Côte d’Ivoire : l’UPL-CI, l’IPS-CGRAE et la SOTRA ensemble pour lutter contre le réchauffement climatique 

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Abidjan le 23 mai 2024 – Protéger, reboiser, aménager, produire des semences et des plants forestiers certifiés et gérer des projets forestiers. Voilà en 58 ans d’existence, la tâche que s’évertue à exécuter au quotidien la société de Développement de la Forêt en Côte d’Ivoire (SODEFOR) créée par décret n°66-422 du 15 septembre 1966.

Cette tâche, explique Alain-Guy Bitignon, directeur de la Communication de l’institution, se prononçant sur le thème  » Protection du cadre de vie et de l’environnement face aux conséquences du réchauffement climatique », estime que cela doit être une action collaborative, un travail à la chaîne qui exige l’implication de tous.

« Nous (SODEFOR, Ndlr) assurons la protection de 234 forêts classées d’une superficie globale d’un peu plus de 4 millions d’hectares, soit 13% du territoire national », a affirmé Dr Bitignon qui souligne également que l’institution a réalisé plus de 245 mille ha de reboisement dont 66.000 ha d’agroforesterie.

Pour contrer la déforestation avec son corollaire de changement climatique, Guy-Alain Bitignon, appelle à un engagement et un comportement citoyen pour relever ce défi.

 » Nous constitution tous une chaîne. Lorsqu’un maillon de cette chaîne ne fonctionne plus, ce n’est plus une chaîne », a souligné le premier responsable de la communication de la SODEFOR avant d’inviter l’Union des Patrons de la Presse en Ligne de Côte d’Ivoire (UPL-CI) à tenir sa place de ce maillon.

« L’UPL-CI est un maillon essentiel de cette chaîne », a indiqué monsieur Bitignon pour qui, il urge d’agir vite. « Nous avançons droit dans le mur si nous n’agissons vite », s’est-il inquiété faisant le constat amer de l’action négative de l’homme sur le couvert végétal.

« Le dérèglement climatique, les feux de brousse, la déforestation, les exploitants clandestins et l’orpaillage contribuent à l’avancée du désert », a-t-il dénoncé plaidant pour un renforcement du code forestier afin de mieux protéger la forêt.

Ce séminaire de renforcement de capacités des décideurs de la presse en ligne répond, souligne le président de L’UPL-CI Nando Dapa, au souci pour son secteur de contribuer à la protection des forêts ivoiriennes.

« Nous sommes ici pour nous former sur les grands enjeux du moment, notamment les dangers liés au dérèglement climatique, devenus une menace pour tous », rappelle Nando le contexte de cette rencontre d’Assouindé qui a été rendue possible grâce à la générosité de personnes ayant grand conscience du danger du réchauffement climatique.

« Nous voulons alors ici saluer le DG de l’IPS-CGRAE Berté Abdrahamane et son institution pour le soutien qu’il ne cesse d’apporter à l’UPL-CI pour l’accompagner dans ses initiatives. Également à la SOTRA et à son directeur général Meïté Bouaké qui a mis à notre disposition un car pour que cette activité puisse se tenir dans la commune balnéaire d’Assini Mafia du maire Pierre Magne, dignement représenté par son maire résident Jean-Marc Assanvo », a déclaré Nando Dapa engageant son organisation a donner l’exemple d’une organisation citoyenne qui a démarré avec une opération de nettoyage de la plage d’Assouindé.

Disposant d’un centre de traitement et de conservation des essences de qualité au service de toute l’Afrique, de deux centres de production de plants améliorés ou centres de bouturage, de 14 ha de vergers à graines de Teck et 317 ha de parcelles semenciers (tecks, Assamala, Acajou), la SODEFOR a aménagé plus de 2,5 millions d’hectares de forêts classées dotées de plants d’aménagement, soit 61% de la superficie totale des forêts classées.

JEN