San-Pédro le 08 août 2026 – La sous-préfecture de Gabiadji a célébré, vendredi 7 août 2026, le 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire. À Blahou, village abritant les festivités, le sous-préfet N’golo Fatogoma Bamba a appelé les populations à préserver la paix et la cohésion sociale, conditions essentielles, selon lui, à la poursuite du développement local.
La fête nationale a pris des allures de grand rassemblement à Blahou. Autorités administratives, élus, chefs traditionnels et religieux, forces de défense et de sécurité, opérateurs économiques et populations se sont retrouvés pour commémorer l’accession de la Côte d’Ivoire à l’indépendance.
Le message fort du représentant de l’État a porté sur : la paix, moteur du développement local. « Préserver la paix pour accélérer le développement local », a déclaré N’golo Fatogoma Bamba, invitant les populations de sa circonscription à s’impliquer davantage dans les actions de développement.
Rappelant la portée historique du 7 août 1960, le sous-préfet a exhorté les populations à faire de la fête nationale un moment de réflexion sur les acquis de la Côte d’Ivoire et sur les responsabilités de chacun. « Le 7 août 1960 est une date historique qui nous rappelle le courage, la vision et les sacrifices des pères fondateurs de notre nation », a-t-il soutenu.
L’administrateur civil a également dressé le bilan de plusieurs réalisations enregistrées ou en cours dans la sous-préfecture. Il a notamment cité l’achèvement du pont de Gbapoutou et l’électrification de cette localité. Il a aussi évoqué le démarrage des travaux de réhabilitation de la voie San-Pédro-Soubré, sur un linéaire de 41 kilomètres entre Blahou et Gnanké.
À ces infrastructures s’ajoutent des travaux d’adduction en eau potable dans plusieurs localités, notamment Gabiadji, Touih, Gnanké, Grobonou-Dan, Djawéadji et Togboadji. Des investissements qui devraient contribuer à améliorer les conditions de vie des populations.
Pour consolider ces acquis, N’golo Fatogoma Bamba a insisté sur la nécessité d’une mobilisation collective. « Le développement est une œuvre collective qui exige discipline, civisme, respect de l’autorité de l’État, culture de la paix et participation active de tous les citoyens », a-t-il souligné.
La jeunesse a particulièrement retenu son attention. Le sous-préfet l’a exhortée à privilégier la formation, le travail, l’entrepreneuriat et l’innovation, tout en se détournant de la violence, de la délinquance, de la drogue et de l’incivisme. Il a également appelé à la vigilance face aux discours de division et prôné le dialogue, la tolérance et le respect mutuel.
Sur le front de l’éducation, les résultats apparaissent contrastés : 88,74 % de réussite au CEP, 39,87 % au BEPC et 22,49 % au baccalauréat. Si le CEP progresse, les performances au BEPC et au baccalauréat sont en baisse, une situation qui appelle, selon le sous-préfet, à davantage d’efforts de la communauté éducative.
Les femmes, les forces de défense et de sécurité, les élus, les cadres et les acteurs du développement ont également été salués pour leur contribution. N’golo Fatogoma Bamba a notamment remercié Djakaridja Sylla, PCA de la Société coopérative Siakadougou de Bida (CASIB), pour le financement de la clôture de la résidence du sous-préfet.
La cérémonie s’est achevée par un défilé militaire et civil, suivi de la remise de récompenses aux lauréats des jeux et compétitions, ainsi que de distinctions à des fonctionnaires, agents de l’État et acteurs locaux pour leur engagement au service de la communauté.
Zétia