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		<title>Côte d&#8217;Ivoire &#8211; rachat du stock résiduel de cacao : Bilé Bilé temporise son offensive et mise sur un geste fort du chef de l&#8217;État</title>
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		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 04 Aug 2026 19:11:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div>&#160; Abidjan le 04 août 2026 &#8211; Le bras de fer autour de la gestion des 291 milliards de FCFA mobilisés pour l&#8217;enlèvement du stock résiduel de 123 000 tonnes de cacao est loin de connaître son épilogue. Après le report sine die de sa très attendue conférence de presse, le président de la Coordination [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG-20260804-WA0371-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 04 août 2026</strong> &#8211; Le bras de fer autour de la gestion des 291 milliards de FCFA mobilisés pour l&rsquo;enlèvement du stock résiduel de 123 000 tonnes de cacao est loin de connaître son épilogue. Après le report sine die de sa très attendue conférence de presse, le président de la Coordination Nationale du Monde Agricole de Côte d&rsquo;Ivoire (CNMA-CI), Bilé Bilé, revient à la charge. Dans un entretien accordé au journal en ligne connectionivoirienne.net, le doyen des organisations de producteurs affiche une confiance mesurée et dit attendre des réponses fortes du président de la République à l&rsquo;occasion de son traditionnel message à la Nation du 6 août.</p>
<p>Touché par un deuil familial, Bilé Bilé avait dû reporter une conférence de presse qu&rsquo;il annonçait riche en révélations sur le programme de rachat du stock résiduel de cacao. Mais, à l&rsquo;en croire, ce report ne signifie nullement un abandon du combat.</p>
<p>Le leader paysan affirme que la mobilisation s&rsquo;est au contraire élargie. Il salue l&rsquo;engagement de plusieurs jeunes organisations de producteurs qui, selon lui, ont compris que cette bataille dépasse sa seule personne et concerne l&rsquo;ensemble des planteurs ivoiriens.</p>
<p>« Ce combat n&rsquo;est pas celui de Bilé Bilé. C&rsquo;est celui d&rsquo;une corporation entière », insiste-t-il, rappelant que les producteurs de cacao, de café, d&rsquo;hévéa et de palmier à huile demeurent, selon lui, les grands oubliés des richesses qu&rsquo;ils contribuent pourtant à créer pour l&rsquo;économie nationale.</p>
<p>Au centre de ses interrogations figure toujours la gestion des 291 milliards de FCFA débloqués pour l&rsquo;enlèvement des 123 000 tonnes de cacao répertoriées par le Conseil Café-Cacao. Bilé Bilé reprend les chiffres avancés par les organisations de producteurs ayant animé la conférence de presse du 28 juillet dernier. Selon ces dernières, seulement 23 000 tonnes auraient effectivement été enlevées, laissant 100 000 tonnes encore stockées dans les magasins des coopératives et des acheteurs.</p>
<p>Pour le président de la CNMA-CI, une question demeure sans réponse : qu&rsquo;est devenu le financement destiné à l&rsquo;enlèvement du reliquat de ces stocks ? Une interrogation qu&rsquo;il considère comme centrale dans cette affaire et qui, selon lui, mérite des explications des autorités compétentes.</p>
<p>Malgré ces zones d&rsquo;ombre, Bilé Bilé ne ferme pas la porte au dialogue. Il affirme que la suite de son action dépendra essentiellement de la réponse que les pouvoirs publics réserveront aux préoccupations exprimées par les producteurs.</p>
<p>Le responsable agricole dit surtout nourrir de grands espoirs à l&rsquo;approche de la célébration du 66e anniversaire de l&rsquo;indépendance de la Côte d&rsquo;Ivoire. Convaincu que les revendications des planteurs sont remontées jusqu&rsquo;au sommet de l&rsquo;État, il estime que le président de la République pourrait annoncer des mesures de nature à rassurer le monde paysan.</p>
<p>À l&rsquo;endroit des acteurs de la filière café-cacao concernés par le programme de rachat du stock résiduel, Bilé Bilé lance un appel au calme et à la patience. Il les invite à rester attentifs au message présidentiel, persuadé que « de bonnes nouvelles » pourraient être annoncées.</p>
<p>En attendant cette prise de parole très attendue, le dossier des 291 milliards de FCFA continue d&rsquo;alimenter les débats au sein de la filière cacao. Une filière stratégique pour l&rsquo;économie ivoirienne où les producteurs réclament désormais davantage de transparence sur la gestion des ressources destinées à soutenir leurs activités.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>JEN</p>
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		<title>Premier Forum ivoiro-russe 2026 : Moscou veut le cacao ivoirien</title>
		<link>https://artici.info/2026/03/11/premier-forum-ivoiro-russe-2026-moscou-veut-le-cacao-ivoirien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 18:03:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#cacao]]></category>
		<category><![CDATA[#Maxim Dobrokhotov]]></category>
		<category><![CDATA[#premier forum ivoiro-russe]]></category>
		<category><![CDATA[#Russie]]></category>
		<category><![CDATA[ambassadeur Russie à Abidjan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan veut élargir son horizon économique. Depuis ce mercredi, la capitale économique ivoirienne accueille le tout premier Forum privé ivoiro-russe 2026, une rencontre d’affaires qui ambitionne de jeter les bases d’un nouveau corridor économique entre la Côte d’Ivoire et la Fédération de Russie. Organisé au bord de la lagune Ébrié, l’événement réunit entrepreneurs ivoiriens et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260311_114206-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p dir="ltr">Abidjan veut élargir son horizon économique. Depuis ce mercredi, la capitale économique ivoirienne accueille le tout premier Forum privé ivoiro-russe 2026, une rencontre d’affaires qui ambitionne de jeter les bases d’un nouveau corridor économique entre la Côte d’Ivoire et la Fédération de Russie. Organisé au bord de la lagune Ébrié, l’événement réunit entrepreneurs ivoiriens et russes autour d’un objectif clair : transformer l’intérêt diplomatique en partenariats économiques concrets.</p>
<p dir="ltr">‎Dès l’ouverture, le ton est donné. Les organisateurs entendent bâtir une plateforme durable d’échanges entre les deux économies. « Le Forum privé ivoiro-russe 2026 vise à créer un cadre structuré d’échanges, de rencontres d’affaires et de découverte touristique », explique Michel Dégny, directeur général de la société Agro-Bât CI, co-organisatrice de l’événement avec la structure russe AGROMIR-NN.<br />
&lt;span;&gt;‎Pour les initiateurs du projet, cette rencontre est le fruit d’un travail de longue haleine. Depuis plusieurs années, Michel Dégny multiplie les missions économiques vers la Russie afin de convaincre entrepreneurs et investisseurs de s’intéresser au potentiel ivoirien.</p>
<p dir="ltr">‎« Cette édition est une édition test. Depuis 2018, nous avons organisé plus de seize missions d’affaires en Russie avec des délégations d’entrepreneurs ivoiriens », confie-t-il. À ses yeux, le pari était audacieux à l’époque. « Pendant que beaucoup regardaient vers la Chine, les États-Unis ou l’Europe, nous avons choisi d’ouvrir la porte russe », ajoute-t-il, convaincu que cette stratégie commence aujourd’hui à porter ses fruits.<br />
&lt;span;&gt;‎Plus de cent entreprises ivoiriennes ont répondu présentes à cette première édition, signe d’un intérêt croissant pour ce marché encore peu exploré par les opérateurs économiques locaux.</p>
<p dir="ltr">Du côté russe, l’enthousiasme est également palpable. Lada Sedova, directrice de la société AGROMIR-NN, voit dans cette initiative une opportunité de bâtir une coopération économique durable entre les deux pays.</p>
<p dir="ltr">‎« Après nos échanges avec monsieur Dégny, j’ai beaucoup appris sur le cacao ivoirien et je pense que nous pouvons faire beaucoup de choses ensemble », affirme-t-elle. Son ambition est claire : favoriser un dialogue direct entre les acteurs économiques et les institutions. « Notre chambre de commerce est une plateforme qui met les chefs d’entreprise et l’État en relation. Je souhaite que ce forum permette à nos États de collaborer pour fructifier nos affaires », insiste-t-elle.</p>
<p dir="ltr">Au cœur des discussions, plusieurs secteurs stratégiques émergent. En tête de liste : le cacao, véritable or brun de la Côte d’Ivoire. Les partenaires russes affichent un intérêt marqué pour un approvisionnement direct.</p>
<p dir="ltr">« La Russie souhaite acheter le cacao ivoirien directement, sans intermédiaire », révèle Michel Dégny. Une perspective qui pourrait rebattre les cartes dans la chaîne commerciale de la filière.</p>
<p dir="ltr">Le secteur du bâtiment et les travaux publics intéressent également les Russe. Les partenaires russes proposent des technologies de fabrication de béton capables, selon eux, d’assurer une durabilité de plus d’un siècle. Une innovation qui pourrait intéresser un pays engagé dans un vaste programme de modernisation de ses infrastructures.</p>
<p dir="ltr">« Notre président fait beaucoup pour construire des routes. Mais si le béton n’est pas de qualité, il y aura des fissures. Nos partenaires apportent des solutions technologiques », explique le chef d’entreprise ivoirien, évoquant même la possibilité d’implanter une usine de production de béton en Côte d’Ivoire.</p>
<p dir="ltr">Au-delà du cacao et du BTP, les discussions explorent également l’import-export, l’agriculture, les engrais biologiques ou encore la représentation commerciale d’entreprises russes sur le marché ivoirien.</p>
<p dir="ltr">Pour Olga Akimova, directrice de la Chambre de commerce de la région russe de Nizhny Novgorod, le choix de la Côte d’Ivoire ne doit rien au hasard. « C’est un pays ouvert et un pays de paix. Ce sont des éléments très importants pour nous », souligne-t-elle, précisant que plus de mille entreprises sont membres de sa chambre de commerce.</p>
<p dir="ltr">‎La dimension diplomatique de cette initiative n’est pas passée inaperçue. Présent à la cérémonie d’ouverture, l’ambassadeur de la Fédération de Russie en Côte d’Ivoire, ALEXEY SALTYKOV, a salué l’engagement des promoteurs de ce rapprochement économique.</p>
<p dir="ltr">‎Rendant hommage à Michel Dégny pour « sept années de travail acharné » dans la promotion de cette coopération, le diplomate russe a tenu à rassurer les investisseurs présents.</p>
<p dir="ltr">‎« Les portes de la Fédération de Russie sont toujours ouvertes à ceux qui veulent développer les relations avec notre pays », a-t-il déclaré devant un parterre d’hommes d’affaires attentifs.</p>
<p dir="ltr">‎Dans un contexte mondial marqué par la diversification des alliances économiques, ce premier forum ivoiro-russe pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre dans les relations entre Abidjan et Moscou.</p>
<p dir="ltr">JEN</p>
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		<title>Cacao ivoirien : à peine nommé, Koné Nabagné déjà dans la tourmente des producteurs</title>
		<link>https://artici.info/2026/03/09/cacao-ivoirien-a-peine-nomme-kone-nabagne-deja-dans-la-tourmente-des-producteurs/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Mar 2026 19:06:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Abidjan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="886" height="786" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207.jpg 886w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207-300x266.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207-768x681.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 886px) 100vw, 886px" /></div>Abidjan le 09 Mars 2026 &#8211; À peine installé dans ses fonctions, le nouveau ministre de l&#8217;agriculture, Koné Nabagné, se retrouve déjà sous le feu nourri des critiques des producteurs de café-cacao. Dans un contexte de tensions persistantes autour de la commercialisation de l’or brun ivoirien, la sortie virulente ce lundi 09 Mars 2026 à [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="886" height="786" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207.jpg 886w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207-300x266.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/03/IMG_20260309_185922_207-768x681.jpg 768w" sizes="auto, (max-width: 886px) 100vw, 886px" /></div><p dir="ltr"><strong>Abidjan le 09 Mars 2026 &#8211;</strong> À peine installé dans ses fonctions, le nouveau ministre de l&rsquo;agriculture, Koné Nabagné, se retrouve déjà sous le feu nourri des critiques des producteurs de café-cacao. Dans un contexte de tensions persistantes autour de la commercialisation de l’or brun ivoirien, la sortie virulente ce lundi 09 Mars 2026 à Abidjan du président du Syndicat national des planteurs de Côte d’Ivoire (Synap-CI), Koné Moussa, dénote de la colère qui gronde dans les campagnes cacaoyères.</p>
<p dir="ltr">Selon le responsable syndical, la situation sur le terrain est loin de refléter les discours rassurants des autorités. « Dès la première semaine, nous avons constaté que les coopératives n’avaient pas les liquidités nécessaires pour payer les producteurs. Beaucoup de cacao sont restés bloqués dans les magasins », déplore-t-il.</p>
<p dir="ltr">‎Dans les zones de production, cette pénurie de trésorerie provoque un engorgement sans précédent. Des sacs de fèves s’entassent dans les entrepôts, tandis que les planteurs attendent toujours le paiement de leurs récoltes. Une situation qui nourrit l’incompréhension et la frustration au sein de la base paysanne.</p>
<p dir="ltr">‎Pour Koné Moussa, la pilule est d’autant plus difficile à avaler que le prix du cacao ait connu une forte baisse du prix. « Ils ont cassé plus de la moitié du prix du cacao et j’entends dire que l’État a fait des efforts. Si ce n’est pas dans le secteur du cacao, je n’ai jamais vu un salarié dont le salaire est divisé par deux et qui applaudit son patron », ironise-t-il, dans une comparaison qui résume l’amertume des producteurs.</p>
<p dir="ltr">L’arrivée du ministre Koné Nabagné avait pourtant suscité des espoirs dans les rangs des planteurs. Mais une récente déclaration de ce dernier a rapidement fait retomber l’enthousiasme. Le ministre aurait indiqué que les intermédiaires ne devraient acheter le cacao qu’aux producteurs détenteurs d’une carte officielle.</p>
<p dir="ltr">‎Une disposition qui, selon le Synap-CI, risque d’exclure une grande partie des planteurs du circuit de commercialisation. « Beaucoup de producteurs se sont recensés, mais n’ont jamais reçu leur carte. Cela veut dire que nous n’allons pas vendre notre cacao ? », s’indigne le président du syndicat.</p>
<p dir="ltr">‎Pour les producteurs, cette mesure s’apparente à une véritable menace économique. « Cette déclaration du ministre est une menace pour notre activité et la survie de nos familles. Nous n’allons pas l’accepter », prévient-il.<br />
La colère vise également la gestion des fonds annoncés pour soutenir la filière. Selon Koné Moussa, les producteurs n’ont toujours pas vu la couleur de cet argent censé transiter par le Conseil du Café‑Cacao.</p>
<p dir="ltr">« Ils disent qu’ils ont donné l’argent au Conseil Café-Cacao. Nous, on n’a rien vu », affirme-t-il, dénonçant ce qu’il considère comme une mise en scène médiatique. « On les a vus décharger les sacs de cacao et réunir toute la presse nationale et internationale comme si on venait de remporter la Coupe du monde. Pourtant, personne n’a été payé », lance-t-il.</p>
<p dir="ltr">Face à ce qu’il décrit comme une situation critique, le Synap-CI menace désormais de passer à l’action. Le syndicat annonce la convocation imminente de ses membres pour décider de la conduite à tenir.</p>
<p dir="ltr">‎« À partir de la semaine prochaine, nous allons convoquer tous nos membres. Nous allons prendre nos responsabilités parce que l’heure est grave », avertit Koné Moussa.</p>
<p dir="ltr">Dans un pays qui demeure le premier producteur mondial de cacao, toute crise dans la filière est scrutée de près. Et si les tensions actuelles ne trouvent pas rapidement d’issue, elles pourraient bien transformer la promesse de renouveau autour du ministre Koné Nabagné en un bras de fer aux conséquences imprévisibles pour l’économie cacaoyère ivoirienne.<br />
JEN</p>
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