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	<title>#douanier lynché à Yamoussoukro &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Côte d’Ivoire : un douanier lynché à Yamoussoukro, le silence de la hiérarchie interroge après un drame d’une rare violence</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Aug 2026 21:40:14 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="971" height="1280" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA0257.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA0257.jpg 971w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA0257-228x300.jpg 228w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA0257-777x1024.jpg 777w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA0257-768x1012.jpg 768w" sizes="(max-width: 971px) 100vw, 971px" /></div>&#160; Yamoussoukro le 13 août 2026 &#8211; Le meurtre du sous-contrôleur des douanes Coulibaly Aimé Lamtou, survenu le 4 août 2026 à Yamoussoukro, continue de susciter une vive émotion au sein de l’administration douanière et de l’opinion publique. Au-delà de l’horreur des faits, un autre élément alimente les interrogations : le silence de la Direction [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Yamoussoukro le 13 août 2026 &#8211;</strong> Le meurtre du sous-contrôleur des douanes Coulibaly Aimé Lamtou, survenu le 4 août 2026 à Yamoussoukro, continue de susciter une vive émotion au sein de l’administration douanière et de l’opinion publique. Au-delà de l’horreur des faits, un autre élément alimente les interrogations : le silence de la Direction générale des Douanes, qui n’a toujours pas publié de communiqué officiel condamnant ce crime ni rendu hommage à son agent tué dans l’exercice de ses fonctions.</p>
<p>Selon les informations rapportées par les proches de la victime, le drame serait né d’un banal accident de circulation impliquant le véhicule du douanier et un taxi communal. Très vite, la situation aurait dégénéré lorsqu’un groupe composé de syndicalistes du transport et de « gnambros » aurait décidé de se faire justice, sans attendre l’intervention des autorités compétentes.</p>
<p>Le fonctionnaire aurait alors été violemment pris à partie, roué de coups avant de succomber à ses blessures. Plus grave encore, son corps aurait été transporté puis jeté dans le lac aux Caïmans de Yamoussoukro afin de faire croire à un suicide, selon les témoignages recueillis auprès de ses proches. Une version qui, si elle est confirmée par l’enquête, traduirait une volonté manifeste de dissimuler les circonstances réelles de ce décès.</p>
<p>Le chef de brigade de la victime, le lieutenant Gallo, aurait saisi la Brigade de Recherche et d’Intervention (BRI) afin que toute la lumière soit faite sur cette affaire.</p>
<p><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA01782-200x300.jpg" alt="" width="200" height="300" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA01782-200x300.jpg 200w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260813-WA01782.jpg 678w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" /></p>
<p>Ce drame rappelle un précédent tragique enregistré dans la capitale politique. Le 21 octobre 2025, Konan Paul Kacou, 46 ans, avait perdu la vie après avoir été atteint à la tête par une pierre lors d&rsquo;un attroupement autour d&rsquo;une barricade dans le village de Kami, à Yamoussoukro. Deux décès en moins d&rsquo;un an, sur la terre de Félix Houphouët-Boigny, considéré comme le père de la Nation et le chantre du dialogue et de la paix, relancent les inquiétudes sur la recrudescence des violences collectives.</p>
<p>Mais au sein des Douanes ivoiriennes, c’est surtout la réaction institutionnelle qui surprend. Alors que les circonstances du décès de l&rsquo;agent ont profondément choqué ses collègues, la Direction générale est restée silencieuse. Aucun communiqué officiel, aucune condamnation publique, aucune annonce de mesures d’accompagnement de la famille ou de soutien aux agents n’a été diffusée.</p>
<p>À la place, seul un communiqué signé, par ordre du Directeur régional, par le chef du Bureau de Bouaké terrestre, a annoncé le décès et communiqué le programme des obsèques.</p>
<p>Celui-ci prévoit une levée de corps le vendredi 14 août 2026 à 9 heures à l’Ivosep de Yamoussoukro, suivie du transfert de la dépouille et de l’inhumation à Tafiré, au cimetière de la ville. La cérémonie du septième jour est programmée le samedi 15 août 2026 à 9 heures, au domicile familial à Tafiré.</p>
<p>Dans les rangs des agents, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur l’absence de réaction officielle face à un acte d’une telle gravité. Au-delà de l’enquête judiciaire attendue, plusieurs voix estiment qu’une prise de parole forte de la hiérarchie aurait constitué un signal de solidarité envers un agent décédé dans des circonstances particulièrement tragiques et un message de fermeté contre toute forme de justice populaire.</p>
<p>L’enquête devra désormais établir les responsabilités exactes et déterminer les auteurs de cette violence qui a coûté la vie à un serviteur de l’État. Les conclusions des investigations seront déterminantes pour faire la lumière sur cette affaire et répondre aux nombreuses interrogations qu’elle continue de soulever.</p>
<p>JEN</p>
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