Abidjan le 13 Décembre 2024 – Jean-Louis Billon vient de se tire une balle dans…, on ne sait pas comment qualifier le lieu de l’impact tant les conséquences seraient désastreuses, voire mortelles pour lui. Par ces déclarations, il vient de signer son arrêt de mort politique.
« Il (Thiam) est obligé de s’entourer d’une bande de roperos qui lui disent fais ci, fais ça. Ça ne marche pas comme ça (…) Celui de nous deux qui connaît le pays? C’est bien moi (…) il n’a pas scolarisé d’enfant en Côte d’Ivoire, il ne peut pas parler d’éducation. Il ne s’est pas soigné en Côte d’Ivoire pour parler de santé. Il ne paye pas d’impôt en Côte d’Ivoire pour parler de fiscalité. Par décence, il ne doit pas être candidat. Mon cursus politique parle pour moi. Le volet gestion d’une commune, du législatif, l’expérience régionale, l’expérience gouvernementale, la seule chose qui me reste, c’est la Présidence », dixit Jean-Louis Billon, aspirant à candidater pour le compte du PDCI-RDA, « sa famille politique ». Une sortie sur les antennes de nci (la Nouvelle Chaîne Ivoirienne) le mercredi 12 décembre 2024
En effet, monsieur Billon révélé en politique qu’à la faveur des élections régionales dans le Hambol en 2012 à Katiola sur la liste RDR parle de Cursus politique. Le quel ? Avec le RDR ou bien ce chemin l’aurait-il parcouru Himself? Pourquoi a-t-il eu recours à l’étiquette RDR et non PDCI-RDA ? S’il avait en ce moment, une véritable assise comme le prétend-il, en indépendant ou avec la bannière PDCI ou RDR lui aurait suffit pour son élection. Jean-Louis Billion parle de roperos qui entourent le président de son parti. C’est à croire, pour ces deux propos, que l’homme ne connait, en réalité pas le fonctionnement de ce parti dont il se réclame militants.
En effet, Paix à son âme, il est parti trop tôt, feu Dr Ehoussou Narcisse. Qui disait en substance, lorsque l’ex gouverneur de la BCEAO, Charles Konan Banny, voulais faire son entrée au bureau politique du PDCI, que dans le parti de Félix Houphoët-Boigny, il n’y a pas de génération spontanée. Il faut y avoir fait ses preuves pour gravir les échelons. « Au PDCI-RDA, on commence par la classe de CP1, CP2, ….On ne saute pas de classe quelques soit son statut social. Ce n’est pas parce qu’on est fortuné qu’on peut s’offrir une classe du secondaire sans avoir fait le primaire. Ça ne vous profitera pas en politique », expliquait l’initiateur du courant « PDCI-VISION NOUVELLE », pourfendeur de cette pensée.
Où et depuis combien de temps monsieur Billon a-t-il fait les preuves de sa flamme militante au PDCI-RDA de Félix Houphoët-Boigny qui fonctionne en équipe aimait le rappeler Émile Constant Bombet ?
Cette équipe là, expliquait feu Dr Ehoussou, très proche de Émile Constant Bombet que conseillait le président Houphouët, constitue pratiquement le gouvernement du PDCI-RDA, une fois au pouvoir d’État.
Cela suppose qu’au PDCI, les choses ne se font pas ex nihilo. La pensée même du Chef ne s’impose pas sur l’application d’un programme savamment concocté par l’équipe. Le Chef veille que ce programme, orientation du parti, soit exécuté comme prévu. Il n’a pas le droit de retrancher quelque chose ni ajouter quelque chose sans l’aval du parti.
Le président Houphouët lui-même expliquait pourquoi, le rédacteur en chef de Fraternité Matin en son temps, le journal gouvernemental est membre du Bureau Politique du PDCI. Il y est pour suivre l’exécution du programme de société et de tirer l’attention du gouvernement s’il s’écarte de ce programme-là. Le faisant, le gouvernement rectifie rapidement.
Or monsieur Billon, qualifiant l’équipe du PDCI de bande de roperos dont il n’en n’a pas besoin, entend-il gouverner avec sa seule intelligencia? Même ses différentes entreprises fonctionnent-elles comme il le dit ? Ses différents collaborateurs n’apportent-ils aucune plus value à la performance de ses affaires ?
« Il (Thiam) est obligé de s’entourer d’une bande de roperos qui lui disent fais ci, fais ça. Ça ne marche pas comme ça ! », affirme avec force monsieur Billon, défendant ainsi son projet de candidature auprès des militants du parti qu’il ne se gêne pas de qualifié de ROPEROS, de simples fait-valoir, des répondeurs automatiques.
Alors quelles sont les voix de ce parti qui pourraient faire élire monsieur Billon à la convention du PDCI et ensuite à la présidentielle 2025 s’il joue à catégoriser déjà les membres de la formation politique dont il se réclame?
Au moment où tous reconnaissent qu’aucune formation politique ne peut gagner seule une élection présidentielle en Côte d’Ivoire, sur quelle assise monsieur Billon compte-t-il bâtir une stratégie conquérante du pouvoir d’État ? Même en indépendant, il aura recours à une équipe. Qui l’entourera simplement comme des faire-valoir sans y apporter aucun savoir-faire ?
Vraiment, la politique est un art, une école où gravir les échelons forgent les acteurs. Jean-Louis est certainement arrivé sur une scène où il note que la classe peut s’arracher avec le pouvoir de quelques billets de banque. Il entend donc en profiter.
Jules Eugène N’DA