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	<title>#café cacao &#8211; Artici.info</title>
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	<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : 48 heures après l&#8217;annonce officielle du prix du cacao à 1.200 FCFA/kg, les producteurs dénoncent un « statu quo » et réclament un plan de sauvetage</title>
		<link>https://artici.info/2026/09/03/cote-divoire-48-heures-apres-lannonce-officielle-du-prix-du-cacao-a-1-200-fcfa-kg-les-producteurs-denoncent-un-statu-quo-et-reclament-un-plan-de-sauvetage/</link>
		
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		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 16:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-578" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Abidjan le 03 septembre 2026</strong> – Quarante-huit heures seulement après l&rsquo;annonce des nouveaux prix bord champ de la campagne principale 2026-2027, la tension monte déjà dans la filière café-cacao. Réunies autour d&rsquo;une déclaration commune rendue publique ce jeudi 3 septembre, sept (7) organisations professionnelles agricoles estiment que le maintien du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme ne fait que prolonger une crise qui, selon elles, n&rsquo;a jamais véritablement pris fin.</p>
<p>Pour les représentants des producteurs, le verdict est sans appel. Le prix annoncé le 1er septembre par le ministre de l&rsquo;Agriculture, Koné Nabagné Bruno, lors des Journées nationales du café-cacao (JNCC), correspond à une simple reconduction du tarif appliqué lors de la campagne intermédiaire 2025-2026. Une décision qui va à l&rsquo;encontre des attentes du monde paysan, encore marqué par le prix record de 2 800 FCFA/kg annoncé l&rsquo;an dernier pour la campagne principale, mais qui, rappellent-ils, n&rsquo;a jamais été effectivement respecté sur le terrain.</p>
<p>« Rien n&rsquo;a changé », résument les sept organisations professionnelles agricoles dans leur déclaration. Pour elles, le maintien du prix à 1.200 FCFA traduit la persistance de la crise qui secoue la principale filière d&rsquo;exportation du pays. Elles estiment que les producteurs, présentés comme les premiers artisans de la richesse nationale, demeurent confrontés à une précarité économique qui fragilise leurs exploitations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par la voix de leur porte-parole, Ehoura Yao Léonard, président de la Coordination Rurale de Côte d&rsquo;Ivoire (CR-CI), les organisations reviennent également sur le lourd passif de la précédente campagne. Elles rappellent que, face à la crise de commercialisation de 2025-2026, 123 000 tonnes de cacao avaient été inventoriées par l&rsquo;État, dont 100 000 tonnes avaient bénéficié d&rsquo;une subvention publique de <a href="https://artici.info/2026/07/28/cote-divoire-filiere-cacao-les-organisations-paysannes-prennent-le-relais-du-combat-de-bile-bile-et-reclament-un-audit-des-291-milliards-fcfa/">291 milliards de FCFA</a> afin de faciliter leur écoulement.</p>
<p>Cependant, selon eux, 23 000 tonnes de cacao sont encore entre les mains des producteurs, représentant une valeur estimée à 66,7 milliards de FCFA. À cela s&rsquo;ajouteraient plus de 7 000 tonnes correspondant, toujours selon les organisations, à un écart financier de 20,3 milliards de FCFA qui n&rsquo;aurait pas aussi été reversé aux producteurs à l&rsquo;issue de l&rsquo;opération de rachat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à cette situation, les sept (7) organisations refusent de s&rsquo;en tenir au seul constat. Elles formulent trois (3) revendications qu&rsquo;elles jugent prioritaires pour éviter une aggravation de la crise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première consiste à procéder sans délai à l&rsquo;enlèvement de l&rsquo;ensemble des stocks résiduels encore détenus par les producteurs.</p>
<p>La deuxième vise l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue institutionnel à travers la mise en place d&rsquo;un comité paritaire État-organisations professionnelles agricoles, chargé d&rsquo;examiner les difficultés structurelles de la filière et de proposer des solutions durables.</p>
<p>Enfin, elles sollicitent l&rsquo;octroi d&rsquo;une subvention exceptionnelle destinée aux producteurs ainsi qu&rsquo;à leurs organisations afin d&rsquo;éviter, selon leurs propres termes, « l&rsquo;asphyxie du monde paysan ».</p>
<p>Signée par la CR-CI, la CNMA-CI, le SYNARFA-CI, le SYPRODA-CI, le SYNAPROCCACI, l&rsquo;UNAJEPACI et le SYNEMACCI, ces organisations se disent néanmoins ouverte au dialogue. Elles assurent les autorités de leur disponibilité à travailler à une solution définitive capable de restaurer la sérénité dans la filière.</p>
<p>À peine deux jours après l&rsquo;ouverture officielle de la campagne 2026-2027, le prix bord champ du cacao, censé donner le ton de la campagne d&rsquo;achat, soulève ainsi des interrogations sur l&rsquo;avenir économique des producteurs ivoiriens et annonce déjà une campagne sous haute tension.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Filière cacao : les organisations paysannes prennent le relais du combat de Bilé Bilé et réclament un audit des 291 milliards FCFA</title>
		<link>https://artici.info/2026/07/28/cote-divoire-filiere-cacao-les-organisations-paysannes-prennent-le-relais-du-combat-de-bile-bile-et-reclament-un-audit-des-291-milliards-fcfa/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Jul 2026 23:11:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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<p><strong>Abidjan le 28 juillet 2026 &#8211;</strong> La bataille pour la vérité dans le dossier des stocks résiduels de cacao s&rsquo;étend à plusieurs organisations du monde paysan.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Alors que la conférence de presse très attendue de Bilé Bilé, président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), initialement prévue ce mardi 28 juillet 2026, a été reportée en raison d’un deuil qui frappe sa famille, plusieurs organisations professionnelles de la filière café-cacao ont décidé de monter au créneau pour maintenir la pression sur les autorités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Réunis à Abidjan autour du thème « Les stocks de cacao inventoriés non enlevés et l’audit des 291 milliards FCFA affectés à l’enlèvement de 100 000 tonnes de cacao », les responsables d’organisations agricoles ont clairement affiché leur volonté de soutenir le combat engagé depuis plusieurs semaines par Bilé Bilé en faveur de la transparence dans la gestion de cette opération.</p>
<p>Prenant la parole en ouverture, le président de la CNMA-CI a rappelé la gravité de la situation avant de céder la parole à Ehora Yao Léonard, président de la Coordination Rurale de Côte d’Ivoire (CR-CI), chargé de porter la déclaration commune des organisations présentes.</p>
<p>Tout en saluant la décision du gouvernement de mobiliser une enveloppe de 291 milliards FCFA pour soulager les producteurs confrontés à la crise des stocks résiduels, les organisations paysannes estiment que cette initiative salutaire soulève aujourd’hui de nombreuses interrogations.</p>
<p>Selon elles, plusieurs milliers de tonnes de cacao dûment inventoriées par le Conseil du Café-Cacao auprès des coopératives restent encore stockées chez les producteurs, sans avoir été enlevées. Une situation qui, affirment-elles, entraîne une détérioration progressive de la qualité des fèves, des pertes financières importantes pour les paysans et une perte de confiance dans le système de commercialisation.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-1745" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-300x169.jpg" alt="" width="300" height="169" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/07/IMG_20260728_123305-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« Ceux qui créent la richesse nationale demeurent les plus pauvres de la chaîne de valeur », a dénoncé Ehora Yao Léonard, estimant que les producteurs continuent de supporter les conséquences d’un système dont ils ne maîtrisent ni les mécanismes ni les décisions.</p>
<p>Au centre des préoccupations figure également la gestion des 291 milliards FCFA destinés à l’enlèvement de 100 000 tonnes de cacao. Les organisations présentes affirment par la voix de leur porte-parole Ehora Yao Léonard, disposer de documents laissant apparaître des zones d’ombre sur la conduite de cette opération. Ce dernier exige par conséquent la transparence totale sur l’utilisation de ces fonds ainsi que la réalisation d’un audit indépendant dont les conclusions devront être rendues publiques.</p>
<p>Les leaders paysans rappellent avoir adressé depuis plusieurs semaines des courriers au ministère de l’Agriculture, au Conseil du Café-Cacao et à l’Organisation interprofessionnelle agricole (OIA) afin d’obtenir la publication des listes des coopératives inventoriées, des volumes concernés et des bénéficiaires effectifs des opérations d’enlèvement. À ce jour, regrettent-ils, aucune réponse satisfaisante ne leur a été communiquée.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Aux côtés de la CNMA-CI, plusieurs organisations, dont le SYNARFACI, le SYNAPROCACI, le SYNAJAMCC-CI, l’UNAJEPACI et le SYPRODACI, ont apporté leur soutien à cette démarche qu’elles présentent comme une quête de vérité et de justice.</p>
<p>« L’argent destiné aux paysans doit revenir aux paysans », a martelé Ehora Yao Léonard au nom de ses pairs.</p>
<p>Avec Bilé Bilé, contraint au recueillement familial, les organisations de la filière entendent donc poursuivre les jours à venir le combat. Un combat qui, selon elles, n’est dirigé contre personne, mais vise à faire toute la lumière sur le sort des stocks inventoriés et sur l’utilisation des 291 milliards FCFA mobilisés au nom des producteurs ivoiriens.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Cacao ivoirien : malgré l’intérêt russe, les producteurs étouffent sous des stocks impayés</title>
		<link>https://artici.info/2026/03/11/cacao-ivoirien-malgre-linteret-russe-les-producteurs-etouffent-sous-des-stocks-impayes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 19:50:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Alassane Ouattara]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 11 Mars 2026 &#8211; Alors que la Russie manifeste un intérêt grandissant pour le cacao ivoirien et souhaite ouvrir de nouveaux circuits d’approvisionnement, la situation reste tendue sur le terrain pour les producteurs. En marge du premier forum ivoiro-russe organisé à Abidjan ce mercredi 11 mars 2026 pour renforcer les partenariats économiques entre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_133813-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p dir="ltr"><strong>Abidjan le 11 Mars 2026 &#8211;</strong> Alors que la Russie manifeste un intérêt grandissant pour le cacao ivoirien et souhaite ouvrir de nouveaux circuits d’approvisionnement, la situation reste tendue sur le terrain pour les producteurs. En marge du premier forum ivoiro-russe organisé à Abidjan ce mercredi 11 mars 2026 pour renforcer les partenariats économiques entre les deux pays, des planteurs ont lancé un cri d’alarme au sommet de l’État.</p>
<p dir="ltr">À la Maison de la Presse d’Abidjan, Karim Sermé, président de l’Association des Producteurs de Café-Cacao de Côte d’Ivoire (AS.P.CA.C.C), s’est fait le porte-voix d’un monde rural qui dit suffoquer sous le poids des stocks invendus et des paiements qui tardent à venir.</p>
<p dir="ltr">‎Le paradoxe est saisissant : pendant qu’une délégation russe échange avec les autorités de la filière café-cacao pour explorer la possibilité d’acheter directement le cacao ivoirien, sans intermédiaires, des dizaines de milliers de tonnes dorment encore dans les magasins des producteurs.</p>
<p dir="ltr">‎« Nous sommes là pour lancer un appel », a déclaré Karim Sermé, tout en prenant soin d’adresser ses remerciements au président de la République et aux institutions de la filière. « Nous disons merci au chef de l’État, Son Excellence Alassane Ouattara, premier des producteurs de Côte d’Ivoire. Merci également à son gouvernement, à l’OIA Café-Cacao et au Conseil Café-Cacao. »<br />
Mais derrière ces formules protocolaires, l’inquiétude est palpable.</p>
<p dir="ltr">Selon le président de l’AS.P.CA.C.C, entre 40 000 et 45 000 tonnes de cacao restent encore stockées dans les entrepôts des producteurs à travers les 13 délégations de son organisation. Une situation qui plonge de nombreux planteurs dans une précarité inquiétante.</p>
<p dir="ltr">« Aujourd’hui, nos stocks de cacao sont encore entassés dans nos magasins. Nous demandons pardon au chef de l’État afin qu’il fasse l’effort de nous enlever ces produits pour que le paysan puisse vivre », a-t-il insisté.</p>
<p dir="ltr">Dans les villages et campements des producteurs, la tension monte. Les planteurs expliquent que certains d’entre eux ont livré leur cacao depuis la mi-novembre 2025, sans avoir encore perçu le moindre centime.</p>
<p dir="ltr">‎« Quelqu’un qui a vendu son cacao depuis mi-novembre jusqu’aujourd’hui n’a pas son argent. Non seulement il n’a pas l’argent, mais il est menacé par ses travailleurs », a alerté Karim Sermé.</p>
<p dir="ltr">Chaque jour, selon lui, les responsables de coopératives sont contraints de jouer les médiateurs pour éviter des conflits entre producteurs et ouvriers agricoles, ces derniers réclamant leur salaire.</p>
<p dir="ltr">« Chaque jour que Dieu fait, nous sommes obligés d’intervenir pour qu’il y ait la paix », explique-t-il.</p>
<p dir="ltr">Pour ces producteurs, la filière cacao représente l’unique source de revenus. « Nous n’avons pas deux ventes, nous avons une seule vente. Nous n’avons pas deux entrées, seulement celle de la vente de notre café et de notre cacao », rappelle le président de l’association.</p>
<p dir="ltr">Le prix bord champ fixé à 1 200 FCFA le kilogramme pour la campagne intermédiaire, correspondant à 60 % du prix CAF, est salué au passage par les producteurs. De même que les 2 800 FCFA. Mais dans les faits, déplore Karim Sermé, les planteurs n’ont pour l’instant que des reçus dans les mains.</p>
<p dir="ltr">« Les producteurs n’ont que des reçus. Nous attendons toujours d’avoir l’argent », martèle-t-il.</p>
<p dir="ltr">‎Dans les campagnes ivoiriennes, la conséquence est directe : l’activité économique ralentit dangereusement.</p>
<p dir="ltr">« Aujourd’hui, la vie s’est presque arrêtée dans nos villages. C’est difficile. Très difficile », insiste-t-il.</p>
<p dir="ltr">Créée en février 2021 à Yamoussoukro, l’AS.P.CA.C.C se veut la voix collective des producteurs de café et de cacao. L’organisation ambitionne notamment de structurer les coopératives afin de renforcer leur rôle dans la production, la collecte et la commercialisation du cacao.</p>
<p dir="ltr">‎Initialement connue sous le nom d’Association des Présidents de Conseils d’Administration de Coopératives de Café-Cacao, la structure a changé d’appellation en 2024 pour devenir plus inclusive et représenter directement les producteurs.</p>
<p dir="ltr">Mais en attendant les grandes réformes de la filière et les nouvelles opportunités commerciales, notamment avec la Russie, les planteurs ivoiriens espèrent surtout une chose : être payés pour le fruit de leur travail. « Nous, parents producteurs, s’il vous plaît, aidez-nous », a conclu Karim Sermé, dans un appel direct au chef de l’État.<br />
‎JEN</p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Gnamien Konan menace et appelle à une refonte de la filière café-cacao et de l&#8217;Anacarde</title>
		<link>https://artici.info/2025/08/05/cote-divoire-gnamien-konan-menace-et-appelle-a-une-refonte-de-la-filiere-cafe-cacao-et-de-lanacarde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 05 Aug 2025 22:20:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#café cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#Gnamien Konan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="521" height="492" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455.jpg 521w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455-300x283.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px" /></div>Abidjan le 5 août 2025 &#8211; L’ancien ministre Gnamien Konan vient de lancer un pavé dans la mare politico-agricole ivoirienne. Dans une publication au vitriol diffusée sur sa page Facebook, l’ex-directeur général des Douanes a décidé de briser le silence sur ce qu’il considère comme un « vol organisé » des planteurs de cacao, de [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="521" height="492" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455.jpg 521w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/08/1754431029455-300x283.jpg 300w" sizes="auto, (max-width: 521px) 100vw, 521px" /></div><p><strong>Abidjan le 5 août 2025 &#8211;</strong> L’ancien ministre Gnamien Konan vient de lancer un pavé dans la mare politico-agricole ivoirienne. Dans une publication au vitriol diffusée sur sa page Facebook, l’ex-directeur général des Douanes a décidé de briser le silence sur ce qu’il considère comme un « vol organisé » des planteurs de cacao, de café et de noix de cajou depuis l’indépendance. Et pour ce faire, il n’a pas fait dans la dentelle.</p>
<p>Dans une déclaration qu&rsquo;on pourrait qualifier d&rsquo;incendiaire, Gnamien Konan ne prend pas de gants : « Trop, c’est trop ! Je dépose plainte contre Houphouët-Boigny, Bédié, Guéï, Gbagbo et Ouattara », a-t-il crié sa colère.<br />
Tous les chefs d’État qui se sont succédé à la tête du pays depuis 1960 sont ainsi nommément accusés d’avoir instauré une pratique qu’il juge inique : la fixation unilatérale, par décret, des prix d’achat du cacao, du café et de l’anacarde, produits agricoles phares de l’économie nationale.<br />
« Ils n’étaient ni les propriétaires, ni les acheteurs », souligne-t-il.</p>
<p>Dans un ton accusateur et empreint d’indignation, Gnamien Konan soulève une question fondamentale : de quel droit l’État fixe-t-il les prix d’une production qui ne lui appartient pas ? « Depuis plus de 65 ans, nous vivons dans ce paradoxe, dans cette injustice, pour ne pas dire dans ce vol organisé de nos parents, les planteurs, par nos propres dirigeants. Ils ont permis à des étrangers, à de simples intermédiaires, de s’enrichir massivement sur le dos de nos pauvres paysans », dénonce-t-il.</p>
<p>Pour lui, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une trahison d’élite, une confiscation économique au profit de quelques-uns, sous couvert d’un interventionnisme étatique devenu toxique.</p>
<p>Gnamien Konan pointe ainsi du doigt sur une anomalie structurelle qui, selon lui, gangrène la gestion des principales filières agricoles ivoiriennes. Il accuse les pouvoirs publics d’avoir institutionnalisé une forme de spoliation économique par le biais des mécanismes de fixation des prix. Une méthode qu’il qualifie de « monopole abusif », et qui aurait permis à l’État, tout au long de ces décennies, de maintenir les producteurs dans une précarité chronique tout en enrichissant des courtiers, exportateurs et opérateurs souvent étrangers.</p>
<p>Dans sa charge contre les fondements de cette gestion, l’ex-candidat à la présidentielle de 2015 se veut pédagogique : « Le rôle de l’État devrait se limiter à encadrer le cadre fiscal de ces produits, en fixant la base taxable. Mais jamais, au grand jamais, il ne devrait déterminer le prix de vente d’une production qui ne lui appartient pas », tranche-t-il.</p>
<p>Pour lui, toute autre approche relève d’une dérive autoritaire et constitue une entrave à la liberté économique des producteurs. Il remet en cause la légitimité même de la régulation étatique telle qu’elle est pratiquée dans ces secteurs stratégiques.</p>
<p>Gnamien Konan ne se contente pas de dénoncer : il appelle à l’action. Il plaide pour une refondation en profondeur du mode de gouvernance des filières agricoles, qu’il souhaite plus équitable, plus transparente, et surtout plus respectueuse des droits économiques des planteurs.</p>
<p>« Il est temps que cette arnaque prenne fin. C’est là, à mes yeux, le véritable combat à mener : celui de la justice économique au profit de nos paysans », conclut-il dans un ton grave, presque solennel.</p>
<p>Si certains saluent le courage politique de cette sortie, d’autres y voient une posture populiste, voire un procès trop radical contre l’histoire économique du pays. Mais une chose est sûre : en ciblant les icônes du pouvoir ivoirien, Gnamien Konan vient de rouvrir un débat explosif sur la souveraineté économique, la justice sociale et le rôle de l’État dans la filière agricole.</p>
<p>Alors que les tensions montent autour du prix du cacao à l’approche de la prochaine campagne, la sortie de l’ancien ministre résonne comme un signal d’alarme. Un appel à repenser un modèle qui, de l’avis de plus en plus d’observateurs, a atteint ses limites.</p>
<p>La balle est désormais dans le camp du gouvernement. Réformera-t-il ? Ou choisira-t-il, une fois de plus, de temporiser ?<br />
JEN</p>
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		<title>Côte d’Ivoire : Bilé Bilé s&#8217;aligne par devoir d&#8217;honnêteté sur les conclusions d&#8217;un cabinet d&#8217;étude dans la mise en place de l&#8217;interprofession du Café-Cacao</title>
		<link>https://artici.info/2025/07/15/cote-divoire-bile-bile-saligne-par-devoir-dhonnetete-sur-les-conclusions-dun-cabinet-detude-dans-la-mise-en-place-de-linterprofession-du-cafe-cacao/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Jul 2025 23:14:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bilé Bilé président de la CNMA-CI]]></category>
		<category><![CDATA[#café cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#interprofession café cacao]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cabosse-cacao.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Abidjan le 15 juillet 2025 &#8211; Bilé Bilé, président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), n’est pas homme à manier la langue de bois. Cet acteur bien connu du secteur agricole ivoirien, engagé dans un bras de fer judiciaire contre le Conseil du Café-Cacao (CCC) pour mauvaise gestion, surprend aujourd’hui [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cabosse-cacao.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Abidjan le 15 juillet 2025 &#8211;</strong> Bilé Bilé, président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d’Ivoire (CNMA-CI), n’est pas homme à manier la langue de bois. Cet acteur bien connu du secteur agricole ivoirien, engagé dans un bras de fer judiciaire contre le Conseil du Café-Cacao (CCC) pour mauvaise gestion, surprend aujourd’hui par un discours d’une franchise rare dans le milieu. Sans détours, il reconnaît la qualité du travail abattu cette fois-ci par l’organe régulateur, qu’il félicite pour sa transparence dans la mise en place de l’interprofession du café-cacao.</p>
<p>« J’ai combattu le Conseil du Café-Cacao, je ne m’en cache pas. J’ai même dénoncé le choix du cabinet Jad’Expertise », rappelle d’entrée de jeu Bilé Bilé, avant de poser un constat d’une honnêteté intellectuelle qui force le respect : « Mais il faut reconnaître que quand le lièvre court bien, il court vite. Le cabinet Jad’Ex a fait un travail exceptionnel », a-t-il affirmé.</p>
<p>À ceux qui agitent la contestation depuis les conclusions du cabinet d’audit, Bilé Bilé oppose des faits précis. Le cabinet mandaté a sillonné les 13 régions productrices de café-cacao pour identifier les organisations professionnelles réellement implantées dans le pays profond. « Ils sont venus dans nos bureaux, ils ont vu les planteurs, ils ont constaté notre présence effective dans toutes les régions. Le travail a été fait avec minutie et en toute transparence », insiste-t-il.</p>
<p>Le leader agricole dénonce, sans les nommer, certains acteurs qui revendiquent aujourd’hui une représentativité qu’ils ne possèdent pas. « Il y a des gens qui n’ont même pas de siège à Abidjan. Ils n’existent que sur des papiers qu’ils promènent dans leurs poches », raille-t-il, non sans pointer leur responsabilité dans l’enlisement passé de la filière. Pour lui, le débat est clos : « Ceux qui crient aujourd’hui mènent un faux combat », tranche-t-il.</p>
<p>Au-delà de ses différends judiciaires toujours pendants avec le CCC, Bilé Bilé marque ici un tournant. Il s’aligne résolument derrière les résultats du cabinet et invite ses pairs à en faire de même. « Cette fois-ci, je soutiens le ministre d’État Kouassi Adjoumani pour les critères de sélection. Je soutiens aussi le Conseil du Café-Cacao qui a travaillé dans la transparence. Il n’y a aucune structure qui ait rassemblé 50 % des planteurs, sauf l’ONPC-CI avec plus de 54 %, selon le rapport du cabinet. Donc c’est à elle que revient le droit d’accompagner la mise en place de l’interprofession », a avoué le président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d&rsquo;Ivoire.</p>
<p>Avec cette déclaration, Bilé Bilé appelle à une rupture avec les divisions stériles qui gangrènent la filière depuis trop longtemps. « Il faut que les producteurs se mobilisent et s’unissent derrière l’ONPC-CI. Nos querelles d’intérêts personnels nous ont trop retardés. C’est l’union qui nous permettra d’avancer et de récolter enfin le fruit de nos efforts », a-t-il plaidé.</p>
<p>Il invite également le ministre de l’Agriculture à ne pas fléchir face aux contestataires, tout en exhortant le président de l’ONPC-CI à s’appuyer sur des structures réellement représentatives, validées par le travail du cabinet Jad’Ex. « Le Comité technique de l’OIA a abattu un travail colossal. Nous devons respecter cette décision et avancer. Personne ne peut changer cette donne », a-t-il tranché.</p>
<p>Dans un climat où la suspicion règne encore chez certains acteurs, le discours de Bilé Bilé tranche par sa franchise. Lui, l’opposant d’hier devenu allié du bon sens, salue le travail accompli et invite à regarder vers l’avenir. « C’est une chance que nous donne le président de la République, Son Excellence Alassane Ouattara. Il veut que les producteurs prennent enfin leur destin en main à travers l’interprofession », fait-il remarquer.</p>
<p>Et de conclure dans un ultime appel à l’unité : « Parlons d’une seule voix. L’État met en place les moyens pour que nous bénéficions enfin de notre travail, ne gâchons pas cette opportunité. Unissons nos forces, allons à l’interprofession », a exhorté Bilé Bilé, l’homme que la filière a souvent vu en première ligne des contestations, mais qui aujourd’hui, par honnêteté et souci de l’intérêt général, choisit d’appeler à l’union sacrée pour sortir définitivement le secteur café-cacao de ses querelles intestines.</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
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