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	<title>#Ehoura Yao &#8211; Artici.info</title>
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	<item>
		<title>Cacao Ivoirien : 717 milliards de FCFA attendus, les fèves en fuite vers le Ghana </title>
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		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Oct 2026 20:30:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<p><strong>Enquête de terrain</strong></p>
<p><em>Alors que l’État ivoirien compte sur plus de 717 milliards de FCFA issus du secteur cacao pour soutenir son budget 2026, des tonnes de fèves prennent clandestinement la direction du Ghana voisin. Dans la nuit du 12 au 13 octobre, à Abronanmoué et Assonvokro, dans le département d’Abengourou, des camions et des motos chargés de cacao attendent leur départ. Sur le terrain, le différentiel de prix, les impayés dénoncés par des producteurs et la colère des syndicats alimentent cette fuite. Mais à Abidjan, la réaction du porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, suscite des interrogations.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Assonvokro, la nuit où les fèves prennent la frontière ghanéenne</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Lundi 12 octobre 2026, il est 23 h 12 à Assonvokro. Dans cette localité du département d’Abengourou, la campagne de commercialisation du cacao se joue aussi à la faveur de l’obscurité. Après une journée passée dans les plantations, le constat est sans appel : les producteurs travaillent, récoltent, extraient les fèves et les mettent à sécher. D’autres attendent des acheteurs, avec une préférence pour celui qui propose le meilleur prix.</p>
<p>À moins d’une dizaine de kilomètres, le Ghana offre une alternative financièrement séduisante. Alors que le kilogramme de cacao est fixé à 1 200 FCFA en Côte d’Ivoire, des pisteurs proposeraient entre 1 500 et 1 600 FCFA dans cette zone frontalière. Un écart qui pèse lourd dans les décisions de producteurs confrontés, selon leurs témoignages, à des impayés de la campagne précédente.</p>
<p>Dans la nuit du 12 au 13 octobre, le dispositif observé donne la mesure du phénomène. À Abronanmoué et Assonvokro, 28 camions de marque KIA, chargés chacun d’environ sept tonnes de cacao, sont annoncés en position de départ. À leurs côtés, 95 motos Haodjin transportant chacune cinq sacs de fèves attendent également le signal.</p>
<p>À 23 h 13, deux camions ouvrent le bal. Puis, toutes les cinq minutes environ, deux autres véhicules passent à leur tour. Les motos avancent par groupes de trois. Les convois prennent alors la direction du pays voisin.</p>
<p>Le lendemain matin (mercredi 14 octobre), alors que nous étions déjà rentré la veille sur Abidjan, une source locale évoque une soixantaine d’autres camions ayant franchi la frontière durant la même nuit. Ce chiffre reste à corroborer de manière indépendante. Mais les mouvements décrits posent une question majeure : combien de fèves échappent ainsi aux circuits officiels de commercialisation ?</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Impayés, prix décevant : les producteurs entre colère et tentation ghanéenne</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Derrière ces départs, la crise de confiance est palpable. Des producteurs affirment détenir des reçus attestant de livraisons de cacao qui n’auraient toujours pas été payées au titre de la campagne 2025-2026. Des syndicats réclament par ailleurs un audit de la gestion des 291 milliards de FCFA affectés au rachat des stocks résiduels.</p>
<p>Dans ce contexte, l’offre ghanéenne apparaît à certains comme une échappatoire. Mais cette stratégie inquiète également les acteurs locaux de la filière.</p>
<p>Président de la coopérative Coop CA Ahonto, dans l’Indénié, Ehoura Yao Léonard mesure déjà les conséquences sur l’activité. « Chaque année, à pareil moment de la campagne, j’ai déjà fait plus de 200 tonnes de cacao. Mais constatez vous-mêmes, ce sont des graines d’hévéa que nous sommes en train de charger », déplore-t-il.</p>
<p>Son plaidoyer pour une révision à la hausse du prix garanti sonne comme un avertissement : « Si les prix restent à ce niveau, dans l’Indénié ici, nous ne pourrons pas réaliser les tonnages que nous faisions les années passées », prévient-il.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>717 milliards de FCFA attendus au budget : La réaction du gouvernement qui interroge. </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>C’est ici que le dossier dépasse la seule question de la rémunération des producteurs. La Côte d’Ivoire attend plus de 717 milliards de FCFA du secteur cacao dans le cadre de son budget 2026. Toute fuite significative de fèves vers le Ghana est donc susceptible de fragiliser les circuits officiels, même si l’ampleur des pertes fiscales éventuelles reste à établir.</p>
<p>Interrogé sur cette situation au terme du Conseil des ministres du mercredi 14 octobre 2026, le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, a d’abord semblé mettre en doute l’intention de la question.</p>
<p>« Je ne sais si c’est une préoccupation ou si c’est un plaidoyer pour les producteurs », a-t-il réagi, évoquant ensuite un « parti pris à peine masqué ».</p>
<p>Cette réponse déplace le débat vers les motivations du questionnement, alors que les enjeux économiques méritent des éclaircissements précis. Le porte-parole a toutefois rappelé une différence entre les deux systèmes : en Côte d’Ivoire, le prix est garanti au producteur, tandis que le mécanisme ghanéen serait davantage libéralisé. « Quand les prix sont bons de l’autre côté, ils y vont », a-t-il reconnu.</p>
<p>Il appelle alors à davantage de vigilance des forces de l’ordre aux frontières et évoque une possible concertation entre le Conseil du Café-Cacao et les services concernés pour renforcer la lutte contre la fraude.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Qui doit rendre compte de ces évasions massives ? </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La surveillance des frontières est indispensable. Mais elle ne saurait, à elle seule, épuiser le débat. Comment expliquer les départs signalés ? Quelle est l’efficacité des contrôles ? Quelle réponse sera apportée aux producteurs qui déclarent attendre encore leur paiement ? Et que révélerait l’audit réclamé sur les stocks résiduels ?</p>
<p>À plus de 717 milliards de FCFA de recettes attendues, l’État ne peut se limiter à constater que les producteurs suivent les meilleurs prix. Il lui faut documenter les flux transfrontaliers, vérifier les éventuelles pertes et rassurer les acteurs sur la transparence de la commercialisation.</p>
<p>Car il faut voir au-delà de chaque camion chargé de fèves le seul enjeux commercial : la confiance dans la filière, les revenus des producteurs et la capacité du pays à préserver les ressources attendues de son principal produit agricole d’exportation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : 48 heures après l&#8217;annonce officielle du prix du cacao à 1.200 FCFA/kg, les producteurs dénoncent un « statu quo » et réclament un plan de sauvetage</title>
		<link>https://artici.info/2026/09/03/cote-divoire-48-heures-apres-lannonce-officielle-du-prix-du-cacao-a-1-200-fcfa-kg-les-producteurs-denoncent-un-statu-quo-et-reclament-un-plan-de-sauvetage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 16:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#café cacao]]></category>
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<p><strong><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-578" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" />Abidjan le 03 septembre 2026</strong> – Quarante-huit heures seulement après l&rsquo;annonce des nouveaux prix bord champ de la campagne principale 2026-2027, la tension monte déjà dans la filière café-cacao. Réunies autour d&rsquo;une déclaration commune rendue publique ce jeudi 3 septembre, sept (7) organisations professionnelles agricoles estiment que le maintien du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme ne fait que prolonger une crise qui, selon elles, n&rsquo;a jamais véritablement pris fin.</p>
<p>Pour les représentants des producteurs, le verdict est sans appel. Le prix annoncé le 1er septembre par le ministre de l&rsquo;Agriculture, Koné Nabagné Bruno, lors des Journées nationales du café-cacao (JNCC), correspond à une simple reconduction du tarif appliqué lors de la campagne intermédiaire 2025-2026. Une décision qui va à l&rsquo;encontre des attentes du monde paysan, encore marqué par le prix record de 2 800 FCFA/kg annoncé l&rsquo;an dernier pour la campagne principale, mais qui, rappellent-ils, n&rsquo;a jamais été effectivement respecté sur le terrain.</p>
<p>« Rien n&rsquo;a changé », résument les sept organisations professionnelles agricoles dans leur déclaration. Pour elles, le maintien du prix à 1.200 FCFA traduit la persistance de la crise qui secoue la principale filière d&rsquo;exportation du pays. Elles estiment que les producteurs, présentés comme les premiers artisans de la richesse nationale, demeurent confrontés à une précarité économique qui fragilise leurs exploitations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par la voix de leur porte-parole, Ehoura Yao Léonard, président de la Coordination Rurale de Côte d&rsquo;Ivoire (CR-CI), les organisations reviennent également sur le lourd passif de la précédente campagne. Elles rappellent que, face à la crise de commercialisation de 2025-2026, 123 000 tonnes de cacao avaient été inventoriées par l&rsquo;État, dont 100 000 tonnes avaient bénéficié d&rsquo;une subvention publique de <a href="https://artici.info/2026/07/28/cote-divoire-filiere-cacao-les-organisations-paysannes-prennent-le-relais-du-combat-de-bile-bile-et-reclament-un-audit-des-291-milliards-fcfa/">291 milliards de FCFA</a> afin de faciliter leur écoulement.</p>
<p>Cependant, selon eux, 23 000 tonnes de cacao sont encore entre les mains des producteurs, représentant une valeur estimée à 66,7 milliards de FCFA. À cela s&rsquo;ajouteraient plus de 7 000 tonnes correspondant, toujours selon les organisations, à un écart financier de 20,3 milliards de FCFA qui n&rsquo;aurait pas aussi été reversé aux producteurs à l&rsquo;issue de l&rsquo;opération de rachat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à cette situation, les sept (7) organisations refusent de s&rsquo;en tenir au seul constat. Elles formulent trois (3) revendications qu&rsquo;elles jugent prioritaires pour éviter une aggravation de la crise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première consiste à procéder sans délai à l&rsquo;enlèvement de l&rsquo;ensemble des stocks résiduels encore détenus par les producteurs.</p>
<p>La deuxième vise l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue institutionnel à travers la mise en place d&rsquo;un comité paritaire État-organisations professionnelles agricoles, chargé d&rsquo;examiner les difficultés structurelles de la filière et de proposer des solutions durables.</p>
<p>Enfin, elles sollicitent l&rsquo;octroi d&rsquo;une subvention exceptionnelle destinée aux producteurs ainsi qu&rsquo;à leurs organisations afin d&rsquo;éviter, selon leurs propres termes, « l&rsquo;asphyxie du monde paysan ».</p>
<p>Signée par la CR-CI, la CNMA-CI, le SYNARFA-CI, le SYPRODA-CI, le SYNAPROCCACI, l&rsquo;UNAJEPACI et le SYNEMACCI, ces organisations se disent néanmoins ouverte au dialogue. Elles assurent les autorités de leur disponibilité à travailler à une solution définitive capable de restaurer la sérénité dans la filière.</p>
<p>À peine deux jours après l&rsquo;ouverture officielle de la campagne 2026-2027, le prix bord champ du cacao, censé donner le ton de la campagne d&rsquo;achat, soulève ainsi des interrogations sur l&rsquo;avenir économique des producteurs ivoiriens et annonce déjà une campagne sous haute tension.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
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