Flambée des prix en Côte d’Ivoire: le gouvernement impuissant, 3 régimes de bananes à 20.000 FCFA

Il devient de plus en plus difficile aux ménages vulnérables et même modestes de garantir la popote à leurs familles. Les augmentations imprévisibles à l’échelle exponentielle des denrées sur le marché donnent l’insomnie aux populations.

Trois petits régimes de bananes s’achètent à 20.000 FCFA à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire. Au détail, on trouve 3 bananes à 1000 FCFA là où il faut une dizaine pour offrir un repas à cinq personnes.

Jamais les prix de la banane n’ont connu pareille flambée sur le marché nonobstant les saisons de pénurie.    

Ne faisant pas partie des denrées alimentaires sur lequel le gouvernement peut agir, la banane est pourtant un des aliments du menu quotidien des ivoiriens dont ils ont du mal de s’en passer.

ce tas de bananes a été acheté à 100.000 FCFA à Abidjan (photo: artici.info)

A Abobo-Samaké, ce vendredi 17 juin 2022, il est exactement 9 heures 20 minutes, un muni car en provenance d’Alépé déverse ici son chargement pris d’assaut par les commerçantes de bananes. On lutte comme on peut pour s’en procurer avant même de connaitre le prix.

Et quand la promotrice donne le prix, c’est à peine 1% de réduction de ce prix que les revendeuses peuvent obtenir.

Ce tas est à 10.000 FCFA. A combien le prix de revient pour espérer faire un bénéfice.

Ce lot, lui a été obtenu par cette vendeuse à 10.000 FCFA.

« On n’est obligé de prendre ça pour nos clientes qui préfèrent la banane au riz », explique cette vendeuse de banane qui met cette cherté sur le coût du transport. « Le transporteur à prix 30.000 FCFA comme frais de bagage pour ce petit tas sur cette petite distance », a-t-elle dénoncé.

La crise ukrainienne influe-t-elle aussi sur les coûts de nos produits vivriers ivoiriens qui, eux, n’attendent pas l’engrais de la Russie dans les plantations ?

Dans les mesures préventives le gouvernement ivoirien a décidé du plafonnement des produits de premières nécessités comme l’huile, le sucre, le savon, le riz, la farine. Ces prix ne sont pourtant pas respectés dans les grandes surfaces qui rusent avec la clientèle.

Bien qu’affichés dans les rayons au bas des articles, ces prix ne sont pas ceux payés à la caisse. L’addition donne un montant différent et supérieur au calcul du client qui lui laisse l’impression d’avoir faussé dans ses calculs.

Un contrôle rigoureux du ministère du commerçant s’impose, département dont les agents se font bien souvent complice de commerçants véreux.     

JEN

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