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	<title>#Sia popo &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : une autre affaire Sia Popo secoue la Répbliuque, 486 millions FCFA pompés à Ecobank et Baci</title>
		<link>https://artici.info/2025/08/22/cote-divoire-une-autre-affaire-sia-popo-secoue-la-republique-486-millions-fcfa-pompes-a-ecobank/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Aug 2025 23:15:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/images-7.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" /></div>Abidjan le 22 août 2025 &#8211; Derrière les hautes murailles du Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA), un jeune cadre de 27 ans vit un cauchemar depuis dix-neuf mois. Dali Séné Alain Patrick, ancien directeur des affaires financières par intérim du Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNP-PPP), est accusé d’avoir orchestré un détournement de 486 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2024/11/images-7.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" /></div><div dir="auto"><strong>Abidjan le 22 août 2025 &#8211;</strong> Derrière les hautes murailles du Pôle pénitentiaire d’Abidjan (ex-MACA), un jeune cadre de 27 ans vit un cauchemar depuis dix-neuf mois. Dali Séné Alain Patrick, ancien directeur des affaires financières par intérim du Comité National de Pilotage des Partenariats Public-Privé (CNP-PPP), est accusé d’avoir orchestré un détournement de 486 millions de francs CFA.</div>
<p><span id="more-1061"></span></p>
<div dir="auto">Pourtant, à mesure que l’enquête avance, des incohérences majeures et des zones d’ombre épaisses entourent ce dossier qui pourrait bien devenir le scandale financier de la décennie.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Un jeune cadre propulsé dans l’œil du cyclone</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Le 15 janvier 2024, l’arrestation de Dali Séné, alors en poste depuis moins de deux ans, tombe comme un couperet. Le CNP-PPP, par la voix de son président Moussa Kouyaté, l’accuse d’avoir validé des virements frauduleux par voie électronique, via sa boîte Gmail.</div>
<div dir="auto">Le parquet du Pôle pénal économique et financier (PPEF) retient contre lui des charges lourdes : association de malfaiteurs, détournement de deniers publics, faux et usage de faux, et blanchiment de capitaux.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">« Je suis innocent. Je n’ai jamais autorisé ces virements. Mon compte a été piraté », martèle l’accusé lors de sa première audition. Mais cette ligne de défense n’empêche pas sa mise en détention préventive, où il demeure depuis, sans procès.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Des virements suspects après sa passation</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Dès les premières heures de l’enquête, un détail capital saute pourtant aux yeux : au moment des transferts litigieux — les 3 et 12 octobre 2024 —, Dali Séné n’occupait plus le poste de DAF.</div>
<div dir="auto">Sa mission d’intérim avait officiellement pris fin le 18 septembre 2023, date de sa passation de service avec Mme Lou Belefe Olga Roseline Toa, sa successeure désignée. Une notification avait même été transmise à la Banque Atlantique de Côte d’Ivoire (BACI), gestionnaire du compte du CNP-PPP.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Dès lors, pourquoi des demandes de confirmation électronique auraient-elles continué à lui être adressées ? Et surtout, comment aurait-il pu valider physiquement des ordres de virement, procédure obligatoire et manuscrite selon les règles internes de l’institution ?</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Des opérations à la Sia Popo(*) </strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">L’affaire porte sur des mouvements financiers totalisant 486 266 600 FCFA, ventilés en huit virements.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Le 3 octobre 2024, quatre transactions pour un montant cumulé de 285 286 000 FCFA sont effectuées dans la même journée :</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">72 111 000 FCFA</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">88 511 000 FCFA</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">77 464 000 FCFA</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">47 200 000 FCFA</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Le 12 octobre 2024, quatre autres virements pour 200 980 600 FCFA transitent, cette fois via ECOBANK, au profit de sociétés identifiées :</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">54 011 000 FCFA (ENGD Afrique)</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">61 011 000 FCFA (EGS)</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">45 003 300 FCFA (Ivoire Négoce de Produits Tropicaux)</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">40 955 300 FCFA (Société Sanogo)</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Problème : aucun élément ne relie directement Dali Séné à ces structures. Selon les documents bancaires consultés, les ordres ont été validés par la gestionnaire du compte, Mme N’Diaye Fatou épouse Koné, et transmis par la nouvelle DAF, Mme Toa.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Une gestionnaire au cœur de l’affaire… mais libre</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Le rôle de Mme N’Diaye Fatou, gestionnaire du compte du CNP-PPP à la BACI, intrigue. C’est elle qui reçoit les ordres, valide les transactions et exécute les virements. Et pourtant, elle n’a jamais été inquiétée par la justice.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">« Tout le monde sait que le DAF n’a aucun pouvoir d’exécution. Son rôle se limite à valider les ordres déjà établis. Alors pourquoi Dali est-il seul en prison ? », s’interroge un ancien cadre de l’institution sous couvert d’anonymat.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Cette absence de poursuites contre la gestionnaire nourrit les soupçons d’un scapegoating organisé pour protéger d’autres acteurs impliqués dans ce détournement massif à la Sia Popo</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Des expertises informatiques contradictoires</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Pour démêler le vrai du faux, le PPEF a ordonné deux expertises techniques. Résultat : deux conclusions diamétralement opposées.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Rapport COSIT (juin 2024) : la boîte Gmail de Dali Séné montre des signes de piratage, avec des connexions suspectes et des redirections automatiques d’emails.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Rapport CERCC (avril 2025) : aucune intrusion détectée, au motif que le mot de passe n’a jamais été modifié.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Mais des experts indépendants contestent ce second rapport. « Ne pas changer de mot de passe ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu intrusion. Il est possible d’utiliser des terminaux tiers sans laisser de traces visibles », explique un spécialiste en cybersécurité qui a requis l’anonymat.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>La procédure bancaire ignorée</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Les règles internes du CNP-PPP sont claires : tout ordre de virement doit être remis physiquement et signé par le DAF en exercice.</div>
<div dir="auto">Or, au moment des faits, Dali Séné n’était plus en poste et ne pouvait donc légalement émettre aucun ordre.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Autre fait troublant : plusieurs mouvements suspects datés des 3 et 10 octobre 2023 — soit avant même la vague de virements massifs d’octobre 2024 — impliquent des retraits en espèces directement dans des agences bancaires, effectués par des individus identifiés… mais sans lien établi avec Dali Séné.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Des zones d’ombre qui persistent</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">En dépit des incohérences, l’enquête semble figée. Aucun rapport ne retrace clairement le parcours des 486 millions de francs CFA, ni n’identifie les bénéficiaires finaux des virements.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Pour de nombreux observateurs, ce silence s’explique par des intérêts puissants tapis dans l’ombre. « Il est évident que si monsieur Dali Séné a agi, il n’a pas agi seul. Mais on ne touche pas aux vrais décideurs », souffle un enquêteur proche du dossier.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Une détention qui interroge</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Depuis son incarcération, toutes les demandes de libération conditionnelle ont été rejetées. En février 2025, sa détention a même été prolongée de huit mois, au grand désarroi de ses proches.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Ses avocats dénoncent un acharnement judiciaire : « Il a un casier vierge, un comportement exemplaire, un état de santé fragile et des garanties solides de représentation. Rien ne justifie cette détention prolongée », plaide Me Kouassi, l’un de ses conseils.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Un non-lieu partiel ignoré</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">En avril 2025, le parquet du PPEF prononce un non-lieu partiel, reconnaissant l’invalidité de plusieurs chefs d’accusation. Une décision qui aurait dû logiquement ouvrir la voie à une remise en liberté, mais qui reste sans effet.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Pour de nombreux juristes, ce paradoxe est symptomatique d’un système judiciaire à deux vitesses. « Un non-lieu partiel sans mise en liberté, c’est incompréhensible et contraire aux principes de l’État de droit », commente un magistrat à la retraite.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Le CNP-PPP se mure dans le silence</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Sollicité pour commenter le dossier, le CNP-PPP, par la voix de son avocat Me Eloi K. Yao, oppose un refus catégorique :</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">&gt; « En vertu du secret de l’instruction et de la loi n°2013-867, il nous est impossible de divulguer tout document ou information sur cette affaire. »</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Mieux encore, l’avocat menace et met en garde contre « toute violation des obligations de rigueur et de confidentialité prévues par la loi sur la presse ».</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Un scandale qui dépasse le judiciaire</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Cette affaire, désormais inscrite au rôle sous la référence RI 03/24, dépasse le simple cadre judiciaire. Elle met en lumière les failles d’un système où la traçabilité bancaire, pourtant censée garantir transparence et sécurité, est défaillante.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Pour les analystes financiers, il est inconcevable qu’aucune piste ne permette d’identifier les bénéficiaires finaux des 486 millions. « Toutes les transactions sont horodatées et tracées. Si on ne veut pas les retrouver, c’est qu’il y a une volonté manifeste d’étouffer l’affaire », accuse un ancien banquier.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Vers un scandale d’État</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">À mesure que les mois passent, l’opinion publique s’interroge : qui protège qui ?</div>
<div dir="auto">Derrière ce détournement aux allures de casse du siècle, certains voient la main de réseaux bien installés, qui auraient trouvé en Dali Séné le parfait fusible.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">« Il est jeune, sans réseau, et facile à sacrifier. Pendant ce temps, les vrais bénéficiaires continuent de vaquer à leurs occupations », souffle une source interne au CNP-PPP.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto"><strong>Un signal d’alarme</strong></div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Au-delà du sort de ce jeune cadre, ce dossier révèle l’urgence des réformes structurelles dans la gestion des finances publiques et dans le fonctionnement de la justice ivoirienne.</div>
<div dir="auto">Car si Dali Séné venait à être reconnu innocent après des mois, voire des années, de détention préventive, il resterait le symbole d’une justice implacable pour les faibles et indulgente pour les puissants.</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">Enquête réalisée par JEN en collaboration avec crocinfos.net, letau.net, l’enquêteur et le perroquet libéré</div>
<p>&nbsp;</p>
<div dir="auto">* <strong>Sia Popo</strong> : Vigile qui, à lui seul, a éventré la Bceao en 2002. 600 millions de FCFA emportés</div>
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