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	<title>#Ministère construction &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Ptua, projet juteux pour la BAD, victimes oubliées</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 19:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" /></div>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211; ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" /></div><p><strong>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211;</strong> ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion locale multiplie les zones d’ombres, les contradictions et une opacité qui s’apparente à une stratégie organisée.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Tout part d’une série de chiffres qui ne concordent pas. En avril 2024, le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier affirmait dans une note officielle qu’« sur 27 000 victimes identifiées, 22 000 ont été indemnisées ». Quelques mois plus tard, dans un droit de réponse adressé au journal Le Débat Ivoirien, le ministère de la Construction, lui, avance un tout autre total : 28 872 victimes. Finalement 27 000 ou 28 872 ? Comment un projet d’une telle ampleur peut-il naviguer à vue sur les chiffres essentiels de ses propres impactés ? À moins que l’objectif ne soit précisément de perdre l’opinion dans un brouillard statistique savamment entretenu.</p>
<p>‎</p>
<p>‎La situation devient encore plus suspecte lorsqu’on évoque la question des levées d’emprise. Le ministère de Bruno Koné assure qu’une « décision » aurait soustrait certaines zones pourtant déclarées d’utilité publique. Mais aucun décret correspondant n’a été rendu public. Quel est ce texte fantôme qui remettrait en cause un décret présidentiel initial ? Comment des fonctionnaires peuvent-ils, dans la plus grande sérénité, contredire un acte pris au sommet de l’État ? Et surtout, où irait l’argent des indemnisations déjà décaissées si ces levées d’emprise de dernière minute prospéraient ? Retour dans les caisses publiques, ou bien dans d’autres poches ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Plus troublant encore : le PTUA affirme avoir retiré plusieurs impactés de la liste. Or, lorsqu’on contacte ces personnes, elles tombent des nues. Aucune notification, aucune communication officielle, alors qu’en avril 2024, la cellule de coordination assurait que tous ceux n’ayant pas reçu de courrier restaient bel et bien concernés. Une volte-face inexplicable, sauf si l’objectif réel est de réduire artificiellement le nombre d’ayants droit.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Et pendant ce temps, la BAD, principal bailleur, reste d’un mutisme assourdissant. Pourtant, ses propres clauses sont claires : l’indemnisation doit être totale avant tout décaissement. Malgré nos alertes répétées depuis mars 2024, rien. Pas le moindre rappel à l’ordre. Pas la moindre injonction. Une attitude incompréhensible pour une institution qui se targue de défendre les populations africaines. Comment peut-elle fermer les yeux alors que plus de 300 victimes, comme Kobenan Jonas, Diakité Yacouba, Yayé Emmeline ou Diomandé Maïmouna, attendent depuis quatre ans la modique compensation due à la destruction de leurs biens ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Le paradoxe est d’autant plus choquant que le PTUA, d’un coût total de 504,94 milliards de FCFA, est financé à 74 % par la BAD. L’État ivoirien, pour sa part, devait apporter 87,21 milliards de FCFA exclusivement destinés à indemniser les impactés. Une mission loin d’être achevée, dont les fonctionnaires semblent pourtant tirer de confortables primes… au point de ne jamais vouloir voir le chantier s’achever.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Au final, l’impression générale est lourde : des victimes abandonnées, un État qui se contredit, et une BAD qui regarde ailleurs. Si ces pratiques perdurent, le PTUA restera non pas un projet de modernisation d’Abidjan, mais le symbole d’une gouvernance où l’humain n’est qu’un simple élément d’ajustement.</p>
<p>‎</p>
<p>‎JEN</p>
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		<title>Côte d’Ivoire &#8211; Conflit foncier : les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké haussent le ton et promettent des actions de protestation </title>
		<link>https://artici.info/2025/06/16/cote-divoire-conflit-foncier-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-haussent-le-ton-et-promettent-des-actions-de-protestation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:56:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[#Bingerville]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_142724_943-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>&#160; Abidjan le 16 Juin 2025 &#8211; La colère est montée d&#8217;un cran dans les villages d&#8217;Éloka. Une détermination sûrement inébranlable. Devant les journalistes à Élokato ce dimanche 15 juin 2025, Assandré Nicaise Olivier, porte-parole des communautés d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, n&#8217;est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer un certain nombre de [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Abidjan le 16 Juin 2025 &#8211;</strong> La colère est montée d&rsquo;un cran dans les villages d&rsquo;Éloka. Une détermination sûrement inébranlable. Devant les journalistes à Élokato ce dimanche 15 juin 2025, Assandré Nicaise Olivier, porte-parole des communautés d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, n&rsquo;est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer un certain nombre de pratiques des autorités ivoiriennes qu&rsquo;il considère comme un mépris vis-à-vis de leur communauté. Dans sa déclaration, Assandré Nicaise qualifie de « stratégie de tromperie » orchestrée par l’administration préfectorale et le ministère de la Construction, dirigé par Bruno Nabagné Koné.</p>
<p>À l’origine de cette vive contestation : l’attribution litigieuse de 2 339 hectares de terres villageoises à la société PALMAFRIQUE IMMOBILIER, en violation flagrante, selon les villageois, des droits coutumiers et des procédures légales. Une lettre signée du ministre en octobre 2023, rendue publique par les communautés, officialise l’affectation de ces terres au profit de la société immobilière. Pour les populations concernées, cette correspondance est la preuve irréfutable d’un “deal d’État” monté derrière leur dos.</p>
<blockquote><p>« Depuis le 19 mai, nous n’avons plus aucun contact avec l’administration. Nous avons adressé un courrier au sous-préfet, qui a bien été réceptionné. Une semaine plus tard, toujours aucun retour. C’est le silence total. C&rsquo;est assez ! Nous ne pouvons plus attendre longtemps », a lancé Assandré Nicaise Olivier, visiblement excédé par cette longue attente.</p></blockquote>
<p>Le 21 mai dernier, une grande marche pacifique avait été annoncée par les populations, avant d’être suspendue à la dernière minute sur conseil du sous-préfet de Bingerville. Celui-ci, selon les leaders communautaires, aurait demandé aux villageois de surseoir à leur action en leur assurant que le ministre Koné Bruno allait “incessamment” les recevoir.</p>
<blockquote><p>« Nous avons accepté de reporter notre marche, dans l’esprit républicain et dans l’amour du pays. Nous avons respecté l’État, attendu patiemment une réponse. Mais aujourd’hui, force est de constater que cette promesse n’était qu’un appât, un stratagème pour contenir notre mobilisation. Un leurre », a martelé le porte-parole.</p></blockquote>
<p>Le sentiment de trahison est d’autant plus fort que, dans les semaines qui ont suivi, aucun signal n’a été envoyé aux représentants villageois. Pire : des forces de l’ordre ont été massivement déployées dans les villages le jour de la conférence (21 mai), nourrissant les soupçons d’un musellement organisé.</p>
<p>Les populations accusent le ministère de la Construction d’avoir engagé un processus d’attribution foncière alors qu’une enquête administrative, dite de commodo et incommodo, était toujours en cours. Cette enquête, menée par une commission interministérielle, aurait pourtant validé les oppositions des populations, sauf celle du sous-préfet, resté silencieux. Ce dernier, affirment les villageois, était déjà en possession de la lettre d’affectation signée par le ministre.</p>
<blockquote><p>« On nous a utilisés, dupés, menés en bateau. Mais nous ne sommes ni naïfs ni faibles. Les Tchaman sont un peuple guerrier et fier. Derrière nous, ce sont des générations entières qui exigent justice. Ce combat, ce n’est pas pour nous seuls, c’est pour nos ancêtres, et pour ceux qui viendront après », a insisté avec force M. Assandré.</p></blockquote>
<p>Face à l’absence de dialogue, les communautés annoncent une série d’actions immédiates : une nouvelle marche pacifique dans les jours à venir, un sit-in devant les sites exploités par PALMAFRIQUE à partir du 22 juin, la saisine du Conseil d’État et le verrouillage total des accès aux terres litigieuses.</p>
<blockquote><p>« Les agents de PALMAFRIQUE ne mettront plus les pieds sur nos terres. Aucun produit ne sortira plus de nos plantations. Ils n’ont plus aucune légitimité ici », ont déclaré en chœur les leaders communautaires.</p></blockquote>
<p>Ils préviennent que les femmes, les jeunes, les anciens sont prêts. Et cette fois, ils n’attendront plus de fausses promesses.</p>
<blockquote><p>« Nous avons privilégié la voie du droit. Nous avons écrit, patienté, espéré. Mais nous n’accepterons plus la tromperie. Le dialogue, oui. L’humiliation, non », a-t-il averti.</p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-878" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au-delà du litige foncier, les propos du porte-parole traduisent une indignation plus profonde. Celle d’une communauté qui se sent méprisée par un État censé protéger ses droits, garantir l’équité et la légalité.</p>
<blockquote><p>« Nous ne voulons pas la guerre, mais nous voulons la vérité. Ce que nous défendons, c’est notre dignité, notre patrimoine, notre histoire », a souligné le porte-parole des communautés villageoises.</p></blockquote>
<p>Ces leaders communautaires appellent à la solidarité nationale et internationale. Chefs traditionnels, ONG, société civile, journalistes, citoyens – tous sont invités à se joindre à leur combat.</p>
<blockquote><p>« Le silence des autorités commence à ressembler à du mépris. Mais nous sommes debout, et nous n’avons pas peur. », ont-ils prévenu.</p></blockquote>
<p>L’affaire pourrait bien prendre une tournure nationale. La lettre du ministre Koné Bruno, rendue publique, éclaire crûment les dessous d’un système que beaucoup soupçonnaient déjà. Un appareil d’État au service de l’intérêt privé, au mépris du droit coutumier et de la souveraineté foncière des communautés.</p>
<blockquote><p>« Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce genre de procédé. Mais cette fois, nous irons jusqu’au bout. Le ministre doit répondre. L’État doit trancher. Et nous ne baisserons pas les bras », ont-ils tranché.</p></blockquote>
<p>Alors que les regards se tournent désormais vers la présidence et les institutions judiciaires, les habitants d’Élokato, Élokaté et M’Batto-Bouaké ont donné le ton. La trêve semble finie. La lutte est relancée.</p>
<p>JEN</p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké réclament justice face à la spoliation foncière de leurs terres ancestrales</title>
		<link>https://artici.info/2025/05/04/cote-divoire-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-reclament-justice-face-a-la-spoliation-fonciere-de-leurs-terres-ancestrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 18:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
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		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
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		<category><![CDATA[M'Batto-Bouaké]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211; Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div><p><strong>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211;</strong> Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman et Assandé Nicaise Olivier – ces populations ont dénoncé avec fermeté ce qu’elles qualifient de manœuvres opaques orchestrées par le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et du Logement, dirigé par M. Bruno Koné Nabagné, dans la gestion des terres villageoises.<br />
Au cœur de leur indignation : la confiscation persistante et injuste de leurs terres coutumières, aujourd’hui objet d’un déclassement administratif sans véritable rétrocession aux ayants droit traditionnels. Ces terres, jadis cédées par devoir patriotique ou accaparées sans consultation des communautés, continuent d’être exploitées à des fins industrielles sans que les populations locales n’en bénéficient.<br />
« Nos terres, héritées de nos ancêtres, ne sont pas à vendre. Elles incarnent notre histoire, notre culture et assurent notre subsistance. Comment peut-on encore, en 2025, ignorer les droits de ceux qui ont sacrifié tant pour le développement du pays ? » se sont-ils indigné.<br />
En effet, l’indignation de ces communautés ne date pas d’hier. Déjà, dans une lettre adressée le 8 mai 2023 au ministre Bruno Koné, les chefs d’Élokaté et d’Élokato demandaient la rétrocession de 23 392 828 m² de terres autrefois occupées par la société agro-industrielle PALMAFRIQUE (ex-SODEPALM). Ces terres, déclassées officiellement par arrêté ministériel n°23-00001/MCLU/DGUF/DDU/SAS du 20 mars 2023, devaient logiquement revenir aux communautés villageoises. Mais, contre toute attente, elles semblent aujourd’hui promises à d’autres usages, au mépris des revendications locales.<br />
« Dans un courrier en date du 06 septembre 2023, le Ministre de la construction demandait Palmafrique immobilier-SA de se rapprocher des services compétents du guichet unique du foncier pour le dépôt d’un dossier de demande d’arrêté de concession définitive. Alors même que cinq mois plutôt, précisément le 20 Avril 2023, il nous a été donné de constater que la société PALMAFRIQUE a un introduit une demande d’ACD auprès des services du ministère de la Construction et du logement et de l’urbanisme au nom et pour le compte de la Société SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER », ont-ils dénoncé ce qu&rsquo;ils qualifient de plan machiavélique mis en place avec cette société immobilière née il y a à peine 3 semaines (née le 25 janvier 2023, parution le 27 Mars 2023).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-743" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
L’histoire de cette expropriation remonte à l’époque coloniale. Dès 1928, la Société des Plantations de l’Afrique de l’Ouest (SPAO) s’est installée sur les terres d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, sans compensation ni consentement. Plus tard, en 1964, la SODEPALM, créée dans le cadre de la politique agricole du président Félix Houphouët-Boigny, prend le relais avec une série d’arrêtés administratifs. À aucun moment, les populations n’ont bénéficié d’une purge des droits coutumiers ou de compensations équitables avancent-ils. La société devient plus tard PALMINDUSTRIE, puis PALMAFRIQUE en 1996, suite à la privatisation du secteur.<br />
« Nous avons toujours fait preuve de responsabilité. Malgré l’absence d’indemnisation, nous avons accepté les sacrifices au nom du progrès national. Mais aujourd’hui, nos besoins sont criants. L’État doit répondre à l’appel légitime de ses citoyens », ont clamé les conférenciers.<br />
Les habitants d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké font face aujourd&rsquo;hui à des défis multiples notamment le retour massif de leurs ressortissants, le manque de terres cultivables, les tensions intercommunautaires liées à l’expansion urbaine, et la cherté de la vie. Tous ces facteurs aggravent leur précarité. C’est pourquoi les chefs et patriarches réclament la rétrocession immédiate des terres déclassées.<br />
« Depuis 1995, nous avons multiplié les démarches auprès des autorités et de PALMAFRIQUE. En vain. Aujourd’hui, l’État ne peut plus détourner le regard. Ces terres doivent revenir à ceux qui y ont leurs racines », ont-ils insisté .<br />
Ce combat dépasse la simple revendication foncière. Il s’agit d’une question de dignité, de justice historique et de cohésion sociale. Les communautés ne s’opposent pas au développement, mais exigent d’en être des acteurs respectés.<br />
En lançant cet appel, les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké interpellent l’ensemble de la nation sur l’urgence de repenser les rapports entre l’État, les entreprises et les communautés locales. Le développement ne peut se faire sans équité, ni au détriment des droits ancestraux.<br />
Les populations attendent désormais un geste fort du ministre Bruno Koné, celui de la rétrocession des terres promises, gage de paix sociale et de réparation morale.<br />
JEN</p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Akrou face à un scandale foncier aux ramifications inquiétantes</title>
		<link>https://artici.info/2025/04/22/cote-divoire-akrou-face-a-un-scandale-foncier-aux-ramifications-inquietantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Apr 2025 12:03:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[#Litige foncier à Akrou Jacqueville]]></category>
		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="2560" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-300x300.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-1024x1024.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-150x150.jpg 150w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-768x768.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-1536x1536.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-2048x2048.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/04/InCollage_20250422_114324898-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>&#160; Abidjan le 22 avril 2025 &#8211; Dans le paisible village d’Akrou, situé dans la commune côtière de Jacqueville, une crise foncière d’une ampleur inédite menace la cohésion sociale et l’ordre public. À l’origine, un conflit né en 2012 autour de la chefferie villageoise s’est mué au fil des ans en une affaire de spoliation [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Abidjan le 22 avril 2025</strong> &#8211; Dans le paisible village d’Akrou, situé dans la commune côtière de Jacqueville, une crise foncière d’une ampleur inédite menace la cohésion sociale et l’ordre public. À l’origine, un conflit né en 2012 autour de la chefferie villageoise s’est mué au fil des ans en une affaire de spoliation foncière, alimentée par des complicités administratives et des pratiques présumées frauduleuses.</p>
<p>Tout débute en 2012, lorsque les populations d’Akrou contestent la gestion du chef Yacé Nangban Ignace. Celui-ci est accusé de mauvaise gestion du foncier, des loyers issus des antennes téléphoniques, ainsi que du patrimoine collectif. Cette fronde populaire aboutit à la mise en place, sur décision préfectorale, d’un comité de gestion présidé par Tekri Akadjé Gervais, intégrant aussi bien les partisans que les opposants au chef.</p>
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<p>Mais loin d’apaiser les tensions, ce compromis ravive les rivalités. Refusant de perdre la main sur les terres villageoises, Yacé Nangban s’oppose aux initiatives de lotissements privés menées par les propriétaires terriens. Il refuse de signer les documents nécessaires aux démarches administratives, bloquant ainsi les projets. Une tentative de médiation impliquant les autorités locales échoue, malgré l’engagement du maire de Jacqueville et de la sous-préfète.</p>
<p>Face à l’impasse, les propriétaires terriens se tournent vers la justice. Par ordonnance du tribunal de Dabou en 2017, M. Tekri Akadjé Gervais est officiellement désigné pour signer les attestations villageoises. Une décision renforcée par un arrêt de la Cour d’Appel en 2020, lui conférant pleine légitimité.</p>
<p>Cependant, dans l’ombre de ces procédures légales, une entreprise nommée AGO (Agence Opérationnelle d’Aménageur Foncier), dirigée par Mme Vigninkin Cica Agnès épouse Teho, fait son apparition. Elle obtient des documents fonciers sur la base d’attestations délivrées par le chef Yacé Nangban, malgré son désaveu par les autorités locales et la justice. En 2019, alors que M. Tekri est toujours le signataire reconnu, AGO émet des attestations adossées à de faux guides villageois, selon les accusations des propriétaires terriens.</p>
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<p>La situation s’envenime lorsque le ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme (MCLU), par le biais de son directeur des Affaires juridiques, Kaba Mory, qui annule plusieurs lotissements initiés par les propriétaires au seuil motif qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas eu d’enquête publique au préalable. Paradoxalement, un lotissement de 265 hectares, situé en pleine forêt, est approuvé au profit d’AGO sans non plus d&rsquo;enquête préalable ni consentement des ayants droit. Ce traitement jugé inéquitable est dénoncé comme une « justice à double vitesses » par le comité de gestion du village d’Akrou.</p>
<p>Derrière cette approbation controversée, les soupçons de collusion se précisent. Le collectif des propriétaires accuse le sieur Kaba Mory de soutenir activement AGO, allant jusqu’à intervenir dans les procédures judiciaires pour bloquer les décisions favorables au comité villageois. Une lettre de protestation adressée au ministre met en lumière cette crise « explosive », tandis que des copies d’attestations frauduleuses auraient été utilisées pour établir des ACD (Arrêtés de Concession Définitive), avec l’aide de l’actuel directeur départemental du MCLU à Jacqueville.</p>
<p>Autre inquiétude ; Certains membres de la communauté, apparemment ralliés à AGO, auraient servi de caution pour légitimer des pratiques qualifiées de « mafieuses ». Le climat est devenu si tendu que l’accès aux documents fonciers est désormais restreint, malgré les décisions de justice en faveur des propriétaires terriens.</p>
<p>Dans une dernière tentative, le cabinet juridique des propriétaires terriens a saisi le Conseil d’État, apportant des preuves d’irrégularités et dénonçant l’inaction, voire l’implication, de certains responsables administratifs locaux dans cette gestion chaotique. « Kaba Mory est le problème foncier ici », affirme un représentant du collectif des propriétaires terriens. Selon lui, la situation risque d’embraser tout le village si aucune action rapide n’est entreprise.</p>
<p>Aujourd’hui, les populations d’Akrou réclament justice, le respect des décisions judiciaires, et surtout la fin d’un système qui, à leurs yeux, ne protège plus les véritables propriétaires terriens mais favorise plutôt des intérêts privés opaques. Une affaire à suivre de très près.<br />
JEN</p>
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