Situation des 49 soldats arrêtés au Mali : Abidjan avoue les négociations difficiles

Le gouvernement ivoirien avoue que les négociations avec Bamako pour la libération de ses 49 soldats début juillet sont difficiles.

« Comme nous l’a enseigné le père fondateur de la nation, le dialogue est l’arme des forts. Le gouvernement et le président Alassane Ouattara mettent un accent sur la dialogue », a déclaré ce mercredi 03 août 2022 Amadou Coulibaly, ministre ivoirien de la communication, porte-parole du gouvernement. « Tout est mis en œuvre pour que nos soldats regagnent leur famille. En ce moment même, le ministre de la défense rencontre les parents des soldats », tente-t-il de rassurer les proches des soldats que Bamako considère comme des mercenaires sur son sol pour déstabiliser le pays. « Ça sera peut-être long. Mais que les familles fassent confiance au chef de l’Etat », a-t-il avoué.

Vendredi la médiation conduite par le président togolais, Faure Gnassingbé n’a pas donné de résultat satisfaisant. Reçues séparément, les délégations ivoirienne et bamakoise ne se sont pas accordées. En effet, Bamako qui exige des excuses publiques d’Abidjan a buté sur un refus catégorique des autorités ivoiriennes.

Arrêtés le dimanche 10 juillet 2022 en début d’après-midi, à l’aéroport de Bamako, sont en mission régulière avance Abidjan. Faux ! estime Bamako qui dit n’avoir pas connaissance de cette mission et ni été prévenu d’une quelconque rotation de soldats.

Dans une note, l’Organisation des Nations Unies (ONU) déclare que ‘‘les 49 soldats ivoiriens arrêtés dimanche 10 juillet à Bamako, ne sont pas des éléments de la Minusma. « Les troupes ivoiriennes n’appartiennent pas aux forces de la Minusma. Une requête de la Côte d’Ivoire, pour déployer des éléments nationaux de soutien, a été approuvée en 2019 », souligne la note attribuée aux nations unies. Cependant, poursuit la note, aucune troupe n’a été déployée sous cette convention depuis ce moment-là. « Nous encourageons vivement les deux pays à travailler ensemble pour résoudre la situation et permettre la libération des troupes détenues », souhaite les nations unies.

Une déclaration qui réconforte la position de Bamako.

Sous sanction de la Cedeao, Alassane Ouattara n’entend faire de concession avec la junte au pouvoir au Mali. Une position qui vise, selon Bamako, à l’asphyxier économique en violation, toujours selon elle, des textes de l’institution. Le bras de fer est loin de prend fin au regard des positions des uns et des autres.

JEN

Related posts