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	<title>#justice ivoirienne &#8211; Artici.info</title>
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	<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Affaire des 87 douaniers : Encore une supercherie de la direction générale révélée au grand jour ?</title>
		<link>https://artici.info/2026/07/17/cote-divoire-affaire-des-87-douaniers-encore-une-super-cherie-de-la-direction-generale-revelee-au-grand-jour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 19:04:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/Collage_20260717_185236572-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan, le 17 Juillet 2026 &#8211; Deux années. Deux longues années que l&#8217;affaire dite des « 87 douaniers » empoisonne la vie administrative de dizaines d&#8217;agents et continue de susciter des interrogations dans l&#8217;opinion publique. Deux années de procédures, de reports, de recours et de silences. Deux années durant lesquelles la justice peine encore à [&#8230;]]]></description>
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Au fil du temps, une question s&rsquo;impose : assiste-t-on simplement à la lenteur habituelle des procédures ou à une stratégie plus subtile consistant à épuiser progressivement ceux qui contestent les accusations portées contre eux ?<br />
Au cœur de cette affaire, 87 agents des Douanes accusés de fraudes présumées sur leurs diplômes. Une accusation grave qui, si elle est démontrée, mérite évidemment les sanctions prévues par la loi. Mais en attendant une décision définitive de justice, la présomption d&rsquo;innocence demeure un principe fondamental de l&rsquo;État de droit.<br />
Or, dans les faits, plusieurs des agents concernés ont déjà le sentiment de subir une condamnation avant même la fin de la procédure.<br />
Salaires suspendus, carrières figées, promotions bloquées, départs à la retraite retardés : pour beaucoup, la sanction semble avoir précédé le verdict.<br />
Le cas de dame TMA Kolia illustre parfaitement cette situation.<br />
Après avoir fait valoir ses droits à la retraite depuis le 31 décembre 2026, son dossier aurait suivi le circuit administratif normal jusqu&rsquo;à obtenir les validations requises auprès des services compétents de la Fonction publique. Pourtant, plusieurs mois après son départ officiel, les actes nécessaires à la liquidation de sa pension demeureraient bloqués.<br />
Face à cette situation, l&rsquo;ancienne agente n&rsquo;a demandé qu&rsquo;une chose : comprendre.<br />
Dans une correspondance adressée au Directeur des Ressources humaines des Douanes, elle sollicite simplement des explications sur l&rsquo;état d&rsquo;avancement de son dossier.<br />
Une démarche ordinaire. Une demande légitime.<br />
Mais selon des informations circulant dans l&rsquo;entourage du dossier, une solution officieuse lui aurait été soufflée : prendre ses distances avec le collectif des 87 agents et renoncer à la dynamique judiciaire engagée en appel.<br />
Si ces allégations étaient avérées, elles poseraient une question troublante : l&rsquo;accès à des droits administratifs légalement acquis peut-il être conditionné à une attitude procédurale particulière ?<br />
Autrement dit, faudrait-il choisir entre sa pension de retraite et son droit à contester une décision de justice qui la frappe bien qu&rsquo;elle ne s&rsquo;y reconnais pas ?<br />
Cette interrogation, à elle seule, mérite des réponses claires.<br />
Car derrière les aspects techniques du dossier se dessine progressivement une impression plus dérangeante : celle d&rsquo;un rapport de force où le temps devient une arme.<br />
Plus les mois passent, plus les ressources financières s&rsquo;amenuisent. Plus les difficultés familiales s&rsquo;accumulent. Plus la lassitude s&rsquo;installe.<br />
Et plus certains pourraient être tentés d&rsquo;abandonner.<br />
C&rsquo;est précisément ce qui alimente aujourd&rsquo;hui les soupçons d&rsquo;une stratégie d&rsquo;usure savamment entretenue.<br />
Un autre élément nourrit les débats.<br />
Comment expliquer que des agents ayant parfois exercé pendant douze, quinze, vingt ou trente années soient soudainement considérés comme indignes d&rsquo;occuper les fonctions qu&rsquo;ils ont pourtant assumées durant des décennies ?<br />
Pendant toutes ces années, ils ont été notés, évalués, promus et affectés à des postes de responsabilité sans que leurs compétences professionnelles ne semblent poser problème.<br />
Pourquoi ces interrogations surgissent-elles seulement maintenant ?<br />
La question est d&rsquo;autant plus sensible que certains observateurs relèvent une apparente asymétrie dans l&rsquo;application des règles administratives.<br />
D&rsquo;un côté, des agents admis à la retraite peinent à obtenir la liquidation de leurs droits.<br />
De l&rsquo;autre, certaines figures de premier plan continuent d&rsquo;occuper leurs fonctions bien au-delà des échéances habituellement observées dans l&rsquo;administration.<br />
Cette différence de traitement alimente inévitablement les commentaires et renforce l&rsquo;idée que certaines règles seraient appliquées avec plus de souplesse selon les situations.<br />
Dans ce contexte, le rôle de la Direction générale des Douanes est particulièrement scruté.<br />
Chaque décision, chaque blocage administratif, chaque retard est désormais interprèté comme un indice supplémentaire d&rsquo;une volonté de maintenir la pression sur les agents concernés.<br />
Que cette perception soit fondée ou non, elle témoigne d&rsquo;une crise de confiance devenue profonde.</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, l&rsquo;enjeu dépasse largement le sort individuel des 87 douaniers.<br />
C&rsquo;est la crédibilité de l&rsquo;administration et la capacité de la justice à trancher sereinement un dossier sensible qui sont en jeu.<br />
La justice est désormais attendue non pour donner raison à un camp contre un autre, mais pour mettre un terme à une affaire qui n&rsquo;a que trop duré.<br />
Car lorsqu&rsquo;une procédure s&rsquo;étire au point de suspendre des retraites, de fragiliser des familles et de nourrir toutes les spéculations, elle cesse d&rsquo;être un simple contentieux administratif.<br />
Elle devient une affaire d&rsquo;intérêt public.<br />
Et chaque jour qui passe sans clarification renforce davantage le sentiment qu&rsquo;au-delà du débat sur les diplômes, c&rsquo;est désormais le temps lui-même qui est devenu le principal instrument de pression.</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire /Affaire des 87 faux diplomes dans l&#8217;effectif des douanes ivoiriennes : Une patate chaude entre les mains de la justice</title>
		<link>https://artici.info/2026/04/27/cote-divoire-affaire-des-87-faux-diplomes-dans-leffectif-des-douanes-ivoiriennes-une-patate-chaude-entre-les-mains-de-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Apr 2026 12:30:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="516" height="387" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg 516w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-300x225.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-86x64.jpeg 86w" sizes="(max-width: 516px) 100vw, 516px" /></div>DOSSIER DOUANES IVOIRIENNES Il est des affaires qui révèlent les failles d’un système. Et puis, il y a celles qui les exposent crûment, sans filtre, comme une radioscopie limpide qui met à nu le malaise. Le dossier des présumés “faux diplômes” à la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette seconde catégorie : [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="516" height="387" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images.jpeg 516w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-300x225.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-86x64.jpeg 86w" sizes="auto, (max-width: 516px) 100vw, 516px" /></div><p><strong>DOSSIER DOUANES IVOIRIENNES</strong></p>
<p><span style="text-transform: initial;">Il est des affaires qui révèlent les failles d’un système. Et puis, il y a celles qui les exposent crûment, sans filtre, comme une radioscopie limpide qui met à nu le malaise. Le dossier des présumés “faux diplômes” à la Direction générale des Douanes ivoiriennes appartient désormais à cette seconde catégorie : celle des scandales qui ne choquent plus seulement par leur objet, mais par la désinvolture assumée avec laquelle ils sont gérés.</span></p>
<p>Au centre de cette tempête administrative et judiciaire, 87 agents, accusés de « faux et usage de faux diplômes ». Une accusation lourde, potentiellement infamante, qui aurait dû être scrutée avec rigueur, diligence et transparence. Mais dans ce feuilleton aux allures de tragicomédie institutionnelle, c’est un tout autre spectacle qui se joue : celui d’une autorité administrative qui semble s’affranchir des règles, des recommandations de sa hiérarchie, et même du simple bon sens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une décision ministérielle foulée au pied</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1556" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-208x300.jpg" alt="" width="208" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-208x300.jpg 208w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-710x1024.jpg 710w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-768x1107.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-1065x1536.jpg 1065w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-1420x2048.jpg 1420w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_1-scaled.jpg 1776w" sizes="auto, (max-width: 208px) 100vw, 208px" /><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1557" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-211x300.jpg" alt="" width="211" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-211x300.jpg 211w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-721x1024.jpg 721w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-768x1091.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-1082x1536.jpg 1082w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-1442x2048.jpg 1442w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier-mefb-a-douanes-_2-1-scaled.jpg 1803w" sizes="auto, (max-width: 211px) 100vw, 211px" /></p>
<p>Tout commence pourtant de manière classique. Le Conseil de discipline des Douanes, saisi du dossier, tranche : six mois d’exclusion temporaire pour les agents reconnus coupables sans enquête ni analyse approfondie d&rsquo;un dossier aussi sensible. Une sanction uniforme, calibrée, presque administrative dans sa froideur. Le genre de décision qui, dans une administration bien huilée, marque la fin d’un épisode.</p>
<p>Mais ici, rien n’est jamais simple.</p>
<p>Car le ministère des Finances et du Budget, tutelle directe de la Direction générale des Douanes, intervient. Dans une note officielle, il rappelle une règle élémentaire : dès lors que le dossier a été transmis au Procureur de la République, toute sanction administrative doit être suspendue jusqu’à ce que la justice se prononce.</p>
<p>Une instruction claire. Un cadre légal sans ambiguïté. Une ligne rouge à ne pas franchir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et pourtant.</strong></p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1558" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1-264x300.jpeg" alt="" width="264" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1-264x300.jpeg 264w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-1.jpeg 419w" sizes="auto, (max-width: 264px) 100vw, 264px" /><span id="more-1551"></span></p>
<p>Le Directeur général des Douanes ferme les yeux. Sûr de ses prérogatives, parce que bien protégé peut-être, il choisit tout simplement de ne pas s’y conformer. Mieux : il oppose un silence glacial et persistant aux injonctions de sa propre hiérarchie et même à l&rsquo;arrêté de nomination définitive de la ministre d&rsquo;État, ministre de la fonction publique.</p>
<p>Et depuis plus de deux ans, la situation est figée. Les sanctions sont suspendues sur le papier mais dans la réalité, les agents concernés continuent de payer le prix fort. Leurs primes sont bloquées, leurs carrières gelées, leurs vies suspendues à une décision qui ne vient pas.</p>
<p>Une situation inconfortable, où l’on n’est ni coupable, ni innocent mais simplement condamné à attendre.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le règne du “ni vu, ni entendu”</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Dans cette affaire, le silence est devenu une stratégie. Une posture. Presqu&rsquo;une doctrine.</p>
<p>Les requêtes des agents ? Ignorées.</p>
<p>Les relances ? Sans réponse.</p>
<p>Les interpellations ? Englouties dans un mutisme administratif qui frôle le mépris.</p>
<p>Les journalistes d’investigation, eux aussi, ont tenté l&rsquo;approche pour briser cette chape de plomb. Direction générale des Douanes, ministère du Budget, Fonction publique, structures académiques… Tous ont été saisis, dans les règles.</p>
<p>Résultat : un silence radio servi.</p>
<p>Pas une réponse. Pas une clarification. Pas même un communiqué de façade pour sauver les apparences.</p>
<p>Dans un État de droit, le silence peut parfois être une prudence. Mais ici, il ressemble davantage à une fuite. Ou pire : à une volonté délibérée de laisser pourrir la situation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1563" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-177x300.jpg" alt="" width="177" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-177x300.jpg 177w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-606x1024.jpg 606w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-768x1298.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-909x1536.jpg 909w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-1211x2048.jpg 1211w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/courrier_dg_douanes_1-1-scaled.jpg 1514w" sizes="auto, (max-width: 177px) 100vw, 177px" /></p>
<p><strong>Une défense qui dynamite l’accusation</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pendant que l’administration joue à cache-cache avec ses responsabilités, la défense, elle, avance à visage découvert et frappe dans le tas.</p>
<p>Dans une plaidoirie incisive, plus que tranchante, les avocats des 87 agents démontent méthodiquement l’édifice accusatoire.</p>
<p>Premier coup de massue : l’incohérence des qualifications. Faux, usage de faux, imitation, altération… Les termes se succèdent, se contredisent, se superposent, sans jamais s’ancrer dans une réalité juridique solide.</p>
<p>Deuxième coup : l’absence de preuves matérielles. Pas de diplômes falsifiés produits. Pas de signatures contestées. Pas de cachets suspects. Rien. C&rsquo;est un néant probatoire tout court.</p>
<p>« Le faux ne se présume pas, il se prouve », martèlent-ils.</p>
<p>Et sur ce terrain, l’accusation semble dangereusement à court d’arguments.</p>
<p>Car au fond, une question simple persiste : qu’est-ce qui rend ces diplômes “faux” ?</p>
<p>Une question à laquelle ni l’administration des Douanes, ni les autorités académiques, ni même le parquet ne semblent capables de répondre clairement. Des diplômes “faux”, mais bien réels</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Autre paradoxe de taille : les diplômes incriminés portent tous les noms réels des agents concernés. Aucun cas d’usurpation d&rsquo;identité. Aucune substitution. Aucun montage grossier, selon toujours la défense.</p>
<p>On parle donc de documents authentiques dans leur forme… mais suspectés dans leur fond. Une accusation floue, presque abstraite, qui repose davantage sur une suspicion que sur une démonstration.</p>
<p>Même l’Université censée être au cœur du dossier n’apporte pas le soutien attendu à l’accusation. Le fameux constat d’« altération de la vérité » évoqué dans l’ordonnance de renvoi est introuvable dans les pièces du dossier.</p>
<p>Pire : le seul document officiel produit semble contredire cette thèse.</p>
<p>Un dossier qui s’effiloche à mesure qu’on tente de le saisir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le paradoxe d’un pouvoir à géométrie variable</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Mais au-delà des failles du dossier, c’est le comportement du Directeur général des Douanes qui interroge et agace.</p>
<p>Car l’homme incarne, dans cette affaire, une forme de pouvoir à géométrie variable.</p>
<p>D’un côté, il exige de ses collaborateurs une discipline sans faille, un respect absolu des règles, une obéissance quasi militaire.</p>
<p>De l’autre, il s’autorise lui-même à ignorer les décisions de ses ministères de tutelle, à contourner les procédures, à imposer sa propre temporalité.</p>
<p>Un double standard qui frôle l&rsquo;arbitraire et vise un règlement de compte.</p>
<p>La question devient alors inévitable : à qui obéit réellement l’administration des Douanes ? À ses textes ? À sa hiérarchie ? Ou à la seule volonté de son dirigeant ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L’ombre d’un “intouchable”</strong></p>
<p style="padding-left: 40px;"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1566" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg" alt="" width="226" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2-226x300.jpeg 226w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/04/images-2.jpeg 296w" sizes="auto, (max-width: 226px) 100vw, 226px" /></p>
<p>Dans les couloirs de l&rsquo;administration douanière , un surnom circule à voix basse : “le tout-puissant”.</p>
<p>Un qualificatif qui en dit long sur la perception de ce Directeur général, dont la longévité à son poste interroge autant que ses décisions.</p>
<p>Officiellement admis à faire valoir ses droits à la retraite depuis 2022, il continue pourtant de diriger l’institution, bénéficiant visiblement d’un soutien au plus haut niveau.</p>
<p>Un statut particulier, presque hors norme, qui semble lui conférer une forme d’immunité.</p>
<p>Et pendant ce temps, 87 agents attendent. Toujours.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une administration qui marche sur la tête</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le plus troublant, dans cette affaire, reste sans doute ce paradoxe : si les Douanes sont convaincues de détenir des preuves irréfutables, pourquoi ne pas les transmettre clairement aux autorités compétentes, notamment au ministère d&rsquo;État, ministère de la fonction publique, employeurs de ces agents ?</p>
<p>Un haut cadre de la Fonction publique résume la situation avec une lucidité désarmante :</p>
<p>« Qu’on nous notifie les preuves. La ministre prendra ses responsabilités. »</p>
<p>Mais cette notification ne vient pas.</p>
<p>Comme si, au fond, le doute persistait. Comme si l’accusation elle-même n’était pas totalement sûre de son fait.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une patate chaude entre les mains de la justice </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Pris entre une administration qui tergiverse et une procédure disciplinaire suspendue, le dossier s’enlise.</p>
<p>La justice, elle, avance lentement. Trop lentement, pas de faux pas contre des agents dont la vie professionnelle et personnelle est en suspens depuis des années.</p>
<p>Ce décalage entre le temps judiciaire et le temps administratif crée une zone de non-droit, où les décisions sont différées, les responsabilités diluées, et les droits des individus relégués au second plan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le prix du silence</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Derrière les chiffres, il y a des vies.</p>
<p>Des familles confrontées à des difficultés financières.</p>
<p>Des enfants dont la scolarité est menacée.</p>
<p>Des agents fragilisés, exposés à la maladie, au stress, à l’incertitude.</p>
<p>Tout cela, non pas à la suite d’une condamnation, mais d’un blocage administratif voulu par un homme : le Dg des douanes.</p>
<p>Une punition sans jugement. Une sanction sans verdict.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une affaire symptomatique</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Au-delà des individus, cette affaire pose une question plus large : comment un système peut-il laisser prospérer une telle situation ?</p>
<p>Si ces diplômes sont réellement faux, comment ont-ils échappé aux contrôles pendant des années ?</p>
<p>Si ce n’est pas le cas, pourquoi maintenir ces agents dans une telle précarité ?</p>
<p>Dans les deux hypothèses, le dysfonctionnement est majeur.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Une affaire aux odeurs absurdes </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Il y a, dans cette affaire, une dimension presque absurde.</p>
<p>Une administration qui sanctionne… puis suspend.</p>
<p>Un ministère qui ordonne… mais n’est pas écouté.</p>
<p>Un directeur qui décide… mais ne rend pas de comptes.</p>
<p>Une justice qui attend… pendant que tout le monde s’impatiente.</p>
<p>Un système à deux vitesses, où certains subissent la rigueur des règles, pendant que d’autres s’en affranchissent avec une facilité déconcertante.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Et maintenant ?</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La question reste entière.</p>
<p>Combien de temps encore cette situation va-t-elle durer ?</p>
<p>Combien de décisions resteront lettre morte ?</p>
<p>Combien de silences faudra-t-il pour couvrir une affaire qui, chaque jour, gagne en opacité ?</p>
<p>Une chose est certaine : seule une décision judiciaire claire pourra mettre fin à ce feuilleton.</p>
<p>Mais en attendant, le dossier des “faux diplômes” aux Douanes ivoiriennes restera ce qu’il est devenu le symbole d’une administration qui doute, d’un pouvoir qui s’entête, et d’un État qui, parfois, semble oublier ses propres règles.</p>
<p>Car le silence, ici, n’est plus une absence de réponse. C’est une réponse en soi. Le DG des douanes ivoiriennes, Da Pierre, confirme qu&rsquo;il abuse de ses prérogatives pour régler des comptes.</p>
<p>Le chef de l&rsquo;État est prévenu</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Rédaction : le consortium des journalistes d&rsquo;investigation</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire / 12e congrès de l&#8217;UNJCI : l&#8217;ex Conseil d&#8217;Administration défie la justice</title>
		<link>https://artici.info/2026/03/22/cote-divoire-12e-congres-de-lunjci-lex-conseil-dadministration-defie-la-justice/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 22 Mar 2026 11:37:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
		<category><![CDATA[#12e congrès électif unjci]]></category>
		<category><![CDATA[#Bertin N'Guessan]]></category>
		<category><![CDATA[#Jcc]]></category>
		<category><![CDATA[#justice ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[#unjci]]></category>
		<category><![CDATA[PCA unjci]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="2560" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-300x300.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-1024x1024.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-150x150.jpg 150w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-768x768.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-1536x1536.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-2048x2048.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/InCollage_20260322_113131616-100x100.jpg 100w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 22 Mars 2026 &#8211; La tension est montée d’un autre cran au sein de l’Union nationale des journalistes de Côte d’Ivoire (UNJCI). Dans un communiqué qui ne porte ni entête officielle ni cachet de l’organisation, mais signé de l’ex-président du Conseil d’administration, Bertin N’Guessan, la convocation du 12ᵉ congrès ordinaire pour le 25 [&#8230;]]]></description>
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Dans son communiqué, Bertin N’Guessan affirme agir « conformément aux statuts et au règlement intérieur » de l’organisation et justifie la convocation du congrès par la nécessité de « préserver l’ordre institutionnel » et d’assurer le renouvellement des instances dirigeantes. Le texte évoque des « tentatives répétées de perturbation » et insiste sur la souveraineté du congrès comme unique cadre légitime de règlement des différends internes. Le Conseil d’administration assure même que « toutes les dispositions seront prises pour garantir la tenue effective du congrès ». Une posture de défiance de la justice en érection permanente pourrait s&rsquo;auto-saisir pour frapper au moment où Bertin N&rsquo;Guessan conscient des risques de tension appelle les congressistes à la responsabilité et à la fin des confrontations stériles.<br />
‎Mais cette posture de fermeté n’a pas tardé à provoquer une riposte cinglante. La liste UNJCI-Nouvelle Vision, conduite par Marie-Laure N’Goran, est montée au créneau pour dénoncer une « violation manifeste du droit » et un « passage en force » caractérisé.<br />
Dans un communiqué rendu public ce dimanche 22 mars 2026, la liste affirme que le 12ᵉ congrès ordinaire est suspendu par une décision de justice rendue le 19 février 2026 et que cette décision n’a jamais été levée. Par conséquent, toute tentative de convocation serait une insubordination directe à l’autorité judiciaire.<br />
Plus grave encore, les partisans de Marie-Laure N’Goran soutiennent que les mandats des instances dirigeantes ont expiré depuis le 26 février 2026, rendant l’ancien Conseil d’administration juridiquement forclos. Selon eux, l’exécutif sortant n’a plus aucune légitimité pour engager l’UNJCI ou convoquer une assemblée, encore moins organiser un congrès à la veille d’une procédure judiciaire prévue le 26 mars 2026.<br />
Pour la liste Nouvelle Vision, le calendrier choisi ne doit rien au hasard. Elle y voit « une manœuvre désespérée visant à devancer la justice » et à imposer un président en violation des règles de l’Union. Le congrès extraordinaire du 25 février, qui s’était achevé dans un tohu-bohu, est également cité comme preuve d’une gestion chaotique et contestée, déjà sous le coup d’une procédure judiciaire.<br />
‎Face à cette situation qui projette des tensions, la liste appelle les journalistes à « garder leurs distances » vis-à-vis de ce congrès qualifié d’illégal et exhorte les autorités judiciaires à prendre leurs responsabilités pour éviter que « la forfaiture ne s’installe à la tête de l’UNJCI ».<br />
L&rsquo;UNJCI semble prise en otage par une bataille de leadership qui menace son image et sa crédibilité.<br />
À quelques jours de l’échéance annoncée du 25 mars, la question que l&rsquo;on se pose est celle-ci : la justice laissera-t-elle se tenir ce congrès sous tension ou décidera-t-elle de frapper fort pour mettre fin à ce bras de fer institutionnel ?<br />
‎Une chose est certaine : Bertin N&rsquo;Guessan, ex-président du Conseil d&rsquo;administration et l&rsquo;ex-président du Conseil exécutif de l&rsquo;UNJCI, jouent gros face à la justice.</p>
<p>‎JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<title>Côte d’Ivoire : quand la justice s’égare entre devoir de reconnaissance et abus de pouvoir</title>
		<link>https://artici.info/2025/09/05/cote-divoire-quand-la-justice-segare-entre-devoir-de-reconnaissance-et-abus-de-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 17:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#cei]]></category>
		<category><![CDATA[#conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[#justice ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[#transparence électorale]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Éditorial  On aura décidément tout vu et entendu des juges ivoiriens. Loin de cacher leurs volte-face, certains magistrats surprennent par des positions tranchées, parfois contradictoires, au point de justifier l’injustifiable. Que reste-t-il alors à espérer d’une justice où la compétence semble céder le pas à ce que d’aucuns qualifient de « devoir de reconnaissance » [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Éditorial </strong></p>
<p>On aura décidément tout vu et entendu des juges ivoiriens. Loin de cacher leurs volte-face, certains<br />
<span style="text-transform: initial;">magistrats surprennent par des positions tranchées, parfois contradictoires, au point de justifier l’injustifiable. Que reste-t-il alors à espérer d’une justice où la compétence semble céder le pas à ce que d’aucuns qualifient de « devoir de reconnaissance » ?</span></p>
<p><strong>Plus qu&rsquo;ne prophétie glaçante</strong></p>
<p>L’histoire de Beugré Bawa en dit long. Licencié abusivement en 1992 sur une plateforme pétrolière, il avait pourtant gagné son procès avec ses collègues. Mais la victoire judiciaire n’a jamais été suivie d’effet. En 2003, il confiait, amer : « Cette guerre de 2002 est petite. Ce qui viendra sera plus grave, et ce sera le fait de notre justice. Trop d’injustices naissent des mauvais jugements des juges. » Vingt ans plus tard, ses paroles résonnent comme une prophétie.</p>
<p><strong>Quand la justice se monnaie</strong></p>
<p>En 2006, un employé licencié injustement dans une société de Vridi osa porter son affaire devant le juge du travail, après l’échec de la conciliation à l’inspection. Résultat : six mois derrière les barreaux. L’employeur, se vantant de son influence, lâcha devant ses salariés : « J’attends le prochain qui osera m’attaquer. J’ai vos juges dans la poche. » Selon un témoin, une enveloppe de 5 millions FCFA aurait scellé le sort du plaignant. L’objectif était clair : faire taire toute velléité de contestation et réduire des travailleurs au silence, transformés en exécutants dociles.</p>
<p><strong>Le cas de l&rsquo;ex précédent du CC Paul Yao N’Dré</strong></p>
<p>Quatre ans plus tard, en pleine crise postélectorale de 2010, le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’Dré, fit basculer le pays. Plutôt que d’annuler un scrutin contesté, il invalida des votes et proclama élu son bienfaiteur politique, bafouant le choix des urnes. Plus tard, il confessera : « On a tous été possédés. » Possédés par quoi ? Par le même démon du « devoir de reconnaissance » qui continue de hanter la justice ivoirienne.</p>
<p>La sortie ces derniers jours du constitutionnaliste, professeur Ouraga Obou, président du comité des experts de la Constitution de la IIIe République continue d&rsquo;interroger bien d&rsquo;intelligences. Pourquoi maintenant ?<br />
Qu&rsquo;est-ce qui motive cette sortie alors qu&rsquo;il a défendu l&rsquo;impossibilité d&rsquo;un 3e mandat du Président Ouattara ?</p>
<p><strong>Les démissions de conscience</strong></p>
<p>Face à cette compromission, Francis Wodié, juriste respecté et « maître des Constitutions », choisit la démission pour ne pas avoir à porter sur sa conscience la souffrance d’un peuple trahi. Mais d’autres n’ont pas eu ce scrupule : procureurs et responsables électoraux ont préféré troquer la robe judiciaire pour le confort des postes.</p>
<p><strong>Kuibiert, juge et partie</strong></p>
<p>Aujourd’hui, les projecteurs se braquent sur Coulibaly Kuibiert Ibrahim, président de la Commission électorale indépendante (CEI). Loin de s’en tenir aux textes, il interprète la loi, parfois la réécrit. Exemple : la révision de la liste électorale. Là où la Constitution prévoit un exercice annuel, il se permet de décaler l’opération à la veille d’un scrutin crucial. Une entorse qui soulève de sérieuses inquiétudes sur la transparence du processus.</p>
<p><strong>Une justice à double vitesse</strong></p>
<p>Ces dérives nourrissent un sentiment d’injustice. Car comme dit l’adage, « no justice for the poor en français, pas de justice pour les pauvres ». Quand l’argent ou la reconnaissance dictent les décisions, les victimes se taisent et les citoyens perdent foi dans l’institution judiciaire.</p>
<p><strong>Quid du prochain scrutin ?</strong></p>
<p>À la veille d’échéances électorales capitales, une question brûle les lèvres : le Conseil constitutionnel et la CEI peuvent-ils garantir un scrutin libre et transparent, ou bien s’acheminent-ils vers une désignation à huis clos du prochain président ?</p>
<p>Entre prophéties ignorées, pots-de-vin, manipulations institutionnelles et devoirs mal placés, la justice ivoirienne se retrouve une fois encore sur le banc des accusés. Et le peuple, lui, attend toujours son droit.</p>
<p><em>Jules Eugène N&rsquo;DA</em></p>
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