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	<title>#Conseil café-cacao &#8211; Artici.info</title>
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		<title>Cacao ivoirien : malgré l’intérêt russe, les producteurs étouffent sous des stocks impayés</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 19:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 11 Mars 2026 &#8211; Alors que la Russie manifeste un intérêt grandissant pour le cacao ivoirien et souhaite ouvrir de nouveaux circuits d’approvisionnement, la situation reste tendue sur le terrain pour les producteurs. En marge du premier forum ivoiro-russe organisé à Abidjan ce mercredi 11 mars 2026 pour renforcer les partenariats économiques entre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p dir="ltr"><strong>Abidjan le 11 Mars 2026 &#8211;</strong> Alors que la Russie manifeste un intérêt grandissant pour le cacao ivoirien et souhaite ouvrir de nouveaux circuits d’approvisionnement, la situation reste tendue sur le terrain pour les producteurs. En marge du premier forum ivoiro-russe organisé à Abidjan ce mercredi 11 mars 2026 pour renforcer les partenariats économiques entre les deux pays, des planteurs ont lancé un cri d’alarme au sommet de l’État.</p>
<p dir="ltr">À la Maison de la Presse d’Abidjan, Karim Sermé, président de l’Association des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire (AS.P.CA.C.C), s’est fait le porte-voix d’un monde rural qui dit suffoquer sous le poids des stocks invendus et des paiements qui tardent à venir.</p>
<p dir="ltr">‎Le paradoxe est saisissant : pendant qu’une délégation russe échange avec les autorités de la filière café-cacao pour explorer la possibilité d’acheter directement le cacao ivoirien, sans intermédiaires, des dizaines de milliers de tonnes dorment encore dans les magasins des producteurs.</p>
<p dir="ltr">‎« Nous sommes là pour lancer un appel », a déclaré Karim Sermé, tout en prenant soin d’adresser ses remerciements au président de la République et aux institutions de la filière. « Nous disons merci au chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, premier des producteurs de Côte d’Ivoire. Merci également à son gouvernement, à l’OIA Café-Cacao et au Conseil Café-Cacao. »<br />
Mais derrière ces formules protocolaires, l’inquiétude est palpable.</p>
<p dir="ltr">Selon le président de l’AS.P.CA.C.C, entre 40 000 et 45 000 tonnes de cacao restent encore stockées dans les entrepôts des producteurs à travers les 13 délégations de son organisation. Une situation qui plonge de nombreux planteurs dans une précarité inquiétante.</p>
<p dir="ltr">« Aujourd’hui, nos stocks de cacao sont encore entassés dans nos magasins. Nous demandons pardon au chef de l’État afin qu’il fasse l’effort de nous enlever ces produits pour que le paysan puisse vivre », a-t-il insisté.</p>
<p dir="ltr">Dans les villages et campements des producteurs, la tension monte. Les planteurs expliquent que certains d’entre eux ont livré leur cacao depuis la mi-novembre 2025, sans avoir encore perçu le moindre centime.</p>
<p dir="ltr">‎« Quelqu’un qui a vendu son cacao depuis mi-novembre jusqu’aujourd’hui n’a pas son argent. Non seulement il n’a pas l’argent, mais il est menacé par ses travailleurs », a alerté Karim Sermé.</p>
<p dir="ltr">Chaque jour, selon lui, les responsables de coopératives sont contraints de jouer les médiateurs pour éviter des conflits entre producteurs et ouvriers agricoles, ces derniers réclamant leur salaire.</p>
<p dir="ltr">« Chaque jour que Dieu fait, nous sommes obligés d’intervenir pour qu’il y ait la paix », explique-t-il.</p>
<p dir="ltr">Pour ces producteurs, la filière cacao représente l’unique source de revenus. « Nous n’avons pas deux ventes, nous avons une seule vente. Nous n’avons pas deux entrées, seulement celle de la vente de notre café et de notre cacao », rappelle le président de l’association.</p>
<p dir="ltr">Le prix bord champ fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire, correspondant à 60 % du prix CAF, est salué au passage par les producteurs. De même que les 2 800 FCFA. Mais dans les faits, déplore Karim Sermé, les planteurs n’ont pour l’instant que des reçus dans les mains.</p>
<p dir="ltr">« Les producteurs n’ont que des reçus. Nous attendons toujours d’avoir l’argent », martèle-t-il.</p>
<p dir="ltr">‎Dans les campagnes ivoiriennes, la conséquence est directe : l’activité économique ralentit dangereusement.</p>
<p dir="ltr">« Aujourd’hui, la vie s’est presque arrêtée dans nos villages. C’est difficile. Très difficile », insiste-t-il.</p>
<p dir="ltr">Créée en février 2021 à Yamoussoukro, l’AS.P.CA.C.C se veut la voix collective des producteurs de café et de cacao. L’organisation ambitionne notamment de structurer les coopératives afin de renforcer leur rôle dans la production, la collecte et la commercialisation du cacao.</p>
<p dir="ltr">‎Initialement connue sous le nom d’Association des Présidents de Conseils d’Administration de Coopératives de Café-Cacao, la structure a changé d’appellation en 2024 pour devenir plus inclusive et représenter directement les producteurs.</p>
<p dir="ltr">Mais en attendant les grandes réformes de la filière et les nouvelles opportunités commerciales, notamment avec la Russie, les planteurs ivoiriens espèrent surtout une chose : être payés pour le fruit de leur travail. « Nous, parents producteurs, s’il vous plaît, aidez-nous », a conclu Karim Sermé, dans un appel direct au chef de l’État.<br />
‎JEN</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Café-Cacao/Côte d’Ivoire : pillage organisé, milliards volatilisés, producteurs sacrifiés</title>
		<link>https://artici.info/2025/07/06/cafe-cacao-en-cote-divoire-pillage-organise-milliards-volatilises-producteurs-sacrifies/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 06 Jul 2025 22:52:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#fonds Covid]]></category>
		<category><![CDATA[#produits phytosanitaires]]></category>
		<category><![CDATA[#Yves Koné dg conseil-café-cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 6 juillet 2025 &#8211; Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><div dir="auto"><strong>Abidjan le 6 juillet 2025</strong> &#8211; <em>Une enquête explosive sur la machine opaque du Conseil Café-Cacao, qui saigne les planteurs à blanc</em></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Ils sèment, ils récoltent… mais on leur vole les fruits. Derrière l’image dorée de la première puissance cacaoyère du monde, une vérité beaucoup plus amère se cache : des milliards de francs CFA prennent, en toute discrétion, des destinations inconnues, une gouvernance verrouillée, des producteurs floués et des complicités en col blanc.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">De fait, le Conseil Café-Cacao (CCC), censé être le garant d’une gestion équitable des ressources de la filière, est aujourd’hui dans l’œil du cyclone. En face : la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), emmenée par un certain Bilé Bilé, vieux briscard de la contestation paysanne. En ligne de mire : un système mafieux qui pompe sans vergogne l’argent des paysans sous couvert de programmes d’appui agricole.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Comment on pompe l’argent des planteurs… légalement</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Tout commence avec des ponctions « réglementaires » faites sur chaque kilo de fèves produit. L’argent ainsi collecté devrait revenir aux producteurs à travers des appuis en intrants, des sacs de jute, ou des projets de modernisation ou d&rsquo;entretien des vergers. Mais dans les faits, des milliards s’évaporent dans un brouillard de procédures opaques.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Le cas le plus criant : les 4 milliards de FCFA débloqués par l’État pour créer l’interprofession Café-Cacao. Objectif : recenser les producteurs et mettre en place une représentation équitable. Mission confiée au cabinet JADEX. Problème : les données officielles de la Chambre d’Agriculture sont alors inaccessibles. Résultat ? Un recensement bricolé, truffé d’absences volontaires, avec des coopératives bidons placées là pour servir d’interface à des malversations.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Coopératives fictives et circuits frauduleux : la stratégie du siphon</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">C’est un véritable schéma de fraude savamment orchestré. Des coopératives fictives selon des producteurs interrogés, dont les noms reviennent systématiquement dans les documents du CCC, sont utilisées comme écrans pour faire sortir de l’argent et des produits. D’après les révélations du RJECI, des milliers d’hectares de dotations en produits phytosanitaires sont attribués à des entités fantômes.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Au cœur du montage, deux hommes : Jérémie Kouassi Kan, Directeur chargé de l’Appui Agricole au CCC, et Kambou Sié, décrit comme un « distributeur fantôme » de plus de 50.000 hectares de produits phytosanitaires, qu’il revendrait sous le manteau. Derrière ces figures de paille : le nom d’Yves Koné Brahima, le tout-puissant DG du CCC, revient avec insistance. Ce dernier aurait mis en place un système de redistribution parallèle, sous couvert de légalité.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Bilé Bilé : le caillou dans la chaussure du CCC</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Mais dans ce théâtre bien huilé, un acteur vient tout perturber : Bilé Bilé, président de la CNMA-CI. Habitué des dénonciations coup de poing – il est déjà à l’origine de la chute du système dans les années 2008 – il revient en force, assignant le CCC devant la justice pour exiger un audit complet.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Et le coup porte. Le juge des référés, le 28 mars 2025, rejette toutes les manœuvres dilatoires du CCC : exception d’incompétence, fin de non-recevoir… balayées. La justice reconnaît à la CNMA-CI le droit d’interroger une entité publique sur l’utilisation de fonds collectés auprès des producteurs. Même si l’audit est refusé à ce stade, le juge ouvre la voie à une procédure de fond, bien plus incisive.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Résultat : la première audience au fond, tenue le 3 juillet, a déjà permis d’exiger que le CCC rende des comptes sur l’utilisation des 4 milliards et sur la gestion des produits phytosanitaires. Nouveau rendez-vous explosif fixé au 17 juillet 2025.</div>
<div dir="auto"><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-576" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc-300x164.jpeg" alt="" width="300" height="164" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc-300x164.jpeg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg 304w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></div>
<div dir="auto"><strong>Intimidation, silence et contre-feux judiciaires</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Acculé, le CCC change de stratégie : moins de tribunaux, plus de menaces. Le 29 avril, Bilé Bilé est convoqué… non pas devant une juridiction civile, mais par la police criminelle, pour « diffamation ». Une intimidation à peine voilée, interprétée comme une diversion destinée à détourner l’attention des scandales en cours.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Mais loin de reculer, Bilé Bilé contre-attaque : il annonce une nouvelle plainte sur les 17 milliards de FCFA du Fonds Covid, introuvables dans les comptes. Pendant ce temps, Yves Koné joue la montre, multiplie les renvois d’audience, mais reste incapable de justifier sa gestion.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Et quand des journalistes et ONG demandent les documents sur la distribution des phytosanitaires, le CCC leur tend un énorme classeur illisible, sans légende ni explication. On leur interdit de faire des copies pour apprécier la gestion décriée. Silence total depuis. La transparence, visiblement, n’est pas dans l’ADN du DG.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>Un système en place depuis 20 ans&#8230; mais en train de vaciller</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Ce n’est pas la première fois que la filière est secouée. Déjà, entre 2000 et 2010, des dizaines de cadres avaient été arrêtés pour malversations. L’État avait réformé le système, mis en place des structures de régulation, tenté d’installer des garde-fous.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Mais voilà : en 2011, le Conseil Café-Cacao devient l’organe unique de gestion de la filière. Ses missions ? Promouvoir la transparence, augmenter les revenus des planteurs, soutenir la transformation locale. Or, depuis l’arrivée d’Yves Koné, c’est tout l’inverse qui se produit. Les fonds s’échappent, les producteurs crient famine, et la gouvernance se referme sur elle-même.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>La filière au bord de l’explosion</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Aujourd’hui, le CCC ressemble de plus en plus à une citadelle assiégée, défendue par une communication faussement triomphaliste, mais creusée par des affaires de mauvaises gestions, de favoritisme et de mépris affiché contre les vrais producteurs.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">En face, la CNMA-CI engrange les soutiens. Juridiques, populaires, médiatiques. La justice ne s’est pas laissée berner. Elle a rejeté les tactiques de diversion, rappelé que les planteurs ont des droits, et que l’argent du cacao ne doit pas être géré comme une caisse noire.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"><strong>17 juillet 2025 : la vérité s’approche à grands pas</strong></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">La prochaine audience promet d’être décisive. Elle pourrait forcer le CCC à ouvrir ses livres de comptes, à révéler qui sont les vrais bénéficiaires des milliards de subventions. Et surtout, à répondre à cette question lancinante : où va l’argent du cacao ?</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Dans un pays où le cacao représente 40% des recettes d’exportation, cette affaire n’est pas une simple querelle institutionnelle. C’est une bataille pour la survie d’un million de familles paysannes.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Et cette fois, la vérité pourrait bien trouver enfin le chemin du champ.</div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto"></div>
<div dir="auto">Une rédaction du RJECI</div>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : la justice recadre le Conseil Café-Cacao poursuivi par la CNMA-CI</title>
		<link>https://artici.info/2025/04/24/cote-divoire-la-justice-recadre-le-conseil-cafe-cacao-poursuivi-par-la-cnma-ci/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Apr 2025 23:30:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#procès CNMA-CI vs CCC]]></category>
		<category><![CDATA[#Yves Koné dg conseil-café-cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="304" height="166" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg 304w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc-300x164.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 304px) 100vw, 304px" /></div>&#160; Abidjan le 24 Avril 2025 &#8211; Dans son ordonnance du 17 avril 2025, le Conseil Café-Cacao (CCC) s’est empressé de saluer une décision qu’il a présentée comme une victoire judiciaire. Pourtant, une lecture attentive de la décision du 28 mars révèle un tout autre tableau : loin d’avoir été totalement blanchi, le CCC et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="304" height="166" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc.jpeg 304w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/jone_yves-dg-ccc-300x164.jpeg 300w" sizes="auto, (max-width: 304px) 100vw, 304px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 24 Avril 2025</strong> &#8211; Dans son ordonnance du 17 avril 2025, le Conseil Café-Cacao (CCC) s’est empressé de saluer une décision qu’il a présentée comme une victoire judiciaire. Pourtant, une lecture attentive de la décision du 28 mars révèle un tout autre tableau : loin d’avoir été totalement blanchi, le CCC et son directeur général, Yves Koné Brahima, ont été sèchement recadrés par le juge des référés. Car si la justice a certes rejeté la demande d’audit formulée par la CNMACI, ce rejet ne constitue nullement un quitus de gestion, et encore moins une victoire juridique. Au contraire, le juge a balayé avec rigueur les tentatives de la défense de faire taire la voix des producteurs.</p>
<p><strong>Un rejet clair des manœuvres procédurales du CCC</strong></p>
<p>Face à la demande d’audit déposée par la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMACI), le CCC a d’abord tenté de faire invalider la procédure en soulevant une exception d’incompétence du juge des référés. Selon ses avocats, les faits dénoncés n’étaient ni urgents ni de nature à relever de mesures provisoires. Le juge, s’appuyant sur les articles 221 et 226 du code de procédure civile, a balayé cet argument d’un revers de plume : une mesure comme l’audit, qui vise à préserver les droits et intérêts des parties, entre parfaitement dans le champ d’action du juge des référés. Ce dernier a ainsi rejeté l’exception d’incompétence, affirmant que l&rsquo;urgence n&rsquo;était pas un préalable absolu lorsqu’il s’agissait de mesures conservatoires.</p>
<p>Deuxième revers pour la défense : la fin de non-recevoir. Le CCC a tenté de disqualifier la CNMACI en prétendant qu’elle n’avait pas qualité pour agir, l’accusant d’usurper une compétence relevant exclusivement de l’État. Mais là encore, le juge a fermement recadré le conseil : il a rappelé qu’une organisation interprofessionnelle représentant les producteurs a tout à fait le droit de demander des mesures visant à garantir la transparence sur des fonds qui lui sont destinés, même s’ils relèvent du domaine public. Une décision limpide qui reconnaît la légitimité de la CNMACI à poser des questions sur la destination des 17 milliards FCFA du « Fonds Covid » promis aux producteurs.</p>
<p><strong>Un rejet au fond, mais pas une absolution</strong></p>
<p>Au fond, le juge a toutefois rejeté la demande d’audit au motif que la CNMACI n’apportait pas d’éléments suffisamment probants pour justifier une telle mesure. Il a reconnu que le CCC avait procédé à des audits internes par des commissaires aux comptes agréés, conformément aux textes régissant la gestion des établissements publics. Néanmoins, le juge a pris soin de souligner que cette décision ne préjugeait en rien du fond et n’excluait pas d’éventuelles actions futures, mieux étayées, devant la juridiction compétente. Une nuance de taille, absente du récit triomphaliste du CCC.</p>
<p><strong>Une vérité judiciaire nuancée</strong></p>
<p>Ainsi, la décision judiciaire est loin de la version embellie servie au public par le CCC et certains relais médiatiques. Loin d’avoir « blanchi » la gestion du fonds, la justice a reconnu à la CNMACI un droit légitime d’interroger l’administration des ressources publiques affectées à la filière café-cacao. Elle a également rappelé que la transparence est un principe incontournable dans la gouvernance des fonds publics, surtout lorsqu’ils concernent un secteur aussi stratégique comme l’agriculture.</p>
<p>Ce que certains ont voulu faire passer pour une victoire, n’est en réalité qu’une défaite évitée de justesse. La justice a certes rejeté la demande d’audit, mais elle l’a fait sans pour autant délégitimer les inquiétudes des producteurs invités à poursuivre leur action devant le juge du fond, compétant en la matière. Elle a même offert un cadre de légitimité à leur voix, souvent marginalisée. Le CCC, en se contentant de clamer victoire sans évoquer les recadrages sévères opérés par le juge, donne l’image d’une institution plus soucieuse de communication que de redevabilité.</p>
<p>À l’évidence, la décision du 28 mars est tout sauf un blanc-seing : elle est un appel à la transparence, un signal clair que les comptes publics, même gérés par des entités étatiques, doivent être ouverts au regard de ceux à qui ils sont destinés. Le CCC, plutôt que de brandir cette décision comme un trophée, ferait mieux d’en tire<span style="text-transform: initial;">r les leçons.</span></p>
<p>JEN</p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire &#8211; Affaire gestion du fonds Covid et FIMR : L&#8217;étau se resserre autour du DG du conseil Café-Cacao et son conseil</title>
		<link>https://artici.info/2025/03/25/cote-divoire-affaire-gestion-du-fonds-covid-fimr-letau-se-resserre-autour-du-dg-du-conseil-cafe-cacao-et-son-conseil/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Mar 2025 19:20:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#malversation au conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#Yves Koné dg conseil-café-cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="300" height="200" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/jad20230224-eco-civ-ccc.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Abidjan le 25 Mars 2025 &#8211; Dans une affaire présumée de malversations perpétrées au conseil Café-Cacao, le conseil dirigé par Yves Koné a été assigné début février 2025 en justice par la Coordination Nationale du Monde Agricole (CNMA-CI) de Bilé Bilé, une des plus grandes organisations de la filière. Reportée à plusieurs reprises à la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="300" height="200" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/jad20230224-eco-civ-ccc.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Abidjan le 25 Mars 2025 &#8211;</strong> <span style="text-transform: initial;">Dans une affaire présumée de malversations perpétrées au conseil Café-Cacao, le conseil dirigé par Yves Koné a été assigné début février 2025 en justice par la Coordination Nationale du Monde Agricole (CNMA-CI) de Bilé Bilé, une des plus grandes organisations de la filière.</span></p>
<p>Reportée à plusieurs reprises à la demande de la défense de Yves Koné, cette affaire connaîtra certainement son épilogue ce jeudi 27 Mars. Sauf par extraordinaire pour que Yves Koné et son conseil s&rsquo;en sortent avec moins d&rsquo;excoriations.</p>
<p>En effet, pour mieux apprécier la tangente afin de ne pas dévier de la cible, le juge a demandé des éléments complémentaires de preuve à la requête formulée par la CNMA-CI en tant qu&rsquo;entité morale dans sa démarche.</p>
<p>Bien que tout individu soit bien fondé pour demander des comptes à toute personne qui gère l&rsquo;argent public, le statut de la CNMA-CI qui est une organisation de milliers de producteurs vient corser la plainte et resserrer l&rsquo;étau autour du DG qui depuis pratiquement deux mois n&rsquo;arrive pas à produire un seul élément pour disculper son conseil. Qui, jusque-là, campe sur l&rsquo;argumentaire : « la CNMA-CI) n&rsquo;a pas la compétence de poursuivre le conseil en justice ». Or la justice ne se prononce que sur les éléments de preuves palpables. L&rsquo;accusation, quant à elle, a produit ses éléments de faits de malversations. Pour lever toute suspicion sur les malversations présumées, objet de la colère de la CNMA-CI, le CCC de Yves Koné gagneraient d&rsquo;apporter une bonne réplique en contradiction pour clore le débat et non de recourir à la diversion pour tenter de sauver sa peau.</p>
<p>Le président de la CNMA-CI annonçait le 11 février dernier un détournement portant sur l’aide exceptionnelle de 17 milliards FCFA accordée par l’État ivoirien pour soutenir les producteurs affectés par la pandémie de Covid-19. Selon lui, au lieu d’être redistribuée selon un mécanisme transparent incluant les 14 leaders de la filière, cette somme a servi au DG et son « clan « .</p>
<p>« Le DG du CCC s&rsquo;est arrogé le droit de gérer seul ces fonds. Il a affecté les 17 milliards FCFA à la Banque du Trésor et a désigné arbitrairement les bénéficiaires, laissant de côté de nombreuses coopératives légitimes. Malgré les demandes répétées des producteurs pour obtenir la liste des récipiendaires et la clé de répartition, la direction du CCC oppose un refus catégorique », a-t-il dénoncé.</p>
<p>Bilé Bilé a également fustigé la mise en place « illégale » de l’Interprofession des producteurs de café-cacao.</p>
<p>Rendez-vous le jeudi 27 Mars pour le verdict d&rsquo;un procès très attendu par les producte<span style="text-transform: initial;">urs.</span></p>
<p>JEN</p>
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		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Gestion des fonds Covid, FIMR et Interprofession : La CNMA-CI dénonce des détournements massifs</title>
		<link>https://artici.info/2025/02/11/cote-divoire-gestion-des-fonds-covid-fimr-et-interprofession-la-cnma-ci-denonce-des-detournements-massifs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Feb 2025 14:34:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#Conseil café-cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#Coordination Nationale du Monde Agricole]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>&#160; Abidjan, le 11 février 2025 – Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à la Maison de la Presse d’Abidjan, le président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), Bilé Bilé, a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion opaque des fonds destinés aux producteurs de café-cacao. Flanqué de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105726_764-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan, le 11 février 2025</strong> – Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi à la Maison de la Presse d’Abidjan, le président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), Bilé Bilé, a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion opaque des fonds destinés aux producteurs de café-cacao.<br />
Flanqué de ses avocats, Me Alexandre Kouadio et Me Adou Amoakon, Bilé Bilé a dénoncé ce qu’il qualifie de « pillage organisé » des ressources des producteurs par les dirigeants du Conseil Café-Cacao (CCC), notamment sous l’administration de son directeur général, Koné Yves.</p>
<p><strong>Fonds Covid : une gestion opaque de 17 milliards FCFA</strong></p>
<p>Le président de la CNMA-CI est revenu sur l’aide exceptionnelle de 17 milliards FCFA accordée par l’État ivoirien pour soutenir les producteurs affectés par la pandémie de Covid-19. Selon lui, au lieu d’être redistribuée selon un mécanisme transparent incluant les 14 leaders de la filière, cette somme a été détournée :<br />
« Le DG du CCC s&rsquo;est arrogé le droit de gérer seul ces fonds. Il a affecté les 17 milliards FCFA à la Banque du Trésor et a désigné arbitrairement les bénéficiaires, laissant de côté de nombreuses coopératives légitimes. Malgré les demandes répétées des producteurs pour obtenir la liste des récipiendaires et la clé de répartition, la direction du CCC oppose un refus catégorique », a-t-il dénoncé.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-529" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105628_620-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /> <img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-530" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/02/IMG_20250211_105535_461-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
<strong>Mise en place contestée de</strong> <strong>l’Interprofession : 4 milliards FCFA dilapidés</strong><br />
Bilé Bilé a également fustigé la mise en place « illégale » de l’Interprofession des producteurs de café-cacao. Alors que cette structuration devrait être encadrée par un arrêté conjoint des ministères de l’Agriculture et des Ressources Halieutiques, le DG du CCC aurait engagé un cabinet privé, Jadex, à hauteur de 4 milliards FCFA pour mener cette opération, sans concertation avec les producteurs.<br />
« Pourquoi un tel gaspillage alors que nous avons déjà des représentations régionales et la Chambre nationale d’agriculture ? Qu’a fait monsieur Yves Koné de ces 4 milliards FCFA ? », s’est insurgé le leader des producteurs.</p>
<p><strong>Fonds FIMR : plus de 25 milliards FCFA sans traçabilité</strong><br />
Autre point majeur de dénonciation : la gestion du Fonds d’Investissement en Milieu Rural (FIMR), financé par une ponction de 5 FCFA par kilogramme de café et cacao. Ce fonds est censé couvrir l’achat de sacherie, les produits phytosanitaires et l’entretien des infrastructures rurales.<br />
Selon Bilé Bilé, au moins 33 milliards FCFA auraient dû être mobilisés ces trois dernières années, mais aucune action concrète n’a été réalisée en faveur des producteurs.<br />
« Où est passé cet argent ? À quoi ont servi ces fonds ? Nous avons saisi la Primature et la Présidence de la République, et nous demandons à la Cour des Comptes d’auditer cette gestion. »</p>
<p><strong>Vers une bataille judiciaire</strong></p>
<p>Face à ces soupçons de malversations, la CNMA-CI annonce avoir déposé une plainte contre le CCC devant le Tribunal de Première Instance d’Abidjan, avec une première audience fixée au 13 février 2025.<br />
« Nous irons jusqu’au bout. Trop c’est trop ! Il est temps que justice soit faite et que ces milliards retournent aux véritables producteurs qui, chaque jour, suent pour faire vivre ce secteur clé de l’économie nationale. »</p>
<p>Bilé Bilé et ses conseils exigent désormais un audit indépendant, la restitution des fonds détournés et une refonte complète de la gouvernance du secteur.</p>
<p>Affaire à suivre…</p>
<p>JEN</p>
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