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	<title>#conseil constitutionnel &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Présidentielle 2025 : Assalé Tiémoko recalé, l’ADCI dénonce « de graves incohérences »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 08 Sep 2025 23:49:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#Alassane Ouattara]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="526" height="470" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/09/assale-tiemoko-candidat-526x470-1.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/09/assale-tiemoko-candidat-526x470-1.jpg 526w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/09/assale-tiemoko-candidat-526x470-1-300x268.jpg 300w" sizes="(max-width: 526px) 100vw, 526px" /></div>Abidjan le 8 septembre 2025 &#8211; Coup de tonnerre dans le landerneau politique ivoirien. Ce lundi 8 septembre 2025, le Conseil constitutionnel a publié la liste définitive des candidats retenus pour la présidentielle du 25 octobre. Dans cette liste, ne figure pas de candidats de poids mais aussi de candidats outsiders comme Assalé Tiémoko Antoine, [&#8230;]]]></description>
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<p>L’ADCI, par la voix de son secrétaire exécutif Roger Youan, a tenu à réagir dans une déclaration solennelle, dénonçant une décision « regrettable » et « truffée d’inexactitudes ».</p>
<p>Selon l’argumentaire du Conseil constitutionnel, la candidature d’Assalé Tiémoko a été invalidée pour quatre raisons majeures : la présence de 11 345 numéros de CNI jugés faux parmi ses parrains, 213 doublons attribués à un autre candidat, soit au total 11 558 parrainages invalidés, réduisant son compteur à 23 183 parrainages valides contre les 33 727 requis. Résultat : un déficit de plus de 10 000 parrains, suffisant pour écarter sa candidature.</p>
<p>Mais pour l’ADCI, cette décision repose sur des bases fragiles et contradictoires. « Nous déplorons de ne pas disposer d’éléments permettant d’éclairer la décision relative à la qualification de “faux” pour 11 345 numéros de CNI », a martelé le mouvement. Plus grave encore, il dénonce la disparition inexpliquée de 7 165 parrainages pourtant dûment déposés auprès de la CEI.</p>
<p>Le mouvement politique relève aussi une « incohérence dans les chiffres avancés ». Selon lui, le nombre de parrainages requis pour les 17 régions et districts choisis par Assalé Tiémoko serait de 35 336, et non de 33 727 comme affirmé par le Conseil. « Quand on fait le cumul des parrainages validés et invalidés, on obtient 34 741, chiffre qui reste supérieur au seuil fixé. Mais le Conseil a préféré écarter notre candidature », soutient l’ADCI.</p>
<p>Un constat qui alimente un sentiment d’injustice et de suspicion. « Rejeter notre candidature sur la base de ces inexactitudes soulève d’importantes questions et fragilise le principe même de cette étape démocratique qu’est le parrainage », déplore le texte.</p>
<p>Malgré cette déconvenue, Assalé Tiémoko et ses partisans affichent une posture de retenue. « Avec regret, nous prenons acte de cette décision », indique la déclaration, avant d’appeler les militants « au calme, à la foi dans la cause et à rester attentifs à l’évolution politique du pays ».</p>
<p>Surtout, l’ADCI ne veut pas perdre de vue l’essentiel : la bataille pour une démocratie plus équitable. « Cette décision met en lumière la nécessité impérative de réformer le système de parrainages afin qu’il ne devienne pas un outil d’élimination arbitraire des candidats », plaide le mouvement.</p>
<p>Pour galvaniser ses troupes, Assalé Tiémoko se fonde sur ce propos de Nelson Mandela : « Je ne perds jamais. Soit je gagne, soit j’apprends. Aujourd’hui, nous avons appris. Demain, nous irons de l’avant, plus forts et plus déterminés que jamais. »</p>
<p>En attendant, la liste officielle des candidats est désormais close. Mais la polémique ouverte par l’invalidation d’Assalé Tiémoko risque de nourrir le débat sur la transparence du processus électoral et sur l’équité du système de parrainages, déjà critiqué par plusieurs acteurs politiques.</p>
<p>JEN</p>
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		<title>Côte d’Ivoire : quand la justice s’égare entre devoir de reconnaissance et abus de pouvoir</title>
		<link>https://artici.info/2025/09/05/cote-divoire-quand-la-justice-segare-entre-devoir-de-reconnaissance-et-abus-de-pouvoir/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 05 Sep 2025 17:02:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#cei]]></category>
		<category><![CDATA[#conseil constitutionnel]]></category>
		<category><![CDATA[#justice ivoirienne]]></category>
		<category><![CDATA[#transparence électorale]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" /></div>Éditorial  On aura décidément tout vu et entendu des juges ivoiriens. Loin de cacher leurs volte-face, certains magistrats surprennent par des positions tranchées, parfois contradictoires, au point de justifier l’injustifiable. Que reste-t-il alors à espérer d’une justice où la compétence semble céder le pas à ce que d’aucuns qualifient de « devoir de reconnaissance » [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="272" height="185" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/palais-justice-abj.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Éditorial </strong></p>
<p>On aura décidément tout vu et entendu des juges ivoiriens. Loin de cacher leurs volte-face, certains<br />
<span style="text-transform: initial;">magistrats surprennent par des positions tranchées, parfois contradictoires, au point de justifier l’injustifiable. Que reste-t-il alors à espérer d’une justice où la compétence semble céder le pas à ce que d’aucuns qualifient de « devoir de reconnaissance » ?</span></p>
<p><strong>Plus qu&rsquo;ne prophétie glaçante</strong></p>
<p>L’histoire de Beugré Bawa en dit long. Licencié abusivement en 1992 sur une plateforme pétrolière, il avait pourtant gagné son procès avec ses collègues. Mais la victoire judiciaire n’a jamais été suivie d’effet. En 2003, il confiait, amer : « Cette guerre de 2002 est petite. Ce qui viendra sera plus grave, et ce sera le fait de notre justice. Trop d’injustices naissent des mauvais jugements des juges. » Vingt ans plus tard, ses paroles résonnent comme une prophétie.</p>
<p><strong>Quand la justice se monnaie</strong></p>
<p>En 2006, un employé licencié injustement dans une société de Vridi osa porter son affaire devant le juge du travail, après l’échec de la conciliation à l’inspection. Résultat : six mois derrière les barreaux. L’employeur, se vantant de son influence, lâcha devant ses salariés : « J’attends le prochain qui osera m’attaquer. J’ai vos juges dans la poche. » Selon un témoin, une enveloppe de 5 millions FCFA aurait scellé le sort du plaignant. L’objectif était clair : faire taire toute velléité de contestation et réduire des travailleurs au silence, transformés en exécutants dociles.</p>
<p><strong>Le cas de l&rsquo;ex précédent du CC Paul Yao N’Dré</strong></p>
<p>Quatre ans plus tard, en pleine crise postélectorale de 2010, le président du Conseil constitutionnel, Paul Yao N’Dré, fit basculer le pays. Plutôt que d’annuler un scrutin contesté, il invalida des votes et proclama élu son bienfaiteur politique, bafouant le choix des urnes. Plus tard, il confessera : « On a tous été possédés. » Possédés par quoi ? Par le même démon du « devoir de reconnaissance » qui continue de hanter la justice ivoirienne.</p>
<p>La sortie ces derniers jours du constitutionnaliste, professeur Ouraga Obou, président du comité des experts de la Constitution de la IIIe République continue d&rsquo;interroger bien d&rsquo;intelligences. Pourquoi maintenant ?<br />
Qu&rsquo;est-ce qui motive cette sortie alors qu&rsquo;il a défendu l&rsquo;impossibilité d&rsquo;un 3e mandat du Président Ouattara ?</p>
<p><strong>Les démissions de conscience</strong></p>
<p>Face à cette compromission, Francis Wodié, juriste respecté et « maître des Constitutions », choisit la démission pour ne pas avoir à porter sur sa conscience la souffrance d’un peuple trahi. Mais d’autres n’ont pas eu ce scrupule : procureurs et responsables électoraux ont préféré troquer la robe judiciaire pour le confort des postes.</p>
<p><strong>Kuibiert, juge et partie</strong></p>
<p>Aujourd’hui, les projecteurs se braquent sur Coulibaly Kuibiert Ibrahim, président de la Commission électorale indépendante (CEI). Loin de s’en tenir aux textes, il interprète la loi, parfois la réécrit. Exemple : la révision de la liste électorale. Là où la Constitution prévoit un exercice annuel, il se permet de décaler l’opération à la veille d’un scrutin crucial. Une entorse qui soulève de sérieuses inquiétudes sur la transparence du processus.</p>
<p><strong>Une justice à double vitesse</strong></p>
<p>Ces dérives nourrissent un sentiment d’injustice. Car comme dit l’adage, « no justice for the poor en français, pas de justice pour les pauvres ». Quand l’argent ou la reconnaissance dictent les décisions, les victimes se taisent et les citoyens perdent foi dans l’institution judiciaire.</p>
<p><strong>Quid du prochain scrutin ?</strong></p>
<p>À la veille d’échéances électorales capitales, une question brûle les lèvres : le Conseil constitutionnel et la CEI peuvent-ils garantir un scrutin libre et transparent, ou bien s’acheminent-ils vers une désignation à huis clos du prochain président ?</p>
<p>Entre prophéties ignorées, pots-de-vin, manipulations institutionnelles et devoirs mal placés, la justice ivoirienne se retrouve une fois encore sur le banc des accusés. Et le peuple, lui, attend toujours son droit.</p>
<p><em>Jules Eugène N&rsquo;DA</em></p>
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