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	<title>#Koné Seydou FECOMCI &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Exploitation minière artisanale à Diawala : le sous-préfet et la FECOMCI expliquent la nécessité de créer des coopératives</title>
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		<pubDate>Mon, 24 Aug 2026 16:02:20 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1020" height="765" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0185.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0185.jpg 1020w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0185-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0185-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0185-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 1020px) 100vw, 1020px" /></div>&#160; Diawala, 24 août 2026 – Longtemps considérée comme l&#8217;un des principaux foyers de l&#8217;orpaillage clandestin dans le nord de la Côte d&#8217;Ivoire, la sous-préfecture de Diawala veut désormais tourner la page de l&#8217;exploitation anarchique de l&#8217;or. À l&#8217;initiative du sous-préfet Sévérin Bouatini, une vaste journée de sensibilisation a réuni, vendredi 21 août, autorités administratives, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Diawala, 24 août 2026</strong> – Longtemps considérée comme l&rsquo;un des principaux foyers de l&rsquo;orpaillage clandestin dans le nord de la Côte d&rsquo;Ivoire, la sous-préfecture de Diawala veut désormais tourner la page de l&rsquo;exploitation anarchique de l&rsquo;or. À l&rsquo;initiative du sous-préfet Sévérin Bouatini, une vaste journée de sensibilisation a réuni, vendredi 21 août, autorités administratives, forces de sécurité, services techniques et responsables de la Fédération des Coopératives Minières de Côte d&rsquo;Ivoire (FECOMCI), avec un objectif clair : convaincre les exploitants artisanaux de s&rsquo;organiser en coopératives pour sortir définitivement de l&rsquo;illégalité.<br />
Face aux populations, le représentant de l&rsquo;État n&rsquo;a pas cherché à cacher le tableau si sombre qu&rsquo;il avait découvert à son arrivée à Diawala en août 2025.<br />
« J&rsquo;ai trouvé une situation minière chaotique. Diawala était devenue une zone où les orpailleurs illégaux faisaient tout et n&rsquo;importe quoi », a-t-il lancé.<br />
Selon lui, l&rsquo;exploitation clandestine avait profondément affecté le quotidien de la localité. Les concasseurs d&rsquo;or fonctionnaient en pleine agglomération, les terres agricoles étaient dévastées, tandis que la criminalité, les agressions, les viols, les grossesses précoces et les accidents se multipliaient. Le sous-préfet a également évoqué les risques liés au financement de réseaux criminels dans une zone frontalière sensible.</p>
<p><strong>De la sensibilisation à la répression</strong></p>
<p>Face à cette situation, l&rsquo;administration n&rsquo;est pas restée passive. Une première phase de sensibilisation, menée avec l&rsquo;appui de la Direction régionale des Mines, a été engagée afin d&rsquo;amener les exploitants à abandonner les pratiques illégales.<br />
Mais après plus de deux décennies d&rsquo;orpaillage clandestin, le changement s&rsquo;est révélé difficile.<br />
« Depuis vingt-quatre ans, les habitudes étaient bien installées. Beaucoup refusaient de changer. Nous avons donc engagé une phase de répression avec le soutien de la haute hiérarchie de la Gendarmerie nationale », a expliqué Sévérin Bouatini.<br />
Cette stratégie, selon lui, a permis d&rsquo;assainir progressivement le secteur. Plusieurs exploitants clandestins ont quitté la zone, ramenant un climat plus apaisé.<br />
« Aujourd&rsquo;hui, notre circonscription respire », s&rsquo;est-il félicité.</p>
<p><strong>Dix-sept coopératives déjà créées</strong></p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1843" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0181-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0181-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0181-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0181-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0181.jpg 1020w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>L&rsquo;après-répression a laissé place à une nouvelle étape : celle de l&rsquo;organisation des acteurs du secteur.<br />
Sous l&rsquo;impulsion de la sous-préfecture, 17 coopératives minières ont déjà vu le jour à Diawala. Une évolution que le sous-préfet considère comme un premier succès vers la formalisation de l&rsquo;activité.<br />
Au cours de la cérémonie, il a remis officiellement deux permis d&rsquo;exploitation à Tuo Kafana, saluant le parcours de cet opérateur qui a obtenu ses autorisations en moins d&rsquo;un an.<br />
Dans la même dynamique, Sévérin Bouatini a révélé avoir sollicité le ministre des Mines afin qu&rsquo;une superficie soit réservée aux jeunes de Diawala, le temps qu&rsquo;ils achèvent leurs démarches administratives.<br />
Pour lui, la fermeture brutale des sites sans alternative économique serait contre-productif.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1844" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0186-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0186-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0186-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0186-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260824-WA0186.jpg 1020w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
« Il ne s&rsquo;agit pas de chasser les jeunes. L&rsquo;orpaillage est devenu leur moyen de subsistance. Nous voulons les accompagner vers la légalité afin que l&rsquo;État sache qui exploite, quelles quantités d&rsquo;or sont produites et où elles sont commercialisées », a-t-il insisté.<br />
Le sous-préfet a également indiqué avoir sollicité le vice-présier ministre et président du Conseil régional du Tchologo, Téné Birahima Ouattara, afin d&rsquo;obtenir un appui financier destiné à la formation des futures coopératives.<br />
La FECOMCI appelle à une révolution des pratiques.<br />
Invitée à cette journée de sensibilisation, la Fédération des Coopératives Minières de Côte d&rsquo;Ivoire (FECOMCI) a plaidé pour une profonde transformation du secteur.<br />
Son président, Koné Seydou, a reconnu le rôle économique majeur de l&rsquo;exploitation artisanale tout en dénonçant les dérives qui fragilisent la filière.<br />
« Notre secteur fait vivre des milliers de familles. Mais il reste confronté au désordre, à l&rsquo;informalité, au manque de traçabilité, aux accidents, aux conflits et à la dégradation de l&rsquo;environnement », a-t-il déploré.<br />
Selon lui, les exploitants n&rsquo;ont désormais plus d&rsquo;autre choix que celui de la structuration.<br />
« Soit rester dispersés et subir les changements, soit s&rsquo;organiser en coopératives pour devenir des acteurs responsables du développement du secteur », a-t-il exhorté.<br />
Le président de la FECOMCI a toutefois rappelé qu&rsquo;une coopérative ne constitue pas un permis d&rsquo;exploitation.<br />
« Elle ne doit jamais servir à couvrir l&rsquo;illégalité, mais devenir un outil de formalisation, de discipline, de solidarité et de professionnalisation », a-t-il précisé.</p>
<p><strong>« L&rsquo;or ne doit pas nous coûter notre eau »</strong></p>
<p>L&rsquo;environnement a occupé une place centrale dans les échanges.<br />
Pour Koné Seydou, la recherche de l&rsquo;or ne saurait justifier la destruction des terres agricoles, la pollution des cours d&rsquo;eau ou l&rsquo;abandon des sites après exploitation.<br />
« L&rsquo;or ne doit pas nous coûter notre eau », a-t-il lancé, appelant les coopératives à adopter des pratiques responsables fondées sur la réhabilitation des sites, le reboisement, la sécurisation des excavations et une meilleure gestion des déchets miniers.<br />
La FECOMCI a enfin invité les 17 coopératives de Diawala à rejoindre officiellement la fédération afin de bénéficier d&rsquo;un accompagnement technique et de porter une voix commune auprès des pouvoirs publics.<br />
Cette journée de sensibilisation s&rsquo;est déroulée en présence notamment du commandant de brigade de gendarmerie, du chef de poste des Eaux et Forêts, des responsables régionaux des Mines ainsi que de nombreux acteurs de la filière artisanale, tous mobilisés autour d&rsquo;un même défi. Celui de faire de l&rsquo;orpaillage un véritable moteur de développement, dans le respect de la loi et de l&rsquo;environnement.</p>
<p>Sercom : FECOMCI</p>
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