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	<title>#Bruno Koné &#8211; Artici.info</title>
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	<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : 48 heures après l&#8217;annonce officielle du prix du cacao à 1.200 FCFA/kg, les producteurs dénoncent un « statu quo » et réclament un plan de sauvetage</title>
		<link>https://artici.info/2026/09/03/cote-divoire-48-heures-apres-lannonce-officielle-du-prix-du-cacao-a-1-200-fcfa-kg-les-producteurs-denoncent-un-statu-quo-et-reclament-un-plan-de-sauvetage/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Sep 2026 16:23:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1440" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" fetchpriority="high" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/09/IMG_20260728_123026-2048x1152.jpg 2048w" sizes="(max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>&#160; Abidjan le 03 septembre 2026 – Quarante-huit heures seulement après l&#8217;annonce des nouveaux prix bord champ de la campagne principale 2026-2027, la tension monte déjà dans la filière café-cacao. Réunies autour d&#8217;une déclaration commune rendue publique ce jeudi 3 septembre, sept (7) organisations professionnelles agricoles estiment que le maintien du prix du cacao à [&#8230;]]]></description>
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<p><strong><img decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-578" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/03/cacao-en-sac-86x64.jpg 86w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" />Abidjan le 03 septembre 2026</strong> – Quarante-huit heures seulement après l&rsquo;annonce des nouveaux prix bord champ de la campagne principale 2026-2027, la tension monte déjà dans la filière café-cacao. Réunies autour d&rsquo;une déclaration commune rendue publique ce jeudi 3 septembre, sept (7) organisations professionnelles agricoles estiment que le maintien du prix du cacao à 1 200 FCFA le kilogramme ne fait que prolonger une crise qui, selon elles, n&rsquo;a jamais véritablement pris fin.</p>
<p>Pour les représentants des producteurs, le verdict est sans appel. Le prix annoncé le 1er septembre par le ministre de l&rsquo;Agriculture, Koné Nabagné Bruno, lors des Journées nationales du café-cacao (JNCC), correspond à une simple reconduction du tarif appliqué lors de la campagne intermédiaire 2025-2026. Une décision qui va à l&rsquo;encontre des attentes du monde paysan, encore marqué par le prix record de 2 800 FCFA/kg annoncé l&rsquo;an dernier pour la campagne principale, mais qui, rappellent-ils, n&rsquo;a jamais été effectivement respecté sur le terrain.</p>
<p>« Rien n&rsquo;a changé », résument les sept organisations professionnelles agricoles dans leur déclaration. Pour elles, le maintien du prix à 1.200 FCFA traduit la persistance de la crise qui secoue la principale filière d&rsquo;exportation du pays. Elles estiment que les producteurs, présentés comme les premiers artisans de la richesse nationale, demeurent confrontés à une précarité économique qui fragilise leurs exploitations.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Par la voix de leur porte-parole, Ehoura Yao Léonard, président de la Coordination Rurale de Côte d&rsquo;Ivoire (CR-CI), les organisations reviennent également sur le lourd passif de la précédente campagne. Elles rappellent que, face à la crise de commercialisation de 2025-2026, 123 000 tonnes de cacao avaient été inventoriées par l&rsquo;État, dont 100 000 tonnes avaient bénéficié d&rsquo;une subvention publique de <a href="https://artici.info/2026/07/28/cote-divoire-filiere-cacao-les-organisations-paysannes-prennent-le-relais-du-combat-de-bile-bile-et-reclament-un-audit-des-291-milliards-fcfa/">291 milliards de FCFA</a> afin de faciliter leur écoulement.</p>
<p>Cependant, selon eux, 23 000 tonnes de cacao sont encore entre les mains des producteurs, représentant une valeur estimée à 66,7 milliards de FCFA. À cela s&rsquo;ajouteraient plus de 7 000 tonnes correspondant, toujours selon les organisations, à un écart financier de 20,3 milliards de FCFA qui n&rsquo;aurait pas aussi été reversé aux producteurs à l&rsquo;issue de l&rsquo;opération de rachat.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Face à cette situation, les sept (7) organisations refusent de s&rsquo;en tenir au seul constat. Elles formulent trois (3) revendications qu&rsquo;elles jugent prioritaires pour éviter une aggravation de la crise.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La première consiste à procéder sans délai à l&rsquo;enlèvement de l&rsquo;ensemble des stocks résiduels encore détenus par les producteurs.</p>
<p>La deuxième vise l&rsquo;ouverture d&rsquo;un dialogue institutionnel à travers la mise en place d&rsquo;un comité paritaire État-organisations professionnelles agricoles, chargé d&rsquo;examiner les difficultés structurelles de la filière et de proposer des solutions durables.</p>
<p>Enfin, elles sollicitent l&rsquo;octroi d&rsquo;une subvention exceptionnelle destinée aux producteurs ainsi qu&rsquo;à leurs organisations afin d&rsquo;éviter, selon leurs propres termes, « l&rsquo;asphyxie du monde paysan ».</p>
<p>Signée par la CR-CI, la CNMA-CI, le SYNARFA-CI, le SYPRODA-CI, le SYNAPROCCACI, l&rsquo;UNAJEPACI et le SYNEMACCI, ces organisations se disent néanmoins ouverte au dialogue. Elles assurent les autorités de leur disponibilité à travailler à une solution définitive capable de restaurer la sérénité dans la filière.</p>
<p>À peine deux jours après l&rsquo;ouverture officielle de la campagne 2026-2027, le prix bord champ du cacao, censé donner le ton de la campagne d&rsquo;achat, soulève ainsi des interrogations sur l&rsquo;avenir économique des producteurs ivoiriens et annonce déjà une campagne sous haute tension.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Jules Eugène N&rsquo;DA</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire : Les problèmes fonciers résident dans l’ignorance des textes selon Bruno Koné </title>
		<link>https://artici.info/2026/08/11/cote-divoire-les-problemes-fonciers-resident-dans-lignorance-des-textes-selon-bruno-kone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 11 Aug 2026 21:27:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#Journées foncières d’Abidjan]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1440" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>&#160; Abidjan le 11 août 2026 &#8211; Le gouvernement ivoirien veut passer à une autre étape dans la sécurisation foncière. Du 5 au 7 octobre 2026, experts, décideurs, investisseurs et acteurs du foncier issus de 14 pays se retrouveront au Parc des Expositions de Port-Bouët pour la première édition des Journées foncières d’Abidjan. Pour le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1440" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-300x169.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-1024x576.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-768x432.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-1536x864.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2026/08/IMG_20260811_120447-2048x1152.jpg 2048w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 11 août 2026 &#8211;</strong> Le gouvernement ivoirien veut passer à une autre étape dans la sécurisation foncière. Du 5 au 7 octobre 2026, experts, décideurs, investisseurs et acteurs du foncier issus de 14 pays se retrouveront au Parc des Expositions de Port-Bouët pour la première édition des Journées foncières d’Abidjan.</p>
<p>Pour le ministre ivoiren de l&rsquo;Agriculture, et des productions vivrières, Bruno Koné : « mieux sécuriser la terre pour consolider la paix, attirer les investissements et créer des emplois », explique ce rendez-vous.</p>
<p>Le foncier n’est plus seulement une affaire de parcelles, de titres de propriété ou de conflits entre propriétaires. Il est désormais présenté comme un enjeu majeur de paix sociale et de développement économique. C’est le pari affiché par le ministre de l’Agriculture et des Productions vivrières, Bruno Koné, lors du lancement des premières Journées foncières d’Abidjan.</p>
<p>Placée sous le thème « La sécurisation foncière : facteur de cohésion sociale et levier pour l’investissement productif, la création d’emplois et le développement durable », cette rencontre internationale réunira des représentants de 14 pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie. Bénin, Brésil, Burkina Faso, Cameroun, Ghana, Guinée, Indonésie, Madagascar, Mali, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo sont annoncés à Abidjan autour de la table.</p>
<p>Pour Bruno Koné, le premier obstacle à une gestion apaisée du foncier reste la méconnaissance des règles. Fort de son expérience dans le domaine du foncier urbain, le ministre estime que « la principale explication des problèmes fonciers en Côte d’Ivoire » réside dans l’ignorance des textes, la confusion que font certains acteurs de ces textes.</p>
<p>Un constat qui donne tout son sens à ces journées. Pendant trois jours, les participants devront confronter leurs expériences, partager leurs bonnes pratiques et réfléchir aux moyens de rendre la gestion foncière plus transparente, plus lisible et surtout mieux comprise par les populations.</p>
<p>La Côte d’Ivoire entend également capitaliser sur les progrès réalisés ces dernières années.</p>
<p>La Direction générale du Foncier rural, bras opérationnel de l’État en la matière, bénéficie notamment de l’appui de partenaires au développement. La Banque mondiale figure parmi ces partenaires, tandis que la Banque africaine de développement (BAD) est à l’origine de l’idée d’ouvrir ces rencontres à d’autres pays confrontés aux mêmes problématiques.</p>
<p>Le Sénégal sera le pays à l’honneur de cette première édition. Sa présence, selon Bruno Koné, traduit à la fois la qualité des relations ivoiro-sénégalaises et la volonté de favoriser une coopération africaine autour des réformes foncières.</p>
<p>Justifiant la participation de son pays à ce rendez-vous continental, l&rsquo;Ambassadeur du Sénégal à Abidjan, Barka SARR estime que seul la collaboration entre États permettra de résoudre la question du foncier dans les pays.</p>
<p> » Nous n&rsquo;avons pas de doute que la sécurisation des droits fonciers ne peut que se construire ensemble, dans le partage d&rsquo;expérience et dans l&rsquo;ecoute mutuelle entre nos deux pays « ,</p>
<p>Toutefois, le ministre Nabagné ne masque pas les difficultés. Malgré les avancées enregistrées, des défis persistent. Et ceux-ci, insiste-t-il, ne pourront être relevés qu’à travers une action collective, la mutualisation des expériences et la correction des insuffisances.</p>
<p>L’ambition est donc clairement affichée : faire du foncier « un véritable acteur économique », capable de contribuer à la paix, à la cohésion sociale et à la croissance.</p>
<p>Placées sous le haut patronage du vice-Premier ministre, ministre de la Défense, Téné Birahima Ouattara, les Journées foncières d’Abidjan veulent ainsi dépasser les débats techniques pour poser une question centrale : comment transformer la terre, souvent source de tensions, en véritable levier d’investissement, d’emploi et de développement durable ?</p>
<p>La réponse pourrait se dessiner à Abidjan, du 5 au 7 octobre 2026.</p>
<p>JEN</p>
<p>&nbsp;</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Ptua, projet juteux pour la BAD, victimes oubliées</title>
		<link>https://artici.info/2025/11/16/cote-divoire-ptua-projet-juteux-pour-la-bad-victimes-oubliees/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 16 Nov 2025 19:01:24 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bad]]></category>
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		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211; ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="275" height="183" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/4epont_ate-yop.jpeg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" /></div><p><strong>Abidjan le 16 novembre 2025 &#8211;</strong> ‎Côte d’Ivoire, nouveau terrain de complaisance pour des institutions censées protéger ses populations ? La question se pose avec acuité au regard du traitement réservé aux milliers de victimes du Projet de Transport Urbain d’Abidjan (PTUA). Un projet d’envergure nationale, financé pour l’essentiel par la BAD, dont la gestion locale multiplie les zones d’ombres, les contradictions et une opacité qui s’apparente à une stratégie organisée.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Tout part d’une série de chiffres qui ne concordent pas. En avril 2024, le ministère de l’Équipement et de l’Entretien routier affirmait dans une note officielle qu’« sur 27 000 victimes identifiées, 22 000 ont été indemnisées ». Quelques mois plus tard, dans un droit de réponse adressé au journal Le Débat Ivoirien, le ministère de la Construction, lui, avance un tout autre total : 28 872 victimes. Finalement 27 000 ou 28 872 ? Comment un projet d’une telle ampleur peut-il naviguer à vue sur les chiffres essentiels de ses propres impactés ? À moins que l’objectif ne soit précisément de perdre l’opinion dans un brouillard statistique savamment entretenu.</p>
<p>‎</p>
<p>‎La situation devient encore plus suspecte lorsqu’on évoque la question des levées d’emprise. Le ministère de Bruno Koné assure qu’une « décision » aurait soustrait certaines zones pourtant déclarées d’utilité publique. Mais aucun décret correspondant n’a été rendu public. Quel est ce texte fantôme qui remettrait en cause un décret présidentiel initial ? Comment des fonctionnaires peuvent-ils, dans la plus grande sérénité, contredire un acte pris au sommet de l’État ? Et surtout, où irait l’argent des indemnisations déjà décaissées si ces levées d’emprise de dernière minute prospéraient ? Retour dans les caisses publiques, ou bien dans d’autres poches ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Plus troublant encore : le PTUA affirme avoir retiré plusieurs impactés de la liste. Or, lorsqu’on contacte ces personnes, elles tombent des nues. Aucune notification, aucune communication officielle, alors qu’en avril 2024, la cellule de coordination assurait que tous ceux n’ayant pas reçu de courrier restaient bel et bien concernés. Une volte-face inexplicable, sauf si l’objectif réel est de réduire artificiellement le nombre d’ayants droit.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Et pendant ce temps, la BAD, principal bailleur, reste d’un mutisme assourdissant. Pourtant, ses propres clauses sont claires : l’indemnisation doit être totale avant tout décaissement. Malgré nos alertes répétées depuis mars 2024, rien. Pas le moindre rappel à l’ordre. Pas la moindre injonction. Une attitude incompréhensible pour une institution qui se targue de défendre les populations africaines. Comment peut-elle fermer les yeux alors que plus de 300 victimes, comme Kobenan Jonas, Diakité Yacouba, Yayé Emmeline ou Diomandé Maïmouna, attendent depuis quatre ans la modique compensation due à la destruction de leurs biens ?</p>
<p>‎</p>
<p>‎Le paradoxe est d’autant plus choquant que le PTUA, d’un coût total de 504,94 milliards de FCFA, est financé à 74 % par la BAD. L’État ivoirien, pour sa part, devait apporter 87,21 milliards de FCFA exclusivement destinés à indemniser les impactés. Une mission loin d’être achevée, dont les fonctionnaires semblent pourtant tirer de confortables primes… au point de ne jamais vouloir voir le chantier s’achever.</p>
<p>‎</p>
<p>‎Au final, l’impression générale est lourde : des victimes abandonnées, un État qui se contredit, et une BAD qui regarde ailleurs. Si ces pratiques perdurent, le PTUA restera non pas un projet de modernisation d’Abidjan, mais le symbole d’une gouvernance où l’humain n’est qu’un simple élément d’ajustement.</p>
<p>‎</p>
<p>‎JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire – Spoliation foncière à Bingerville : Les villages d’Éloka et M’Batto-Bouaké passent à l’action face à Palmafrique et l’État</title>
		<link>https://artici.info/2025/06/30/cote-divoire-spoliation-fonciere-a-bingerville-les-villages-deloka-et-mbatto-bouake-passent-a-laction-face-a-palmafrique-et-letat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 30 Jun 2025 03:46:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
		<category><![CDATA[#Sit-in à Elokaté]]></category>
		<category><![CDATA[Élokato]]></category>
		<category><![CDATA[M'Batto-Bouaké]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG-20250629-WA0181-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>&#160; Abidjan le 30 Juin 2025 -;« Nos terres ne sont pas à vendre ! » : Ce jeudi 26 juin 2025, sous une pluie battante, les cris de colère ont résonné devant le siège de Palmafrique à Bingerville. Venus des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, des centaines de riverains ont bravé les intempéries pour [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Abidjan le 30 Juin 2025 -;</strong>« Nos terres ne sont pas à vendre ! » : Ce jeudi 26 juin 2025, sous une pluie battante, les cris de colère ont résonné devant le siège de Palmafrique à Bingerville. Venus des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, des centaines de riverains ont bravé les intempéries pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « braquage institutionnalisé » de leurs terres coutumières, au profit de la société privée SCI Palmafrique Immobilier, avec la complicité présumée du ministère de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme.<br />
À la manœuvre, le Comité pour la Défense du Patrimoine Foncier de ces villages, conduit par son porte-parole Nogbou Fabien. Après plusieurs mois d’alertes, de conférences de presse et de recours administratifs infructueux, les communautés Atchan et Gwa ont décidé de hausser le ton. Pancartes en main – « ADO, on veut nos terres », « Bruno Koné, rendez-nous nos terres », « Palmafrique, allez-vous-en ! » – les manifestants ont investi les abords du site industriel de la société, déposant une motion de protestation directement adressée à son directeur général.<br />
Dans ce document, les communautés rappellent l’historique de cette crise foncière vieille de près d’un siècle. Tout commence en 1928, sous la colonisation, avec la réquisition par la SPAO de terres agricoles dans ces trois villages, sans purge des droits coutumiers ni compensation. De 1964 à 1996, l’État ivoirien exploite les plantations via la Sodepalm, puis Palmindustrie, là encore sans aucune rétribution pour les populations.</p>
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Un tournant intervient en 2008, lorsqu’une convention est signée entre les villages et Palmafrique S.A. Mais en mars 2023, le ministère de la Construction, à la demande de Thierry Davailes, directeur général de Palmafrique, radie sans concertation une clause d’usage rural portant sur près de 23 millions de m² de terres, rendant ainsi possible leur requalification en zone constructible.<br />
La goutte d’eau de trop ? Une lettre signée le 9 octobre 2023 par le ministre Bruno Nabagné KONE affectant officiellement 234 hectares de ces terres à la SCI Palmafrique Immobilier. Cette correspondance, rendue publique en mai dernier, constitue selon les villageois la preuve éclatante d’un « deal de spoliation » orchestré au sommet de l’État. D’autant que, selon eux, une enquête de commodo-incommodo était toujours en cours au moment de cette décision, et que plusieurs ministères avaient donné un avis favorable à l’opposition formulée par les communautés villageoises. Le seul acteur à s’être abstenu était le sous-préfet de Bingerville, manifestement pris dans un étau politique.<br />
Face à cette situation, les griefs sont clairs : violation des droits coutumiers, absence de consentement libre, préalable et éclairé, opacité totale dans la gestion du foncier, non-respect de la convention de 2008, et surtout, exploitation des terres à des fins purement commerciales sans aucun bénéfice pour les communautés autochtones.<br />
« Depuis 1928, nous n’avons rien reçu, ni compensation, ni développement. Aujourd’hui, on veut même nous effacer de notre propre sol », s’indigne un vieil homme d’Élokato, la voix tremblante mais résolue.</p>
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Dans leur motion, les villages exigent :<br />
La libération immédiate des terres concernées ;<br />
L’annulation de tous les actes d’affectation opérés sans leur consentement ;<br />
La restitution des terres coutumières ;<br />
La réparation des préjudices subis ;<br />
La cessation de toute activité de Palmafrique sur les terrains jusqu’à résolution du litige.<br />
« Nous ne sommes pas contre le développement. Mais pas au prix de notre dignité, pas sans nous », clame le porte-parole Nogbou Fabien. « Nous tenons le directeur général de Palmafrique pour responsable des tensions à venir s’il n’y a pas de réponse urgente », prévient-il.<br />
Ce n’est pas la première alerte dans ce dossier. Le 21 mai 2025, une marche similaire avait été suspendue à la dernière minute, après une promesse de médiation de l’administration préfectorale. À l’époque, déjà, la lettre du ministre révélée par les villageois avait ravivé les braises de la colère. Mais aucun signe concret n’est venu calmer les esprits depuis.<br />
Ce nouveau bras de fer pourrait bien maintenir la colère des riverains. Les populations, désormais mieux organisées, disent avoir épuisé la voie du dialogue. Dans une déclaration solennelle, elles annoncent se réserver le droit de poursuivre toutes actions citoyennes et juridiques pour récupérer leur héritage.<br />
Cette affaire est une question de justice foncière, de reconnaissance des droits coutumiers et de transparence dans les décisions publiques. Elle rappelle surtout le rocambolesque scandale foncier en Côte d’Ivoire ; l&rsquo;affaire Komé Bakary, où l’administration est accusée d’avoir facilité la mainmise d’intérêts privés sur des terres villageoises dans la zone de Djibi.<br />
Pendant ce temps, la tension reste vive dans les Villages d&rsquo;Éloka.</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d’Ivoire &#8211; Conflit foncier : les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké haussent le ton et promettent des actions de protestation </title>
		<link>https://artici.info/2025/06/16/cote-divoire-conflit-foncier-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-haussent-le-ton-et-promettent-des-actions-de-protestation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 16 Jun 2025 09:56:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[#Bingerville]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
		<category><![CDATA[#Élokaté Élokato M'Batto-Bouaké]]></category>
		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
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<p><strong>Abidjan le 16 Juin 2025 &#8211;</strong> La colère est montée d&rsquo;un cran dans les villages d&rsquo;Éloka. Une détermination sûrement inébranlable. Devant les journalistes à Élokato ce dimanche 15 juin 2025, Assandré Nicaise Olivier, porte-parole des communautés d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, n&rsquo;est pas allé du dos de la cuillère pour dénoncer un certain nombre de pratiques des autorités ivoiriennes qu&rsquo;il considère comme un mépris vis-à-vis de leur communauté. Dans sa déclaration, Assandré Nicaise qualifie de « stratégie de tromperie » orchestrée par l’administration préfectorale et le ministère de la Construction, dirigé par Bruno Nabagné Koné.</p>
<p>À l’origine de cette vive contestation : l’attribution litigieuse de 2 339 hectares de terres villageoises à la société PALMAFRIQUE IMMOBILIER, en violation flagrante, selon les villageois, des droits coutumiers et des procédures légales. Une lettre signée du ministre en octobre 2023, rendue publique par les communautés, officialise l’affectation de ces terres au profit de la société immobilière. Pour les populations concernées, cette correspondance est la preuve irréfutable d’un “deal d’État” monté derrière leur dos.</p>
<blockquote><p>« Depuis le 19 mai, nous n’avons plus aucun contact avec l’administration. Nous avons adressé un courrier au sous-préfet, qui a bien été réceptionné. Une semaine plus tard, toujours aucun retour. C’est le silence total. C&rsquo;est assez ! Nous ne pouvons plus attendre longtemps », a lancé Assandré Nicaise Olivier, visiblement excédé par cette longue attente.</p></blockquote>
<p>Le 21 mai dernier, une grande marche pacifique avait été annoncée par les populations, avant d’être suspendue à la dernière minute sur conseil du sous-préfet de Bingerville. Celui-ci, selon les leaders communautaires, aurait demandé aux villageois de surseoir à leur action en leur assurant que le ministre Koné Bruno allait “incessamment” les recevoir.</p>
<blockquote><p>« Nous avons accepté de reporter notre marche, dans l’esprit républicain et dans l’amour du pays. Nous avons respecté l’État, attendu patiemment une réponse. Mais aujourd’hui, force est de constater que cette promesse n’était qu’un appât, un stratagème pour contenir notre mobilisation. Un leurre », a martelé le porte-parole.</p></blockquote>
<p>Le sentiment de trahison est d’autant plus fort que, dans les semaines qui ont suivi, aucun signal n’a été envoyé aux représentants villageois. Pire : des forces de l’ordre ont été massivement déployées dans les villages le jour de la conférence (21 mai), nourrissant les soupçons d’un musellement organisé.</p>
<p>Les populations accusent le ministère de la Construction d’avoir engagé un processus d’attribution foncière alors qu’une enquête administrative, dite de commodo et incommodo, était toujours en cours. Cette enquête, menée par une commission interministérielle, aurait pourtant validé les oppositions des populations, sauf celle du sous-préfet, resté silencieux. Ce dernier, affirment les villageois, était déjà en possession de la lettre d’affectation signée par le ministre.</p>
<blockquote><p>« On nous a utilisés, dupés, menés en bateau. Mais nous ne sommes ni naïfs ni faibles. Les Tchaman sont un peuple guerrier et fier. Derrière nous, ce sont des générations entières qui exigent justice. Ce combat, ce n’est pas pour nous seuls, c’est pour nos ancêtres, et pour ceux qui viendront après », a insisté avec force M. Assandré.</p></blockquote>
<p>Face à l’absence de dialogue, les communautés annoncent une série d’actions immédiates : une nouvelle marche pacifique dans les jours à venir, un sit-in devant les sites exploités par PALMAFRIQUE à partir du 22 juin, la saisine du Conseil d’État et le verrouillage total des accès aux terres litigieuses.</p>
<blockquote><p>« Les agents de PALMAFRIQUE ne mettront plus les pieds sur nos terres. Aucun produit ne sortira plus de nos plantations. Ils n’ont plus aucune légitimité ici », ont déclaré en chœur les leaders communautaires.</p></blockquote>
<p>Ils préviennent que les femmes, les jeunes, les anciens sont prêts. Et cette fois, ils n’attendront plus de fausses promesses.</p>
<blockquote><p>« Nous avons privilégié la voie du droit. Nous avons écrit, patienté, espéré. Mais nous n’accepterons plus la tromperie. Le dialogue, oui. L’humiliation, non », a-t-il averti.</p></blockquote>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-878" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/06/IMG_20250615_143306_980-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>Au-delà du litige foncier, les propos du porte-parole traduisent une indignation plus profonde. Celle d’une communauté qui se sent méprisée par un État censé protéger ses droits, garantir l’équité et la légalité.</p>
<blockquote><p>« Nous ne voulons pas la guerre, mais nous voulons la vérité. Ce que nous défendons, c’est notre dignité, notre patrimoine, notre histoire », a souligné le porte-parole des communautés villageoises.</p></blockquote>
<p>Ces leaders communautaires appellent à la solidarité nationale et internationale. Chefs traditionnels, ONG, société civile, journalistes, citoyens – tous sont invités à se joindre à leur combat.</p>
<blockquote><p>« Le silence des autorités commence à ressembler à du mépris. Mais nous sommes debout, et nous n’avons pas peur. », ont-ils prévenu.</p></blockquote>
<p>L’affaire pourrait bien prendre une tournure nationale. La lettre du ministre Koné Bruno, rendue publique, éclaire crûment les dessous d’un système que beaucoup soupçonnaient déjà. Un appareil d’État au service de l’intérêt privé, au mépris du droit coutumier et de la souveraineté foncière des communautés.</p>
<blockquote><p>« Ce n’est pas la première fois que nous voyons ce genre de procédé. Mais cette fois, nous irons jusqu’au bout. Le ministre doit répondre. L’État doit trancher. Et nous ne baisserons pas les bras », ont-ils tranché.</p></blockquote>
<p>Alors que les regards se tournent désormais vers la présidence et les institutions judiciaires, les habitants d’Élokato, Élokaté et M’Batto-Bouaké ont donné le ton. La trêve semble finie. La lutte est relancée.</p>
<p>JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire/Spoliation foncière à Bingerville : la lettre du ministre Bruno Nabagné KONE qui trahit tout le deal avec l’opérateur immobilier</title>
		<link>https://artici.info/2025/05/21/cote-divoire-spoliation-fonciere-a-bingerville-la-lettre-du-ministre-bruno-nabagne-kone-qui-trahit-tout-le-deal-avec-loperateur-immobilier/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 May 2025 17:19:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
		<category><![CDATA[#Élokaté Élokato M'Batto-Bouaké]]></category>
		<category><![CDATA[#ministère de la construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div>&#160; Abidjan le 21 Mai 2025 &#8211; Le report de la marche prévue ce mercredi 21 mai par les populations des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké n&#8217;est qu’un sursis tactique avance les organisateurs ce mercredi 21 Mai lors d&#8217;un point de presse ténu à Elokaté. Car derrière cette décision d’apaisement, prise à l’issue d’une rencontre [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1080" height="810" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340.jpg 1080w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0340-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1080px) 100vw, 1080px" /></div><p>&nbsp;</p>
<p><strong>Abidjan le 21 Mai 2025 &#8211;</strong> Le report de la marche prévue ce mercredi 21 mai par les populations des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké n&rsquo;est qu’un sursis tactique avance les organisateurs ce mercredi 21 Mai lors d&rsquo;un point de presse ténu à Elokaté. Car derrière cette décision d’apaisement, prise à l’issue d’une rencontre avec l’administration préfectorale la veille, le mardi 20 mai, se cache une profonde amertume. La raison est claire. Une correspondance officielle du ministre de la Construction, du Logement et de l’Urbanisme, Bruno Nabagné KONE, rendue publique, jette une lumière crue sur ce que les populations dénoncent depuis des mois. Un coup fumant, savamment orchestré pour les déposséder de leurs terres.</p>
<p>En effet, le 9 octobre 2023, dans une lettre adressée à la société immobilière PALMAFRIQUE IMMOBILIER SA, le ministre écrit noir sur blanc qu’il affecte à ladite entreprise une parcelle de terrain de plus de 234 hectares située à Éloka, sous-préfecture de Bingerville. Il y invite ensuite cette structure à engager les formalités en vue de l’obtention d’un Arrêté de Concession Définitive (ACD). Cette correspondance, dont la teneur a été rendue publique par les représentants des trois villages, constitue, aux yeux des communautés locales, la preuve irréfutable d’un « deal de spoliation » mené au plus haut niveau.</p>
<p>Or, selon les documents fournis par les représentants villageois, la procédure d’obtention d’un ACD avait déjà été initiée en avril 2023 par <a href="https://artici.info/2025/05/04/cote-divoire-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-reclament-justice-face-a-la-spoliation-fonciere-de-leurs-terres-ancestrales/">PALMAFRIQUE,</a> avant cette lettre. Les populations, s’estimant propriétaires légitimes de ces terres selon le droit coutumier reconnu par la loi ivoirienne (loi n°98-750 du 23 décembre 1998), avaient introduit une opposition formelle dès le 1er août 2023. Elles exigeaient alors la rétrocession des terres, considérant que celles-ci étaient revenues dans leur patrimoine foncier après l’arrêt d’exploitation de l’usine d’Éloka.</p>
<p>Plus troublant encore, cette lettre d’affectation du ministre intervient alors même qu&rsquo;une enquête de commodo et incommodo, préalable et obligatoire à toute attribution foncière était en cours. Une commission mixte composée de représentants de cinq ministères (Agriculture, Assainissement, Infrastructures, Construction, Budget) et présidée par le sous-préfet de Bingerville avait été saisie pour avis. Les cinq ministères concernés ont donné un avis favorable aux oppositions des populations. Le seul à s’être abstenu est le sous-préfet, vraisemblablement embarrassé par la lettre d’affectation qu’il détenait déjà à ce moment-là.</p>
<p>Pour les populations d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, cette chronologie des faits démontre clairement que la décision ministérielle a été prise en dehors de tout cadre de concertation et en mépris des procédures réglementaires. Elles dénoncent une démarche unilatérale au profit d’une société immobilière « créée de toutes pièces » par des particuliers, selon leurs propres termes.</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-819" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/IMG-20250521-WA0341.jpg 1080w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /></p>
<p>« Ce report de la marche annoncée n’est pas un renoncement, mais un geste d’ouverture dans l’attente de réponses claires et d’actions concrètes », a martelé le porte-parole du collectif des villageois. Les leaders communautaires affirment donner une dernière chance au dialogue, misant sur l’engagement pris par le sous-préfet d’assurer un suivi personnel du dossier. Mais leur message est limpide. Sans réponse favorable dans un délai raisonnable, la mobilisation reprendra.</p>
<p>Le différend porte sur des terres que les communautés disent n’avoir jamais cédées ni à PALMAFRIQUE, ni à ses prétendus successeurs. « Nous n’avons jamais donné notre consentement libre, préalable et éclairé pour que notre patrimoine foncier soit transformé à des fins commerciales », insistent-ils dans la déclaration solennelle lue lors de ce point de presse.</p>
<p>Derrière la contestation foncière, c’est la question de la justice sociale, de la reconnaissance des droits coutumiers et du respect des procédures légales qui est posée. En affectant officiellement une parcelle litigieuse à une société privée pour du business pendant qu’une enquête officielle est en attente de conclusions, le ministère de la Construction s’expose à de lourdes critiques et met à mal la confiance des citoyens dans l&rsquo;institution dont il a en charge.</p>
<p>La tension reste donc palpable à Bingerville. Malgré le report de la marche, un important dispositif sécuritaire a été déployé ce mercredi 21 Mai 2025 aux abords des trois villages. Un signe que l’État est bien conscient du risque d’explosion sociale si les accusations de spoliation venaient à se confirmer sans répartition.</p>
<p>En attendant, les regards restent tournés vers le ministre Bruno Nabagné KONE, dont la correspondance officielle a mis à nu ce que d’aucuns qualifient désormais de « scandale foncier d’État » à Elokaté, Élokato et M&rsquo;Batto-Bouaké après l&rsquo;autre scandale Komé Bakary.</p>
<p>JEN</p>
<p dir="ltr"><strong>Revendications des populations :</strong></p>
<p dir="ltr">Nous, populations des villages d&rsquo;ELOKATO, D&rsquo;ELOKATE et de M&rsquo;BATTO BOUAKE, demandons respectueusement mais avec fermeté:</p>
<p dir="ltr">1. La restitution immediate et sans condition de nos terres coutumières indûment occupées par la société PALMAFRIQUE;</p>
<p dir="ltr">2. La suspension immédiate de toutes les activités de la société PALMAFRIQUE sur nos terres jusqu&rsquo;à la résolution complète du différend:</p>
<p dir="ltr">3. L&rsquo;annulation immédiate des courriers du Ministre portant affectation de nos terres à la SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER, une société de droit privé créée seulement en 2023;</p>
<p dir="ltr">4. L&rsquo;affectation officielle de la propriété coutumière des terres par l&rsquo;État au profit des villages d&rsquo;Eloka et de M&rsquo;Batto-Bouaké:</p>
<p dir="ltr">5. La reparation integral des prejudices matériels et moraux subis par les communautés villageoises;</p>
<p dir="ltr">. Le rejet pur et simple de toute procédure engagée par la SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER visant à obtenir des ACD sur nos parcelles.</p>
<p dir="ltr">7. La publication des résultats de l&rsquo;enquête publique du comité mixte preside par le Sous-Préfet</p>
<p dir="ltr"><strong>4. Appel à la vigilance citoyenne</strong></p>
<p dir="ltr">Nous appelons l&rsquo;ensemble des communautés villageoises, les leaders d&rsquo;opinion, les juristes et les journalistes à se mobiliser pour la sauvegarde des droits fonciers des peuples autochtones. Car ce qui se passe à Eloka aujourd&rsquo;hui, pourrait concerner d&rsquo;autres communautés demain.</p>
<p dir="ltr"><strong>5. Conclusion</strong></p>
<p dir="ltr">La terre est notre héritage. Elle n&rsquo;est pas à vendre, ni à brader.</p>
<p dir="ltr">Eloka se lève, non pas contre le développement, mais contre l&rsquo;injustice et l&rsquo;impunité foncière.</p>
<p dir="ltr">Nous vous remercions de votre attention et restons disponibles pour répondre à vos questions.</p>
<p dir="ltr"><strong>Fait à Eloka, le 21 05 2025</strong></p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : Les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké réclament justice face à la spoliation foncière de leurs terres ancestrales</title>
		<link>https://artici.info/2025/05/04/cote-divoire-les-villages-delokate-elokato-et-mbatto-bouake-reclament-justice-face-a-la-spoliation-fonciere-de-leurs-terres-ancestrales/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 May 2025 18:02:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Societe]]></category>
		<category><![CDATA[#Bingerville]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#conflit foncier à Eloka]]></category>
		<category><![CDATA[#Ministère construction]]></category>
		<category><![CDATA[#palmafrique immobilier SA]]></category>
		<category><![CDATA[M'Batto-Bouaké]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211; Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="1280" height="960" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055.jpg 1280w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381652055-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></div><p><strong>Abidjan le 04 Mai 2025 &#8211;</strong> Les populations autochtones des villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, situés dans la sous-préfecture de Bingerville, ont élevé la voix ce samedi 3 mai 2025 à l’occasion d’une conférence de presse tenue à Élokato. À travers leurs porte-parole – Anderson Adie, Raoul Boka, Namo Nicaise, Akobey Romain Roland, Bernard Anoman et Assandé Nicaise Olivier – ces populations ont dénoncé avec fermeté ce qu’elles qualifient de manœuvres opaques orchestrées par le ministère de la Construction, de l’Urbanisme et du Logement, dirigé par M. Bruno Koné Nabagné, dans la gestion des terres villageoises.<br />
Au cœur de leur indignation : la confiscation persistante et injuste de leurs terres coutumières, aujourd’hui objet d’un déclassement administratif sans véritable rétrocession aux ayants droit traditionnels. Ces terres, jadis cédées par devoir patriotique ou accaparées sans consultation des communautés, continuent d’être exploitées à des fins industrielles sans que les populations locales n’en bénéficient.<br />
« Nos terres, héritées de nos ancêtres, ne sont pas à vendre. Elles incarnent notre histoire, notre culture et assurent notre subsistance. Comment peut-on encore, en 2025, ignorer les droits de ceux qui ont sacrifié tant pour le développement du pays ? » se sont-ils indigné.<br />
En effet, l’indignation de ces communautés ne date pas d’hier. Déjà, dans une lettre adressée le 8 mai 2023 au ministre Bruno Koné, les chefs d’Élokaté et d’Élokato demandaient la rétrocession de 23 392 828 m² de terres autrefois occupées par la société agro-industrielle PALMAFRIQUE (ex-SODEPALM). Ces terres, déclassées officiellement par arrêté ministériel n°23-00001/MCLU/DGUF/DDU/SAS du 20 mars 2023, devaient logiquement revenir aux communautés villageoises. Mais, contre toute attente, elles semblent aujourd’hui promises à d’autres usages, au mépris des revendications locales.<br />
« Dans un courrier en date du 06 septembre 2023, le Ministre de la construction demandait Palmafrique immobilier-SA de se rapprocher des services compétents du guichet unique du foncier pour le dépôt d’un dossier de demande d’arrêté de concession définitive. Alors même que cinq mois plutôt, précisément le 20 Avril 2023, il nous a été donné de constater que la société PALMAFRIQUE a un introduit une demande d’ACD auprès des services du ministère de la Construction et du logement et de l’urbanisme au nom et pour le compte de la Société SCI PALMAFRIQUE IMMOBILIER », ont-ils dénoncé ce qu&rsquo;ils qualifient de plan machiavélique mis en place avec cette société immobilière née il y a à peine 3 semaines (née le 25 janvier 2023, parution le 27 Mars 2023).</p>
<p><img loading="lazy" decoding="async" class="alignnone size-medium wp-image-743" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg" alt="" width="300" height="225" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729-86x64.jpg 86w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/05/1746381668729.jpg 1280w" sizes="auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px" /><br />
L’histoire de cette expropriation remonte à l’époque coloniale. Dès 1928, la Société des Plantations de l’Afrique de l’Ouest (SPAO) s’est installée sur les terres d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké, sans compensation ni consentement. Plus tard, en 1964, la SODEPALM, créée dans le cadre de la politique agricole du président Félix Houphouët-Boigny, prend le relais avec une série d’arrêtés administratifs. À aucun moment, les populations n’ont bénéficié d’une purge des droits coutumiers ou de compensations équitables avancent-ils. La société devient plus tard PALMINDUSTRIE, puis PALMAFRIQUE en 1996, suite à la privatisation du secteur.<br />
« Nous avons toujours fait preuve de responsabilité. Malgré l’absence d’indemnisation, nous avons accepté les sacrifices au nom du progrès national. Mais aujourd’hui, nos besoins sont criants. L’État doit répondre à l’appel légitime de ses citoyens », ont clamé les conférenciers.<br />
Les habitants d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké font face aujourd&rsquo;hui à des défis multiples notamment le retour massif de leurs ressortissants, le manque de terres cultivables, les tensions intercommunautaires liées à l’expansion urbaine, et la cherté de la vie. Tous ces facteurs aggravent leur précarité. C’est pourquoi les chefs et patriarches réclament la rétrocession immédiate des terres déclassées.<br />
« Depuis 1995, nous avons multiplié les démarches auprès des autorités et de PALMAFRIQUE. En vain. Aujourd’hui, l’État ne peut plus détourner le regard. Ces terres doivent revenir à ceux qui y ont leurs racines », ont-ils insisté .<br />
Ce combat dépasse la simple revendication foncière. Il s’agit d’une question de dignité, de justice historique et de cohésion sociale. Les communautés ne s’opposent pas au développement, mais exigent d’en être des acteurs respectés.<br />
En lançant cet appel, les villages d’Élokaté, Élokato et M’Batto-Bouaké interpellent l’ensemble de la nation sur l’urgence de repenser les rapports entre l’État, les entreprises et les communautés locales. Le développement ne peut se faire sans équité, ni au détriment des droits ancestraux.<br />
Les populations attendent désormais un geste fort du ministre Bruno Koné, celui de la rétrocession des terres promises, gage de paix sociale et de réparation morale.<br />
JEN</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Côte d&#8217;Ivoire : les chefs Atchans et Akyé d&#8217;Abidjan proposent une ACD attaquable</title>
		<link>https://artici.info/2025/01/05/cote-divoire-les-chefs-atchans-et-akye-dabidjan-proposent-une-acd-attaquable/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[mrnda]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 05 Jan 2025 12:44:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Economie]]></category>
		<category><![CDATA[Politique]]></category>
		<category><![CDATA[#ADU]]></category>
		<category><![CDATA[#Attestation de droit d'usage]]></category>
		<category><![CDATA[#Bruno Koné]]></category>
		<category><![CDATA[#foncier]]></category>
		<category><![CDATA[#Robert Beugré Mambé]]></category>
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					<description><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div>Abidjan le 05 Janvier 2025 &#8211; Le chef du gouvernement ivoirien et son ministre de la construction et de l&#8217;urbanisme ont échangé avec les chefs Atchans et Akyé du district autonome d&#8217;Abidjan le vendredi 03 Janvier 2025 à Songon Abiatié, village du Premier ministre Beugré Mambé sur la nouvelle réforme foncière qui est en vigueur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<div style="margin-bottom:20px;"><img width="2560" height="1920" src="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-scaled.jpg" class="attachment-post-thumbnail size-post-thumbnail wp-post-image" alt="" decoding="async" loading="lazy" srcset="https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-scaled.jpg 2560w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-300x225.jpg 300w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-1024x768.jpg 1024w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-768x576.jpg 768w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-1536x1152.jpg 1536w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-2048x1536.jpg 2048w, https://artici.info/wp-content/uploads/2025/01/IMG_20250103_162831_960-86x64.jpg 86w" sizes="auto, (max-width: 2560px) 100vw, 2560px" /></div><p><strong>Abidjan le 05 Janvier 2025 &#8211; <em>Le chef du gouvernement ivoirien et son ministre de la construction et de l&rsquo;urbanisme ont échangé avec les chefs Atchans et Akyé du district autonome d&rsquo;Abidjan le vendredi 03 Janvier 2025 à Songon Abiatié, village du Premier ministre Beugré Mambé sur la nouvelle réforme foncière qui est en vigueur depuis le 1er Janvier de cette année.</em></strong><span id="more-435"></span></p>
<p>L&rsquo;ADU dans sa forme actuelle n’offre pas suffisamment d’assurance aux propriétaires terrien bien au contraire, elle est source de beaucoup d’incompréhension, d’inquiétude et de méfiance au sein de nos communautés respectives, sentiment qui sont amplifiés par l’empressement avec lequel le ministère de la construction veut mettre en œuvre lesdites formes et ceux de façon presque unilatérale », s&rsquo;inquiètent les têtes couronnées des villages du district d&rsquo;Abidjan.</p>
<p>Regrettant de n&rsquo;avoir pas été associés aux réflexions, puis à l’élaboration des textes alors même que les enjeux foncier touchent au cœur de leurs identités et de leur existence, ils invitent le gouvernement à reconsidérer la décision de mise en œuvre de l&rsquo;Attestation de Droits d&rsquo;Usage (ADU).</p>
<p>« Monsieur le Premier, nous vous prions du plus profond de notre cœur et au nom de nos communautés pour une réconsidération de l&rsquo;ADU et des réforme du domaine du foncier », a plaidé le porte-parole soulignant qu&rsquo;aucun chef n&rsquo;est opposé à cette mesure qui, à coup sûr, vient assainir le milieu mais devant prendre en compte un certain nombre de préoccupations des propriétaires terriens.</p>
<p>« Comme nous avons déjà dit au Ministre, nous le répétons, nous ne sommes pas contre les réformes bien au contraire, nous y adhérons pleinement. Il s’agit d’assainir, de sécuriser et c&rsquo;est des réformes qui vont nous-même nous faciliter notre travail au quotidien. Ces réformes vont nous faciliter la vie. Seulement nous estimons qu’il y a encore quelques réglages à faire », a-t-il expliqué proposant la mise en place d’un groupe Mix pour échanger et discuter de ces préoccupations.</p>
<p>Mais déjà les chefs Atchans et Akyé</p>
<p>demande qu&rsquo;un délai supplémentaire, donc du report de la date d’entrée en vigueur de l’ADU et des réformes du foncier pour une année le temps de parvenir à un accord consensus au bénéfice de tous.</p>
<p>« Monsieur le premier ministre, nous voulons que vous facilitez la mise en place d’un groupe de travail mixte composé au moins de spécialistes du ministère de la construction et des personnes-ressources commises par le collectif des chefs coutumiers pour analyser et amender toutes les dispositions de l&rsquo;ADU, les réformes foncières, sources d&rsquo;incompréhensions et d’inquiétudes auxquels prennent en compte les intérêts de toutes les parties en vue d’éviter ou les minimiser autant que possible, d’éventuelles frustrations et des ressentiments de nos populations », a expliqué le porte-parole des chefs favorable à la prise de mesure exceptionnelle simplifiée pour l’approbation de lotissement en cours et non encore approuvé. Aussi souhaite que l&rsquo;ACD soit un document susceptible d&rsquo;être remise en cause s&rsquo;il est établi qui comporte des irrégularités dans sa procédure d&rsquo;obtention.</p>
<p>« Que l&rsquo;ACD soit et demeure, à l’instar de tout document administratif, un document attaquable et susceptible d’être annulé s&rsquo;il est élaboré de manière irrégulière et que les textes le régissant soit très explicite sur la question », a expliqué les raisons des réserves sur ce document présenté comme un document hyper sécurisé donc inattaquable.</p>
<p>« En somme nous souhaitons monsieur le Premier Ministre, que ces instruments de gestion foncière soient révisés pour refléter les réalités, sociologiques, techniques et politiques de notre pays et qu’il protège véritablement les droits fonciers de tous les peuples autochtones de Côte d’Ivoire en général et en particulier des Atchans et des Akyés », a plaidé le Chef Nangui Thomas, porte-parole de la délégation des chefs.</p>
<p>Monsieur le premier ministre, sur votre orientation, il a été convenu de donner encore un peu de délai à tous ceux qui détiennent aujourd’hui une attestation villageoise. Donc un délai supplémentaire a été donné qui étend à trois mois à compter du 1er Janvier à fin mars 2025, la période pendant laquelle toutes les attestations qui sont aujourd’hui délivrées à quelqu’un peuvent être reçu à tous les guichets, de ministère de la construction et être traité. Et je vous rassure, la décision qui a été prise dit qu’à partir du 1er janvier, entre en vigueur le décret qui régit les lotissements et qui met en place l’attestation de droit d&rsquo;usage. C’est ce qui a été décidé et c’est sur cela que nous communiquons. Nous n’avons jamais dit, et je souhaite vraiment le dire haut et fort ici qu’une attestation déjà délivré signé par un chef, une attestation qui est authentique, ne sera pas reçu. Quelque soit la date, je vous rassure, cette attestation sera reçu à nos bureaux et traité. La seule chose que nous demandons respectueusement, c’est qu&rsquo;à partir du 1er janvier 2025, ensemble, que nous mettions en application le décret régissant les lotissements et l’ADU de décembre 2021&Prime;, a tranché le ministre de la construction et de l&rsquo;urbanisme, Bruno Koné.</p>
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