<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>#palmafrique immobilier SA &#8211; Artici.info</title>
	<atom:link href="https://artici.info/tag/palmafrique-immobilier-sa/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://artici.info</link>
	<description>L&#039;information &#224; la source</description>
	<lastBuildDate>Sun, 29 Jun 2025 22:55:29 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=6.8.1</generator>

<image>
	<url>https://artici.info/wp-content/uploads/2024/10/cropped-ic2-Copie-32x32.png</url>
	<title>#palmafrique immobilier SA &#8211; Artici.info</title>
	<link>https://artici.info</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>Côte d’Ivoire – Spoliation foncière à Bingerville : Les villages d’Éloka et M’Batto-Bouaké passent à l’action face à Palmafrique et l’État</title>
		<link>https://artici.info/2025/06/30/cote-divoire-spoliation-fonciere-a-bingerville-les-villages-deloka-et-mbatto-bouake-passent-a-laction-face-a-palmafrique-et-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 03:46:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
		<category><![CDATA[#Sit-in à Elokaté]]></category>
		<category><![CDATA[Élokato]]></category>
		<category><![CDATA[M'Batto-Bouaké]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=914</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>&#160; Abidjan le 30 Juin 2025 -;« Nos terres ne sont pas à vendre ! » : Ce jeudi 26 juin 2025, sous une pluie battante, les cris de colère ont résonné devant le siège de Palmafrique à Bingerville. Venus des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, des centaines de riverains ont bravé les intempéries pour [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 30 Juin 2025 -;</strong>« Nos terres ne sont pas à vendre ! » : Ce jeudi 26 juin 2025, sous une pluie battante, les cris de colère ont résonné devant le siège de Palmafrique à Bingerville. Venus des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, des centaines de riverains ont bravé les intempéries pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « braquage institutionnalisé » de leurs terres coutumières, au profit de la société privée SCI Palmafrique Immobilier, avec la complicité présumée du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme.<br />
À la manœuvre, le Comité pour la Défense du Patrimoine Foncier de ces villages, conduit par son porte-parole Nogbou Fabien. Après plusieurs mois d’alertes, de conférences de presse et de recours administratifs infructueux, les communautés Atchan et Gwa ont décidé de hausser le ton. Pancartes en main – « ADO, on veut nos terres », « Bruno Koné, rendez-nous nos terres », « Palmafrique, allez-vous-en ! » – les manifestants ont investi les abords du site industriel de la société, déposant une motion de protestation directement adressée à son directeur général.<br />
Dans ce document, les communautés rappellent l’historique de cette crise foncière vieille de près d’un siècle. Tout commence en 1928, sous la colonisation, avec la réquisition par la SPAO de terres agricoles dans ces trois villages, sans purge des droits coutumiers ni compensation. De 1964 à 1996, l’État ivoirien exploite les plantations via la Sodepalm, puis Palmindustrie, là encore sans aucune rétribution pour les populations.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-916" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0183.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
Un tournant intervient en 2008, lorsqu’une convention est signée entre les villages et Palmafrique S.A. Mais en mars 2023, le ministère de la Construction, à la demande de Thierry Davailes, directeur général de Palmafrique, radie sans concertation une clause d’usage rural portant sur près de 23 millions de m² de terres, rendant ainsi possible leur requalification en zone constructible.<br />
La goutte d’eau de trop ? Une lettre signée le 9 octobre 2023 par le ministre Bruno Nabagné KONE affectant officiellement 234 hectares de ces terres à la SCI Palmafrique Immobilier. Cette correspondance, rendue publique en mai dernier, constitue selon les villageois la preuve éclatante d’un « deal de spoliation » orchestré au sommet de l’État. D’autant que, selon eux, une enquête de commodo-incommodo était toujours en cours au moment de cette décision, et que plusieurs ministères avaient donné un avis favorable à l’opposition formulée par les communautés villageoises. Le seul acteur à s’être abstenu était le sous-préfet de Bingerville, manifestement pris dans un étau politique.<br />
Face à cette situation, les griefs sont clairs : violation des droits coutumiers, absence de consentement libre, préalable et éclairé, opacité totale dans la gestion du foncier, non-respect de la convention de 2008, et surtout, exploitation des terres à des fins purement commerciales sans aucun bénéfice pour les communautés autochtones.<br />
« Depuis 1928, nous n’avons rien reçu, ni compensation, ni développement. Aujourd’hui, on veut même nous effacer de notre propre sol », s’indigne un vieil homme d’Élokato, la voix tremblante mais résolue.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-917" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0187.jpg 1280w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
Dans leur motion, les villages exigent :<br />
La libération immédiate des terres concernées ;<br />
L’annulation de tous les actes d’affectation opérés sans leur consentement ;<br />
La restitution des terres coutumières ;<br />
La réparation des préjudices subis ;<br />
La cessation de toute activité de Palmafrique sur les terrains jusqu’à résolution du litige.<br />
« Nous ne sommes pas contre le développement. Mais pas au prix de notre dignité, pas sans nous », clame le porte-parole Nogbou Fabien. « Nous tenons le directeur général de Palmafrique pour responsable des tensions à venir s’il n’y a pas de réponse urgente », prévient-il.<br />
Ce n’est pas la première alerte dans ce dossier. Le 21 mai 2025, une marche similaire avait été suspendue à la dernière minute, après une promesse de médiation de l’administration préfectorale. À l’époque, déjà, la lettre du ministre révélée par les villageois avait ravivé les braises de la colère. Mais aucun signe concret n’est venu calmer les esprits depuis.<br />
Ce nouveau bras de fer pourrait bien maintenir la colère des riverains. Les populations, désormais mieux organisées, disent avoir épuisé la voie du dialogue. Dans une déclaration solennelle, elles annoncent se réserver le droit de poursuivre toutes actions citoyennes et juridiques pour récupérer leur héritage.<br />
Cette affaire est une question de justice foncière, de reconnaissance des droits coutumiers et de transparence dans les décisions publiques. Elle rappelle surtout le rocambolesque scandale foncier en Côte d’Ivoire ; l&rsquo;affaire Komé Bakary, où l’administration est accusée d’avoir facilité la mainmise d’intérêts privés sur des terres villageoises dans la zone de Djibi.<br />
Pendant ce temps, la tension reste vive dans les Villages d&rsquo;Éloka.</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Spoliation foncière à Bingerville : la lettre du ministre Bruno Nabagné KONE qui trahit tout le deal avec l’opérateur immobilier</title>
		<link>https://artici.info/2025/05/21/cote-divoire-spoliation-fonciere-a-bingerville-la-lettre-du-ministre-bruno-nabagne-kone-qui-trahit-tout-le-deal-avec-loperateur-immobilier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 17:19:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
		<category><![CDATA[#Élokaté Élokato M'Batto-Bouaké]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=817</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div>&#160; Abidjan le 21 Mai 2025 &#8211; Le report de la marche prévue ce mercredi 21 mai par les populations des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké n&#8217;est qu’un sursis tactique avance les organisateurs ce mercredi 21 Mai lors d&#8217;un point de presse ténu à Elokaté. Car derrière cette décision d’apaisement, prise à l’issue d’une rencontre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 21 Mai 2025 &#8211;</strong> Le report de la marche prévue ce mercredi 21 mai par les populations des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké n&rsquo;est qu’un sursis tactique avance les organisateurs ce mercredi 21 Mai lors d&rsquo;un point de presse ténu à Elokaté. Car derrière cette décision d’apaisement, prise à l’issue d’une rencontre avec l’administration préfectorale la veille, le mardi 20 mai, se cache une profonde amertume. La raison est claire. Une correspondance officielle du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Nabagné KONE, rendue publique, jette une lumière crue sur ce que les populations dénoncent depuis des mois. Un coup fumant, savamment orchestré pour les déposséder de leurs terres.</p>
<p>En effet, le 9 octobre 2023, dans une lettre adressée à la société immobilière PALMAFRIQUE IMMOBILIER SA, le ministre écrit noir sur blanc qu’il affecte à ladite entreprise une parcelle de terrain de plus de 234 hectares située à Éloka, sous-préfecture de Bingerville. Il y invite ensuite cette structure à engager les formalités en vue de l’obtention d’un Arrêté de Concession Définitive (ACD). Cette correspondance, dont la teneur a été rendue publique par les représentants des trois villages, constitue, aux yeux des communautés locales, la preuve irréfutable d’un « deal de spoliation » mené au plus haut niveau.</p>
<p>Or, selon les documents fournis par les représentants villageois, la procédure d’obtention d’un ACD avait déjà été initiée en avril 2023 par <a href="https://artici.info/2025/05/04/cote-divoire-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-reclament-justice-face-a-la-spoliation-fonciere-de-leurs-terres-ancestrales/">PALMAFRIQUE,</a> avant cette lettre. Les populations, s’estimant propriétaires légitimes de ces terres selon le droit coutumier reconnu par la loi ivoirienne (loi n°98-750 du 23 décembre 1998), avaient introduit une opposition formelle dès le 1er août 2023. Elles exigeaient alors la rétrocession des terres, considérant que celles-ci étaient revenues dans leur patrimoine foncier après l’arrêt d’exploitation de l’usine d’Éloka.</p>
<p>Plus troublant encore, cette lettre d’affectation du ministre intervient alors même qu&rsquo;une enquête de commodo et incommodo, préalable et obligatoire à toute attribution foncière était en cours. Une commission mixte composée de représentants de cinq ministères (Agriculture, Assainissement, Infrastructures, Construction, Budget) et présidée par le sous-préfet de Bingerville avait été saisie pour avis. Les cinq ministères concernés ont donné un avis favorable aux oppositions des populations. Le seul à s’être abstenu est le sous-préfet, vraisemblablement embarrassé par la lettre d’affectation qu’il détenait déjà à ce moment-là.</p>
<p>Pour les populations d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, cette chronologie des faits démontre clairement que la décision ministérielle a été prise en dehors de tout cadre de concertation et en mépris des procédures réglementaires. Elles dénoncent une démarche unilatérale au profit d’une société immobilière « créée de toutes pièces » par des particuliers, selon leurs propres termes.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-819" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« Ce report de la marche annoncée n’est pas un renoncement, mais un geste d’ouverture dans l’attente de réponses claires et d’actions concrètes », a martelé le porte-parole du collectif des villageois. Les leaders communautaires affirment donner une dernière chance au dialogue, misant sur l’engagement pris par le sous-préfet d’assurer un suivi personnel du dossier. Mais leur message est limpide. Sans réponse favorable dans un délai raisonnable, la mobilisation reprendra.</p>
<p>Le différend porte sur des terres que les communautés disent n’avoir jamais cédées ni à PALMAFRIQUE, ni à ses prétendus successeurs. « Nous n’avons jamais donné notre consentement libre, préalable et éclairé pour que notre patrimoine foncier soit transformé à des fins commerciales », insistent-ils dans la déclaration solennelle lue lors de ce point de presse.</p>
<p>Derrière la contestation foncière, c’est la question de la justice sociale, de la reconnaissance des droits coutumiers et du respect des procédures légales qui est posée. En affectant officiellement une parcelle litigieuse à une société privée pour du business pendant qu’une enquête officielle est en attente de conclusions, le ministère de la Construction s’expose à de lourdes critiques et met à mal la confiance des citoyens dans l&rsquo;institution dont il a en charge.</p>
<p>La tension reste donc palpable à Bingerville. Malgré le report de la marche, un important dispositif sécuritaire a été déployé ce mercredi 21 Mai 2025 aux abords des trois villages. Un signe que l’État est bien conscient du risque d’explosion sociale si les accusations de spoliation venaient à se confirmer sans répartition.</p>
<p>En attendant, les regards restent tournés vers le ministre Bruno Nabagné KONE, dont la correspondance officielle a mis à nu ce que d’aucuns qualifient désormais de « scandale foncier d’État » à Elokaté, Élokato et M&rsquo;Batto-Bouaké après l&rsquo;autre scandale Komé Bakary.</p>
<p>JEN</p>
<p dir="ltr"><strong>Revendications des populations :</strong></p>
<p dir="ltr">Nous, populations des villages d&rsquo;ELOKATO, D&rsquo;ELOKATE et de M&rsquo;BATTO BOUAKE, demandons respectueusement mais avec fermeté:</p>
<p dir="ltr">1. La restitution immediate et sans condition de nos terres coutumières indûment occupées par la société PALMAFRIQUE;</p>
<p dir="ltr">2. La suspension immédiate de toutes les activités de la société PALMAFRIQUE sur nos terres jusqu&rsquo;à la résolution complète du différend:</p>
<p dir="ltr">3. L&rsquo;annulation immédiate des courriers du Ministre portant affectation de nos terres à la SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER, une société de droit privé créée seulement en 2023;</p>
<p dir="ltr">4. L&rsquo;affectation officielle de la propriété coutumière des terres par l&rsquo;État au profit des villages d&rsquo;Eloka et de M&rsquo;Batto-Bouaké:</p>
<p dir="ltr">5. La reparation integral des prejudices matériels et moraux subis par les communautés villageoises;</p>
<p dir="ltr">. Le rejet pur et simple de toute procédure engagée par la SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER visant à obtenir des ACD sur nos parcelles.</p>
<p dir="ltr">7. La publication des résultats de l&rsquo;enquête publique du comité mixte preside par le Sous-Préfet</p>
<p dir="ltr"><strong>4. Appel à la vigilance citoyenne</strong></p>
<p dir="ltr">Nous appelons l&rsquo;ensemble des communautés villageoises, les leaders d&rsquo;opinion, les juristes et les journalistes à se mobiliser pour la sauvegarde des droits fonciers des peuples autochtones. Car ce qui se passe à Eloka aujourd&rsquo;hui, pourrait concerner d&rsquo;autres communautés demain.</p>
<p dir="ltr"><strong>5. Conclusion</strong></p>
<p dir="ltr">La terre est notre héritage. Elle n&rsquo;est pas à vendre, ni à brader.</p>
<p dir="ltr">Eloka se lève, non pas contre le développement, mais contre l&rsquo;injustice et l&rsquo;impunité foncière.</p>
<p dir="ltr">Nous vous remercions de votre attention et restons disponibles pour répondre à vos questions.</p>
<p dir="ltr"><strong>Fait à Eloka, le 21 05 2025</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké réclament justice face à la spoliation foncière de leurs terres ancestrales</title>
		<link>https://artici.info/2025/05/04/cote-divoire-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-reclament-justice-face-a-la-spoliation-fonciere-de-leurs-terres-ancestrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 18:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[#Bingerville]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
		<category><![CDATA[M'Batto-Bouaké]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://artici.info/?p=741</guid>

					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211; Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div><p><strong>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211;</strong> Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman et Assandé Nicaise Olivier – ces populations ont dénoncé avec fermeté ce qu’elles qualifient de manœuvres opaques orchestrées par le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et du Logement, dirigé par M. Bruno Koné Nabagné, dans la gestion des terres villageoises.<br />
Au cœur de leur indignation : la confiscation persistante et injuste de leurs terres coutumières, aujourd’hui objet d’un déclassement administratif sans véritable rétrocession aux ayants droit traditionnels. Ces terres, jadis cédées par devoir patriotique ou accaparées sans consultation des communautés, continuent d’être exploitées à des fins industrielles sans que les populations locales n’en bénéficient.<br />
« Nos terres, héritées de nos ancêtres, ne sont pas à vendre. Elles incarnent notre histoire, notre culture et assurent notre subsistance. Comment peut-on encore, en 2025, ignorer les droits de ceux qui ont sacrifié tant pour le développement du pays ? » se sont-ils indigné.<br />
En effet, l’indignation de ces communautés ne date pas d’hier. Déjà, dans une lettre adressée le 8 mai 2023 au ministre Bruno Koné, les chefs d’Élokaté et d’Élokato demandaient la rétrocession de 23 392 828 m² de terres autrefois occupées par la société agro-industrielle PALMAFRIQUE (ex-SODEPALM). Ces terres, déclassées officiellement par arrêté ministériel n°23-00001/MCLU/DGUF/DDU/SAS du 20 mars 2023, devaient logiquement revenir aux communautés villageoises. Mais, contre toute attente, elles semblent aujourd’hui promises à d’autres usages, au mépris des revendications locales.<br />
« Dans un courrier en date du 06 septembre 2023, le Ministre de la construction demandait Palmafrique immobilier-SA de se rapprocher des services compétents du guichet unique du foncier pour le dépôt d’un dossier de demande d’arrêté de concession définitive. Alors même que cinq mois plutôt, précisément le 20 Avril 2023, il nous a été donné de constater que la société PALMAFRIQUE a un introduit une demande d’ACD auprès des services du ministère de la Construction et du logement et de l’urbanisme au nom et pour le compte de la Société SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER », ont-ils dénoncé ce qu&rsquo;ils qualifient de plan machiavélique mis en place avec cette société immobilière née il y a à peine 3 semaines (née le 25 janvier 2023, parution le 27 Mars 2023).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-743" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
L’histoire de cette expropriation remonte à l’époque coloniale. Dès 1928, la Société des Plantations de l’Afrique de l’Ouest (SPAO) s’est installée sur les terres d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, sans compensation ni consentement. Plus tard, en 1964, la SODEPALM, créée dans le cadre de la politique agricole du président Félix Houphouët-Boigny, prend le relais avec une série d’arrêtés administratifs. À aucun moment, les populations n’ont bénéficié d’une purge des droits coutumiers ou de compensations équitables avancent-ils. La société devient plus tard PALMINDUSTRIE, puis PALMAFRIQUE en 1996, suite à la privatisation du secteur.<br />
« Nous avons toujours fait preuve de responsabilité. Malgré l’absence d’indemnisation, nous avons accepté les sacrifices au nom du progrès national. Mais aujourd’hui, nos besoins sont criants. L’État doit répondre à l’appel légitime de ses citoyens », ont clamé les conférenciers.<br />
Les habitants d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké font face aujourd&rsquo;hui à des défis multiples notamment le retour massif de leurs ressortissants, le manque de terres cultivables, les tensions intercommunautaires liées à l’expansion urbaine, et la cherté de la vie. Tous ces facteurs aggravent leur précarité. C’est pourquoi les chefs et patriarches réclament la rétrocession immédiate des terres déclassées.<br />
« Depuis 1995, nous avons multiplié les démarches auprès des autorités et de PALMAFRIQUE. En vain. Aujourd’hui, l’État ne peut plus détourner le regard. Ces terres doivent revenir à ceux qui y ont leurs racines », ont-ils insisté .<br />
Ce combat dépasse la simple revendication foncière. Il s’agit d’une question de dignité, de justice historique et de cohésion sociale. Les communautés ne s’opposent pas au développement, mais exigent d’en être des acteurs respectés.<br />
En lançant cet appel, les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké interpellent l’ensemble de la nation sur l’urgence de repenser les rapports entre l’État, les entreprises et les communautés locales. Le développement ne peut se faire sans équité, ni au détriment des droits ancestraux.<br />
Les populations attendent désormais un geste fort du ministre Bruno Koné, celui de la rétrocession des terres promises, gage de paix sociale et de réparation morale.<br />
JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
