancement de son dossier.<br />
Une démarche ordinaire. Une demande légitime.<br />
Mais selon des informations circulant dans l&rsquo;entourage du dossier, une solution officieuse lui aurait été soufflée : prendre ses distances avec le collectif des 87 agents et renoncer à la dynamique judiciaire engagée en appel.<br />
Si ces allégations étaient avérées, elles poseraient une question troublante : l&rsquo;accès à des droits administratifs légalement acquis peut-il être conditionné à une attitude procédurale particulière ?<br />
Autrement dit, faudrait-il choisir entre sa pension de retraite et son droit à contester une décision de justice qui la frappe bien qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y reconnais pas ?<br />
Cette interrogation, à elle seule, mérite des réponses claires.<br />
Car derrière les aspects techniques du dossier se dessine progressivement une impression plus dérangeante : celle d&rsquo;un rapport de force où le temps devient une arme.<br />
Plus les mois passent, plus les ressources financières s&rsquo;amenuisent. Plus les difficultés familiales s&rsquo;accumulent. Plus la lassitude s&rsquo;installe.<br />
Et plus certains pourraient être tentés d&rsquo;abandonner.<br />
C&rsquo;est précisément ce qui alimente aujourd&rsquo;hui les soupçons d&rsquo;une stratégie d&rsquo;usure savamment entretenue.<br />
Un autre élément nourrit les débats.<br />
Comment expliquer que des agents ayant parfois exercé pendant douze, quinze, vingt ou trente années soient soudainement considérés comme indignes d&rsquo;occuper les fonctions qu&rsquo;ils ont pourtant assumées durant des décennies ?<br />
Pendant toutes ces années, ils ont été notés, évalués, promus et affectés à des postes de responsabilité sans que leurs compétences professionnelles ne semblent poser problème.<br />
Pourquoi ces interrogations surgissent-elles seulement maintenant ?<br />
La question est d&rsquo;autant plus sensible que certains observateurs relèvent une apparente asymétrie dans l&rsquo;application des règles administratives.<br />
D&rsquo;un côté, des agents admis à la retraite peinent à obtenir la liquidation de leurs droits.<br />
De l&rsquo;autre, certaines figures de premier plan continuent d&rsquo;occuper leurs fonctions bien au-delà des échéances habituellement observées dans l&rsquo;administration.<br />
Cette différence de traitement alimente inévitablement les commentaires et renforce l&rsquo;idée que certaines règles seraient appliquées avec plus de souplesse selon les situations.<br />
Dans ce contexte, le rôle de la Direction générale des Douanes est particulièrement scruté.<br />
Chaque décision, chaque blocage administratif, chaque retard est désormais interprèté comme un indice supplémentaire d&rsquo;une volonté de maintenir la pression sur les agents concernés.<br />
Que cette perception soit fondée ou non, elle témoigne d&rsquo;une crise de confiance devenue profonde.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;enjeu dépasse largement le sort individuel des 87 douaniers.<br />
C&rsquo;est la crédibilité de l&rsquo;administration et la capacité de la justice à trancher sereinement un dossier sensible qui sont en jeu.<br />
La justice est désormais attendue non pour donner raison à un camp contre un autre, mais pour mettre un terme à une affaire qui n&rsquo;a que trop duré.<br />
Car lorsqu&rsquo;une procédure s&rsquo;étire au point de suspendre des retraites, de fragiliser des familles et de nourrir toutes les spéculations, elle cesse d&rsquo;être un simple contentieux administratif.<br />
Elle devient une affaire d&rsquo;intérêt public.<br />
Et chaque jour qui passe sans clarification renforce davantage le sentiment qu&rsquo;au-delà du débat sur les diplômes, c&rsquo;est désormais le temps lui-même qui est devenu le principal instrument de pression.</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : quand le DG des Douanes semble plus fort que les décrets, les arrêtés et les ministres</title>
		<link>https://artici.info/2026/06/19/cote-divoire-quand-le-dg-des-douanes-semble-plus-fort-que-les-decrets-les-arretes-et-les-ministres/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 19 Jun 2026 13:39:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#affaire 87 agents des douanes ivoiriennes]]></category>
		<category><![CDATA[#Anne Ouloto]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="296" height="393" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg 296w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg 226w" sizes="(max-width: 296px) 100vw, 296px" /></div>Abidjan le 19 juin 2026 &#8211; Il y a des affaires qui dépassent le simple cadre administratif pour devenir des alertes rouges sur le fonctionnement même de l’État. Celle qui secoue aujourd’hui la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette catégorie explosive. &#160; Au départ, ce qui aurait pu rester une banale procédure [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="296" height="393" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg 296w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg 226w" sizes="auto, (max-width: 296px) 100vw, 296px" /></div><p><strong>Abidjan le 19 juin 2026</strong> &#8211; Il y a des affaires qui dépassent le simple cadre administratif pour devenir des alertes rouges sur le fonctionnement même de l’État. Celle qui secoue aujourd’hui la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette catégorie explosive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au départ, ce qui aurait pu rester une banale procédure disciplinaire autour de faux diplômes prend progressivement les allures d’un scandale institutionnel majeur. Car derrière les sanctions envisagées contre plusieurs agents des Douanes se dessine un phénomène autrement plus grave : la montée d’une administration parallèle où certains directeurs généraux semblent désormais exercer un pouvoir autonome, au-dessus des arrêtés ministériels, des notes de tutelle et, plus inquiétant encore, des décrets signés par le Président de la République lui-même. Un désordre institutionnel inqualifiable !</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une situation qui scandalise jusque dans les rangs de l’administration publique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis cette affaire de faux diplômes, un mot revient désormais avec insistance au sein de la population : défiance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Défiance envers la hiérarchie.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Défiance envers les procédures.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Défiance envers l’autorité de l’État.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au centre de ce désordre institutionnel, la Direction générale des Douanes, en est un exemple. Son Directeur général est accusé par certains observateurs administratifs d’avoir progressivement transformé les pouvoirs disciplinaires qui lui ont été délégués en 2018 par un ministre (sa tutelle) qui n&rsquo;occupe plus ce portefeuille, en véritable instrument de gouvernance personnelle aux élans de répression.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le dossier des faux diplômes : le début d’un séisme</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout commence avec la découverte d’irrégularités supposées sur des diplômes produits par plusieurs agents des Douanes admis à des concours professionnels exceptionnels organisés par le ministère de la <a href="https://artici.info/2026/05/29/douanes-ivoiriennes-la-reponse-du-ministere-de-la-fonction-publique-ravive-les-zones-dombre-dun-dossier-explosif/">Fonction publique.</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Directeur général des Douanes engage alors une vaste offensive disciplinaire par une suspensions conservatoires, la saisines du Conseil de Discipline et la transmission au Procureur de la République des faits constatés.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La machine administrative est lancée à pleine vitesse.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le 29 mars 2024, une décision spectaculaire est signée : un fonctionnaire-élève au cycle des contrôleurs est suspendu pour « faux et usage de faux diplômes ».</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le texte s’appuie sur une impressionnante batterie juridique : Vu la Constitution, vu le statut général de la Fonction publique, vu l&rsquo;ordonnances disciplinaires, vu les décrets réglementaires, vu l&rsquo;arrêté de délégation de signature…</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Tout semble juridiquement verrouillé.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais très rapidement, un problème de taille apparaît.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ministère de l&rsquo;économie, des Finances et du budget freine… mais personne ne semble écouter</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que le Conseil de discipline propose six mois d’exclusion temporaire pour 87 agents reconnus coupables, le ministère des Finances et du Budget intervient officiellement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et la note ministérielle adressée au Président du Conseil de discipline est sans ambiguïté.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le ministre rappelle que les faits reprochés relèvent du pénal.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Or, conformément à l’article 99 du nouveau statut général de la Fonction publique, lorsqu’une affaire pénale est pendante devant les juridictions, la situation administrative des agents ne peut être définitivement réglée avant la décision de justice.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://artici.info/2026/06/09/scandale-financier-aux-douanes-ivoiriennes-pres-dun-milliard-de-fcfa-prend-une-destination-inconnue/">Le ministre décide</a> donc de renvoyer les dossiers.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il ordonne implicitement un sursis administratif.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>En clair : attendre la justice avant toute sanction définitive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans une administration classique, cette note aurait immédiatement arrêté toute procédure.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais dans ce dossier, c’est précisément là que naît le malaise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car malgré la position claire de la tutelle, la dynamique disciplinaire initiée par la Directeur général des Douanes continue de produire ses effets comme si la note ministérielle n’avait de valeur que pour celui qui l&rsquo;a produite.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et c’est cette situation qui choque aujourd’hui jusque dans certains cercles du pouvoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Quand un DG piétine l’autorité de ses ministres. C&rsquo;est ici le véritable scandale.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-897" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250624-WA0537-300x200.jpg" alt="" width="300" height="200" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250624-WA0537-300x200.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250624-WA0537-450x300.jpg 450w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250624-WA0537.jpg 654w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Comment un Directeur général peut-il donner le sentiment de poursuivre sa propre ligne de conduite malgré les réserves de son ministre de tutelle ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment une administration peut-elle laisser prospérer une telle impression de désobéissance hiérarchique sans réaction forte ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et surtout : quel message cela envoie-t-il aux autres administrations du pays ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans plusieurs services publics, l’affaire des Douanes est désormais observée de très près avec inquiétude.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car si un Directeur général peut interpréter, contourner ou neutraliser les orientations de ses supérieurs sans conséquence visible, alors c’est toute l’architecture de l’autorité administrative qui vacille.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pour de nombreux ivoiriens, le danger dépasse désormais largement le cadre des faux diplômes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dès lors, le véritable sujet devient celui-ci : l’État contrôle-t-il encore totalement son administration ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le décret présidentiel qui embarrasse tout le monde</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-full wp-image-588" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/ado.jpeg" alt="" width="275" height="183" /></p>
<p>Mais l’affaire devient encore plus sensible lorsqu’apparaît un document capital : le décret présidentiel n°2014-85 du 10 mars 2014.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Signé par le Président de la République, ce texte nomme à titre exceptionnel 218 personnes au grade C1 dans l’emploi d’Agent d’encadrement des Douanes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un décret présidentiel n’est pas un simple document administratif.</p>
<p>C’est l’expression directe de l’autorité de l’État.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Or aujourd’hui, certains agents concernés par les procédures disciplinaires actuelles sont issus de cette intégration exceptionnelle.</p>
<p>À moins que le DG n&rsquo;ait jamais approuvé ce décret depuis sa prise sans autant pouvoir le manifester publiquement.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et c’est là que le dossier prend une dimension politiquement explosive.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car beaucoup s’interrogent :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment des agents intégrés par décret présidentiel peuvent-ils, des années plus tard, se retrouver fragilisés par des procédures administratives internes sans que cela ne soulève une immense question sur les mécanismes de contrôle de l’État lui-même ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pire encore, certains y voient une forme de contradiction institutionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’un côté, l’État nomme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De l’autre, l’administration semble remettre indirectement en cause les bases mêmes de cette nomination.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une situation qui place désormais le sommet de l’État dans une position délicate.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le syndrome du “petit pouvoir” qui gangrène l’administration</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans les quartiers populaires d’Abidjan, les commentaires deviennent de plus en plus acerbes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>« On lui a donné le pouvoir, maintenant il fait ce qu’il veut. »</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Cette phrase, répétée avec ironie dans les maquis et les bureaux, traduit un malaise profond : la perception d’une administration où certains responsables se comporteraient désormais comme des autorités autonomes, des demi-dieux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le phénomène n’est d’ailleurs pas propre aux Douanes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Depuis plusieurs années, de nombreux usagers dénoncent la montée d’un pouvoir administratif excessif exercé par certains directeurs centraux, DG ou chefs de service.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Affectations arbitraires.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Sanctions sélectives.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Blocages administratifs.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Procédures disciplinaires utilisées comme instruments de pression.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans plusieurs administrations, le climat est devenu étouffant.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais l’affaire des Douanes concentre aujourd’hui toutes ces dérives supposées en un seul dossier.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et pour beaucoup, l’absence de réaction forte des autorités risque d’installer un précédent extrêmement dangereux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le silence des autorités devient pesant</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est sans doute l’aspect le plus troublant de cette affaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Malgré la gravité des interrogations soulevées, aucune clarification forte n’est encore venue restaurer clairement la chaîne hiérarchique administrative.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ni rappel public à l’ordre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ni arbitrage ferme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ni recadrage officiel.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Un silence qui nourrit toutes les interprétations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans certains milieux administratifs, on commence même à murmurer une question devenue taboue :</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le Directeur général des Douanes est-il devenu intouchable ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une interrogation lourde de conséquences.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car dans un État moderne, aucun haut fonctionnaire ne peut apparaître plus puissant que les textes qui fondent son autorité.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aucun directeur général ne peut donner le sentiment d’être au-dessus des ministres.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et aucune administration ne peut durablement fonctionner sur la base d’une autorité personnalisée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le risque d’un précédent catastrophique</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Les spécialistes du droit administratif sont unanimes : si cette situation n’est pas rapidement clarifiée, elle pourrait créer un précédent redoutable.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Demain, d’autres directeurs pourraient être tentés d’interpréter les décisions ministérielles à leur convenance.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>D’autres administrations pourraient développer leurs propres centres de pouvoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Et progressivement, la hiérarchie républicaine deviendrait purement théorique.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le danger est immense.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Car lorsqu’un État perd le contrôle de sa propre chaîne administrative, c’est l’autorité publique elle-même qui commence à se fissurer.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L’heure d’une décision forte ne doit plus loin</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aujourd’hui, de nombreuses voix réclament donc une intervention ferme des plus hautes autorités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pas seulement pour régler le dossier des faux diplômes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais pour restaurer un principe fondamental : dans une République, les directeurs exécutent, les ministres arbitrent et les décrets présidentiels s’imposent à tous. Sans exception.</p>
<p>Car au-delà des procédures disciplinaires et des batailles administratives, c’est désormais une question de crédibilité de l’État.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Laisser prospérer l’idée qu’un Directeur général peut tenir tête à sa tutelle, ignorer l’esprit des décisions ministérielles et naviguer entre arrêtés, décrets et sanctions selon sa propre lecture du pouvoir reviendrait à ouvrir une boîte de Pandore administrative aux conséquences potentiellement incontrôlables.</p>
<p>Et dans ce dossier des Douanes, beaucoup estiment désormais qu’il ne s’agit plus simplement de faux diplômes. <span style="text-transform: initial;">Mais d’un véritable test d’autorité pour l’État ivoirien.</span></p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire /Affaire des 87 faux diplomes dans l&#8217;effectif des douanes ivoiriennes : Une patate chaude entre les mains de la justice</title>
		<link>https://artici.info/2026/04/27/cote-divoire-affaire-des-87-faux-diplomes-dans-leffectif-des-douanes-ivoiriennes-une-patate-chaude-entre-les-mains-de-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#affaire 87 agents des douanes ivoiriennes]]></category>
		<category><![CDATA[#Da Pierre dg douane]]></category>
		<category><![CDATA[#douane ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[#faux diplôme douane]]></category>
		<category><![CDATA[#justice ivoirienne]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="516" height="387" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg 516w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-300x225.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-86x64.jpeg 86w" sizes="auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px" /></div>DOSSIER DOUANES IVOIRIENNES Il est des affaires qui révèlent les failles d’un système. Et puis, il y a celles qui les exposent crûment, sans filtre, comme une radioscopie limpide qui met à nu le malaise. Le dossier des présumés “faux diplômes” à la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette seconde catégorie : [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="516" height="387" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg 516w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-300x225.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-86x64.jpeg 86w" sizes="auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px" /></div><p><strong>DOSSIER DOUANES IVOIRIENNES</strong></p>
<p><span style="text-transform: initial;">Il est des affaires qui révèlent les failles d’un système. Et puis, il y a celles qui les exposent crûment, sans filtre, comme une radioscopie limpide qui met à nu le malaise. Le dossier des présumés “faux diplômes” à la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette seconde catégorie : celle des scandales qui ne choquent plus seulement par leur objet, mais par la désinvolture assumée avec laquelle ils sont gérés.</span></p>
<p>Au centre de cette tempête administrative et judiciaire, 87 agents, accusés de « faux et usage de faux diplômes ». Une accusation lourde, potentiellement infamante, qui aurait dû être scrutée avec rigueur, diligence et transparence. Mais dans ce feuilleton aux allures de tragicomédie institutionnelle, c’est un tout autre spectacle qui se joue : celui d’une autorité administrative qui semble s’affranchir des règles, des recommandations de sa hiérarchie, et même du simple bon sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une décision ministérielle foulée au pied</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1556" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-208x300.jpg 208w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-710x1024.jpg 710w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-768x1107.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-1065x1536.jpg 1065w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-1420x2048.jpg 1420w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-scaled.jpg 1776w" sizes="auto, (max-width: 208px) 100vw, 208px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1557" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-211x300.jpg 211w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-721x1024.jpg 721w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-768x1091.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-1082x1536.jpg 1082w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-1442x2048.jpg 1442w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-scaled.jpg 1803w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" /></p>
<p>Tout commence pourtant de manière classique. Le Conseil de discipline des Douanes, saisi du dossier, tranche : six mois d’exclusion temporaire pour les agents reconnus coupables sans enquête ni analyse approfondie d&rsquo;un dossier aussi sensible. Une sanction uniforme, calibrée, presque administrative dans sa froideur. Le genre de décision qui, dans une administration bien huilée, marque la fin d’un épisode.</p>
<p>Mais ici, rien n’est jamais simple.</p>
<p>Car le ministère des Finances et du Budget, tutelle directe de la Direction générale des Douanes, intervient. Dans une note officielle, il rappelle une règle élémentaire : dès lors que le dossier a été transmis au Procureur de la République, toute sanction administrative doit être suspendue jusqu’à ce que la justice se prononce.</p>
<p>Une instruction claire. Un cadre légal sans ambiguïté. Une ligne rouge à ne pas franchir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et pourtant.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1558" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1-264x300.jpeg" alt="" width="264" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1-264x300.jpeg 264w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1.jpeg 419w" sizes="auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px" /><span id="more-1551"></span></p>
<p>Le Directeur général des Douanes ferme les yeux. Sûr de ses prérogatives, parce que bien protégé peut-être, il choisit tout simplement de ne pas s’y conformer. Mieux : il oppose un silence glacial et persistant aux injonctions de sa propre hiérarchie et même à l&rsquo;arrêté de nomination définitive de la ministre d&rsquo;État, ministre de la fonction publique.</p>
<p>Et depuis plus de deux ans, la situation est figée. Les sanctions sont suspendues sur le papier mais dans la réalité, les agents concernés continuent de payer le prix fort. Leurs primes sont bloquées, leurs carrières gelées, leurs vies suspendues à une décision qui ne vient pas.</p>
<p>Une situation inconfortable, où l’on n’est ni coupable, ni innocent mais simplement condamné à attendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le règne du “ni vu, ni entendu”</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans cette affaire, le silence est devenu une stratégie. Une posture. Presqu&rsquo;une doctrine.</p>
<p>Les requêtes des agents ? Ignorées.</p>
<p>Les relances ? Sans réponse.</p>
<p>Les interpellations ? Englouties dans un mutisme administratif qui frôle le mépris.</p>
<p>Les journalistes d’investigation, eux aussi, ont tenté l&rsquo;approche pour briser cette chape de plomb. Direction générale des Douanes, ministère du Budget, Fonction publique, structures académiques… Tous ont été saisis, dans les règles.</p>
<p>Résultat : un silence radio servi.</p>
<p>Pas une réponse. Pas une clarification. Pas même un communiqué de façade pour sauver les apparences.</p>
<p>Dans un État de droit, le silence peut parfois être une prudence. Mais ici, il ressemble davantage à une fuite. Ou pire : à une volonté délibérée de laisser pourrir la situation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1563" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-177x300.jpg" alt="" width="177" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-177x300.jpg 177w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-606x1024.jpg 606w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-768x1298.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-909x1536.jpg 909w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-1211x2048.jpg 1211w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-scaled.jpg 1514w" sizes="auto, (max-width: 177px) 100vw, 177px" /></p>
<p><strong>Une défense qui dynamite l’accusation</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant que l’administration joue à cache-cache avec ses responsabilités, la défense, elle, avance à visage découvert et frappe dans le tas.</p>
<p>Dans une plaidoirie incisive, plus que tranchante, les avocats des 87 agents démontent méthodiquement l’édifice accusatoire.</p>
<p>Premier coup de massue : l’incohérence des qualifications. Faux, usage de faux, imitation, altération… Les termes se succèdent, se contredisent, se superposent, sans jamais s’ancrer dans une réalité juridique solide.</p>
<p>Deuxième coup : l’absence de preuves matérielles. Pas de diplômes falsifiés produits. Pas de signatures contestées. Pas de cachets suspects. Rien. C&rsquo;est un néant probatoire tout court.</p>
<p>« Le faux ne se présume pas, il se prouve », martèlent-ils.</p>
<p>Et sur ce terrain, l’accusation semble dangereusement à court d’arguments.</p>
<p>Car au fond, une question simple persiste : qu’est-ce qui rend ces diplômes “faux” ?</p>
<p>Une question à laquelle ni l’administration des Douanes, ni les autorités académiques, ni même le parquet ne semblent capables de répondre clairement. Des diplômes “faux”, mais bien réels</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre paradoxe de taille : les diplômes incriminés portent tous les noms réels des agents concernés. Aucun cas d’usurpation d&rsquo;identité. Aucune substitution. Aucun montage grossier, selon toujours la défense.</p>
<p>On parle donc de documents authentiques dans leur forme… mais suspectés dans leur fond. Une accusation floue, presque abstraite, qui repose davantage sur une suspicion que sur une démonstration.</p>
<p>Même l’Université censée être au cœur du dossier n’apporte pas le soutien attendu à l’accusation. Le fameux constat d’« altération de la vérité » évoqué dans l’ordonnance de renvoi est introuvable dans les pièces du dossier.</p>
<p>Pire : le seul document officiel produit semble contredire cette thèse.</p>
<p>Un dossier qui s’effiloche à mesure qu’on tente de le saisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le paradoxe d’un pouvoir à géométrie variable</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais au-delà des failles du dossier, c’est le comportement du Directeur général des Douanes qui interroge et agace.</p>
<p>Car l’homme incarne, dans cette affaire, une forme de pouvoir à géométrie variable.</p>
<p>D’un côté, il exige de ses collaborateurs une discipline sans faille, un respect absolu des règles, une obéissance quasi militaire.</p>
<p>De l’autre, il s’autorise lui-même à ignorer les décisions de ses ministères de tutelle, à contourner les procédures, à imposer sa propre temporalité.</p>
<p>Un double standard qui frôle l&rsquo;arbitraire et vise un règlement de compte.</p>
<p>La question devient alors inévitable : à qui obéit réellement l’administration des Douanes ? À ses textes ? À sa hiérarchie ? Ou à la seule volonté de son dirigeant ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’ombre d’un “intouchable”</strong></p>
<p style="padding-left: 40px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1566" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg" alt="" width="226" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg 226w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg 296w" sizes="auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px" /></p>
<p>Dans les couloirs de l&rsquo;administration douanière , un surnom circule à voix basse : “le tout-puissant”.</p>
<p>Un qualificatif qui en dit long sur la perception de ce Directeur général, dont la longévité à son poste interroge autant que ses décisions.</p>
<p>Officiellement admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis 2022, il continue pourtant de diriger l’institution, bénéficiant visiblement d’un soutien au plus haut niveau.</p>
<p>Un statut particulier, presque hors norme, qui semble lui conférer une forme d’immunité.</p>
<p>Et pendant ce temps, 87 agents attendent. Toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une administration qui marche sur la tête</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le plus troublant, dans cette affaire, reste sans doute ce paradoxe : si les Douanes sont convaincues de détenir des preuves irréfutables, pourquoi ne pas les transmettre clairement aux autorités compétentes, notamment au ministère d&rsquo;État, ministère de la fonction publique, employeurs de ces agents ?</p>
<p>Un haut cadre de la Fonction publique résume la situation avec une lucidité désarmante :</p>
<p>« Qu’on nous notifie les preuves. La ministre prendra ses responsabilités. »</p>
<p>Mais cette notification ne vient pas.</p>
<p>Comme si, au fond, le doute persistait. Comme si l’accusation elle-même n’était pas totalement sûre de son fait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une patate chaude entre les mains de la justice </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pris entre une administration qui tergiverse et une procédure disciplinaire suspendue, le dossier s’enlise.</p>
<p>La justice, elle, avance lentement. Trop lentement, pas de faux pas contre des agents dont la vie professionnelle et personnelle est en suspens depuis des années.</p>
<p>Ce décalage entre le temps judiciaire et le temps administratif crée une zone de non-droit, où les décisions sont différées, les responsabilités diluées, et les droits des individus relégués au second plan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le prix du silence</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Derrière les chiffres, il y a des vies.</p>
<p>Des familles confrontées à des difficultés financières.</p>
<p>Des enfants dont la scolarité est menacée.</p>
<p>Des agents fragilisés, exposés à la maladie, au stress, à l’incertitude.</p>
<p>Tout cela, non pas à la suite d’une condamnation, mais d’un blocage administratif voulu par un homme : le Dg des douanes.</p>
<p>Une punition sans jugement. Une sanction sans verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une affaire symptomatique</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au-delà des individus, cette affaire pose une question plus large : comment un système peut-il laisser prospérer une telle situation ?</p>
<p>Si ces diplômes sont réellement faux, comment ont-ils échappé aux contrôles pendant des années ?</p>
<p>Si ce n’est pas le cas, pourquoi maintenir ces agents dans une telle précarité ?</p>
<p>Dans les deux hypothèses, le dysfonctionnement est majeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une affaire aux odeurs absurdes </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a, dans cette affaire, une dimension presque absurde.</p>
<p>Une administration qui sanctionne… puis suspend.</p>
<p>Un ministère qui ordonne… mais n’est pas écouté.</p>
<p>Un directeur qui décide… mais ne rend pas de comptes.</p>
<p>Une justice qui attend… pendant que tout le monde s’impatiente.</p>
<p>Un système à deux vitesses, où certains subissent la rigueur des règles, pendant que d’autres s’en affranchissent avec une facilité déconcertante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et maintenant ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La question reste entière.</p>
<p>Combien de temps encore cette situation va-t-elle durer ?</p>
<p>Combien de décisions resteront lettre morte ?</p>
<p>Combien de silences faudra-t-il pour couvrir une affaire qui, chaque jour, gagne en opacité ?</p>
<p>Une chose est certaine : seule une décision judiciaire claire pourra mettre fin à ce feuilleton.</p>
<p>Mais en attendant, le dossier des “faux diplômes” aux Douanes ivoiriennes restera ce qu’il est devenu le symbole d’une administration qui doute, d’un pouvoir qui s’entête, et d’un État qui, parfois, semble oublier ses propres règles.</p>
<p>Car le silence, ici, n’est plus une absence de réponse. C’est une réponse en soi. Le DG des douanes ivoiriennes, Da Pierre, confirme qu&rsquo;il abuse de ses prérogatives pour régler des comptes.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;État est prévenu</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rédaction : le consortium des journalistes d&rsquo;investigation</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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