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		<title>Côte d’Ivoire – Législatives 2025 : le PDCI-RDA pris en étau entre la prison, la justice et le spectre d’une faute morale à Daoukro</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Dec 2025 15:43:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#legislative Daoukro]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="954" height="872" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251220_152623_181.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251220_152623_181.jpg 954w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251220_152623_181-300x274.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/12/IMG_20251220_152623_181-768x702.jpg 768w" sizes="(max-width: 954px) 100vw, 954px" /></div>Daoukro le 20 décembre 2025 &#8211; ‎À moins d&#8217;une semaine du scrutin législatif fixé au 27 décembre 2025, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire – Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) traverse l’une des zones de turbulence les plus délicates de son histoire récente. Principal parti d’opposition, la formation héritière d’Houphouët-Boigny se retrouve confrontée à un triple [&#8230;]]]></description>
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<p>‎Les cas d’Innocent Yao et de Soumaïla Bredoumy cristallisent d’abord les tensions. Le premier, président de la Jeunesse rurale du PDCI, est incarcéré depuis juin 2025 à la suite d’une interpellation controversée. Placé sous mandat de dépôt et détenu à la prison d’Abidjan, il est poursuivi pour des chefs d’accusation lourds — atteinte à la sûreté de l’État, destruction de biens publics et terrorisme — en lien avec des faits remontant à la crise de 2020. Le parti, lui, dénonce une procédure à forte connotation politique, visant selon lui à neutraliser un acteur clé de la mobilisation militante.</p>
<p>‎Quelques mois plus tard, c’est Soumaïla Bredoumy, porte-parole du PDCI-RDA et député en exercice, qui se retrouve derrière les barreaux. Placé sous mandat de dépôt fin novembre 2025 après une garde à vue policière, il est poursuivi pour actes terroristes, complot contre l’autorité de l’État et atteinte à l’ordre public. Une arrestation qui suscite un tollé au sein du parti, d’autant que l’immunité parlementaire du député a été invoquée. La direction du PDCI parle d’une procédure « illégale et arbitraire » et d’une atteinte grave à l’État de droit.</p>
<p>‎Ces affaires judiciaires pèsent lourdement sur la machine électorale du parti. Bien que la Commission électorale indépendante (CEI) ait validé 163 candidatures PDCI à l’échelle nationale, l’incarcération de figures de proue désorganise les bases locales, affaiblit la mobilisation et installe l’image d’un parti sous pression judiciaire permanente. À cela s’ajoute le risque, non négligeable, de contestations post-électorales si certaines candidatures venaient à être compromises ou empêchées d’exercer pleinement.</p>
<p>‎Mais c’est à Daoukro que le malaise prend une dimension quasi existentielle. Dans ce fief historique du PDCI, terre du président Henri Konan Bédié et symbole identitaire du parti, la candidature d’un ancien baron condamné dans le scandale de la filière café-cacao fait l’effet d’une bombe. Pour de nombreux militants et observateurs, l’hypothèse relève de l’erreur fatale.</p>
<p>‎Le scandale cacao-café reste une plaie béante dans la mémoire collective : des milliards de francs CFA évaporés, des producteurs ruinés, une filière stratégique durablement fragilisée. Voir un acteur condamné de cette période revenir briguer les suffrages dans une région agricole comme Daoukro-Ngattakro est perçu par certains comme une provocation, voire une insulte aux planteurs. « Quel message envoie-t-on aux paysans ? », s’interrogent des voix locales. « Que leur souffrance ne compte pas ? »</p>
<p>‎À Daoukro, la polémique dépasse la simple arithmétique électorale. Elle touche au cœur moral du PDCI. Le parti qui revendique probité, rigueur et héritage historique peut-il se permettre de flirter avec une candidature jugée toxique par une partie de son électorat ? En offrant une telle prise à ses adversaires, le PDCI ouvre un boulevard aux critiques sur l’incohérence et le recyclage politique.</p>
<p>‎À quelques jours du vote, l’heure est à la vérité pour le vieux parti. Entre la défense de ses cadres emprisonnés, la préservation de sa crédibilité morale et la nécessité de rester compétitif dans les urnes, le PDCI-RDA joue gros. À Daoukro comme ailleurs, le scrutin du 27 décembre ne dira pas seulement qui gagne des sièges. Il dira aussi quel parti le PDCI veut être : une force d’alternance crédible ou une formation prisonnière de ses contradictions.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Contribution particulière de Adrien Koffi waf, planteur</p>
<p><strong>NB : le titre est de la rédaction </strong></p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire / législatives : le PPA-CI de Gbagbo prend le contre-pied du PDCI de Tidjane Thiam</title>
		<link>https://artici.info/2025/11/07/cote-divoire-legislatives-le-ppa-ci-de-gbagbo-prend-le-contre-pied-du-pdci-de-tidjane-thiam/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Nov 2025 08:58:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#comité central PPA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Laurent Gbagbo]]></category>
		<category><![CDATA[#legislatives 27 décembre 2025]]></category>
		<category><![CDATA[#Pdci]]></category>
		<category><![CDATA[#Tidjane Thiam]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="720" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-300x200.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-1024x683.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-768x512.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-450x300.jpg 450w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div>Abidjan, 6 novembre 2025 — Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ne participera pas aux élections législatives prévues le 27 décembre prochain. Réuni en Comité central sous la présidence de Laurent Gbagbo, le parti fondé par l’ancien chef d’État a tranché sans détour la question : “les conditions d’élections crédibles ne sont [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="720" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-300x200.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-1024x683.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-768x512.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/11/IMG-20251106-WA0304-450x300.jpg 450w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div><p dir="ltr"><strong>Abidjan, 6 novembre 2025 —</strong> Le Parti des Peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) ne participera pas aux élections législatives prévues le 27 décembre prochain. Réuni en Comité central sous la présidence de Laurent Gbagbo, le parti fondé par l’ancien chef d’État a tranché sans détour la question : “les conditions d’élections crédibles ne sont pas réunies et l’environnement politique délétère ne s’y prête pas”, indiqué d&rsquo;entrée le communiqué.<br />
Une décision forte, assumée, qui le place en opposition frontale non seulement avec le régime Ouattara, mais aussi avec le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) de Tidjane Thiam, qui, lui, a choisi d’aller aux urnes malgré la tension ambiante.</p>
<p>Dans cette déclaration dense et sans concession, le PPA-CI revient sur climat politique ivoirien, qu’il juge très marqué par la fraude, la répression et la confiscation du suffrage populaire. Selon le Comité central, la “présidentielle du 25 octobre 2025” n’a été qu’un “véritable braquage institutionnel”, un simulacre électoral organisé par un pouvoir “inféodé à une minorité politique”.</p>
<p>Laurent Gbagbo, fidèle à sa ligne de résistance pacifique, a salué la “mobilisation courageuse” des militants qui se sont, selon li, dressés contre le projet de quatrième mandat du président Alassane Ouattara. Il a rendu un hommage appuyé aux victimes de la répression, citant le village de Nahio comme “symbole du martyre et de la résistance populaire”. “La lutte pour la démocratie, la liberté et la souveraineté du peuple ivoirien demeure une exigence éthique, politique et historique”, a martelé le fondateur du PPA-CI, face aux cadres de son parti visiblement engagés et déterminés à poursuivre la lutte politique.</p>
<p>Le Comité central n’a pas mâché ses mots à l’endroit du régime. Il condamne la répression brutale des manifestations, les “persécutions judiciaires” et la détention arbitraire de nombreux opposants, dont Damana Adia Pickass, vice-président du parti, actuellement incarcéré. Le PPA-CI dénonce des “motifs d’arrestation injustes, politiquement motivés et contraires à l’État de droit”, exigeant sa libération “immédiate et sans conditions”.</p>
<p>Sur le plan électoral, le parti se veut clair : aucune reconnaissance des résultats de la présidentielle du 25 octobre, et aucune participation aux législatives de décembre. Pour Laurent Gbagbo et ses camarades, aller à ces élections reviendrait à légitimer un système “fermé, biaisé et répressif”. “Le PPA-CI ne cautionnera pas une mascarade électorale”, estime le Comité central, dénonçant “une Commission électorale partiale et un appareil judiciaire au service du pouvoir”.</p>
<p>Cette posture contraste avec celle du PDCI-RDA, dirigé par Tidjane Thiam, qui a opté pour la voie de la participation, estimant qu’il faut “lutter de l’intérieur du système”. Une divergence stratégique qui révèle deux lectures opposées du rapport de force actuel : quand Thiam parie sur la confrontation électorale, Gbagbo choisit la résistance politique.</p>
<p>Mais derrière ce boycott, le PPA-CI entend à nouveau engager un front moral et patriotique contre ce qu’il qualifie de dérive autoritaire. “Notre combat est celui de la souveraineté populaire, de la vérité et de la dignité nationale”, conclut la déclaration. En refusant de jouer le jeu d’un scrutin qu’il estime truqué d’avance, le parti de Laurent Gbagbo veut toujours s’affirmer comme une opposition radicale dans un paysage politique ivoirien fragmenté et sous tension.</p>
<p>A nouveau, la Côte d’Ivoire s’achemine donc vers un scrutin législatif sans la participation d&rsquo;un de ses principaux partis d’opposition, dans un climat de méfiance généralisée. Tandis que le PDCI choisit la voie des urnes, le PPA-CI, lui, prend celle du boycott – un choix politique à haut risque, mais lourd de symboles : celui d’une opposition qui refuse de plier, quitte à rester seule sur le champ de bataille démocratique.</p>
<p>JEN</p>
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