Le numérique : le potentiel ivoirien plombé par le manque de cadre institutionnel selon le 12è rapport de la Banque Mondiale

Abidjan le 04 Juin 2022 – « L’entrepreneuriat numérique a du potentiel, mais l’écosystème est en retard sur les pairs », indique le 12è rapport de la Banque Mondiale remis mercredi 1er juin 2022 à Abidjan au ministre ivoirien de l’économie et des finances, Adama Coulibaly qui reconnait, lui, le coût élevé de l’internet en Côte d’Ivoire.

Sur l’indice SeedStars (SSI), qui mesure la qualité, la maturité et le potentiel futur de 54 écosystèmes émergents dans le monde, la Côte d’Ivoire obtient un score inférieur à la moyenne avec 43,9 points là où l’Afrique du Sud, le Kenya sont côtés respectivement à 74,4 points et 68,4 points.

La Côte d’Ivoire, toujours selon le rapport, est un terreau privilégié pour l’entrepreneuriat numérique à moyen et long termes, grâce à sa population urbaine jeune (78% de la population a moins de 35 ans) et en croissance de +3,38% par an.

Cependant, souligne ce 12è rapport de la Banque Mondiale, l’écosystème des startups est moins développé que dans les économies émergentes comparables (pays anglophones ou au Sénégal).

Les startups ivoiriennes souffrent de défaillance spécifique, notamment le manque de cadre institutionnel, réglementaire et fiscal, mais surtout du difficile accès aux marché et aux financements. Toute chose qui ne favorise pas l’essor d’un secteur dont le poids dans l’économie est estimé à environ 22 milliards de dollars US, soit 6,0 et 9,9% de son PIB.

Estimant que la Côte d’Ivoire peut tirer parti de la transformation digitale des économies, le rapport recommande de combler son déficit en infrastructures de télécommunication mais aussi à rendre ses services digitaux accessibles aux populations.   

JEN       

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