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		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Les enseignants du privé dénoncent le comportement déshumanisant des fondateurs d&#8217;école et appellent Alassane Ouattara au secours</title>
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		<pubDate>Mon, 03 Aug 2026 10:39:44 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1440" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_170437-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 03 août 2026 &#8211; À quelques jours du discours du chef de l&#8217;État à l&#8217;occasion du 66e anniversaire de l&#8217;indépendance de la Côte d&#8217;Ivoire, le Syndicat national des personnels de l&#8217;enseignement privé de Côte d&#8217;Ivoire (SYNAPE-CI) a lancé un véritable cri d&#8217;alarme. Dans une démarche, marquée par des génuflexions adressées au président Alassane [&#8230;]]]></description>
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<p>Face à la presse ce dimanche 02 août 2026, le secrétaire général du SYNAPE-CI, Yoboué Kouakou, n&rsquo;a pas mâché ses mots. Il a dénoncé ce qu&rsquo;il qualifie de « comportement inhumain » de certains fondateurs d&rsquo;établissements privés, accusés d&rsquo;exploiter des milliers d&rsquo;enseignants tout en profitant des subventions publiques destinées à assurer leur rémunération.</p>
<p>Le syndicat parle sans détour de « 90 000 esclaves du savoir », une formule destinée à illustrer la précarité dans laquelle évoluent les personnels du préscolaire, du primaire et du secondaire privé. Enseignants, directeurs des études, éducateurs, comptables ou correspondants fichiers seraient, selon le SYNAPE-CI, les oubliés d&rsquo;un système devenu « une marchandisation sauvage de l&rsquo;éducation ».</p>
<p>Pour marquer les esprits, la conférence de presse a débuté par une minute de silence en mémoire des enseignants décédés, parfois faute d&rsquo;avoir pu bénéficier d&rsquo;une couverture sociale ou de soins médicaux. Un hommage lourd de sens qui a précédé une longue série de griefs.</p>
<p>Le syndicat affirme que la situation salariale s&rsquo;est considérablement dégradée. À titre d&rsquo;exemple, il soutient qu&rsquo;un professeur licencié percevait près de 194 000 FCFA en 1988, contre seulement 128 283 FCFA selon le barème de 2023, alors même que le coût de la vie n&rsquo;a cessé de grimper. Plus grave encore, le SYNAPE-CI affirme que plus de 85 % des enseignants du privé seraient rémunérés en dessous du minimum légal.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1758" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260802_165355-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>À ces faibles rémunérations s&rsquo;ajoutent, selon l&rsquo;organisation syndicale, des retards de paiement parfois vertigineux. À Tiéningboué, des enseignants cumuleraient jusqu&rsquo;à 72 mois d&rsquo;arriérés sur les périodes de vacances. Entre le 23 et le 25 juillet derniers, un recensement réalisé par le syndicat dans 25 établissements répartis dans 14 localités et sept régions aurait également révélé que plusieurs écoles n&rsquo;avaient versé aucun salaire depuis au moins trois mois, une situation qui affecterait directement des centaines de familles.</p>
<p>Le SYNAPE-CI rejette catégoriquement l&rsquo;argument régulièrement avancé par certains promoteurs d&rsquo;écoles selon lequel ces retards seraient imputables à l&rsquo;État. S&rsquo;appuyant sur des chiffres attribués à la Direction générale du Trésor, le syndicat affirme que 98,51 % des frais de scolarité dus aux fondateurs avaient déjà été réglés au 30 juin 2025. « L&rsquo;argent est là, mais il est détourné », accuse son secrétaire général.</p>
<p>Dans un appel solennel au président de la République, le SYNAPE-CI demande que le discours à la Nation du 6 août soit l&rsquo;occasion d&rsquo;annoncer des mesures fortes. Le syndicat réclame notamment que le versement des subventions publiques soit désormais conditionné au paiement effectif des salaires et à la déclaration des travailleurs à la CNPS, l&rsquo;ouverture d&rsquo;une enquête sur les trois milliards de FCFA du fonds « Spéciale Dévaluation » disparus depuis 1994, une solution d&rsquo;urgence pour les enseignants privés de salaire depuis plusieurs mois, ainsi qu&rsquo;une révision du barème salarial conformément au protocole historique de 1982.</p>
<p>« L&rsquo;indépendance d&rsquo;un pays commence par l&rsquo;indépendance de son école vis-à-vis de la misère », a conclu Yoboué Kouakou. Un message adressé directement au chef de l&rsquo;État, désormais attendu sur un dossier qui touche des dizaines de milliers d&rsquo;enseignants et près d&rsquo;un million d&rsquo;élèves scolarisés dans le privé.</p>
<p>JEN</p>
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