Initiative Cacao :  Côte d’Ivoire – Ghana, regard croisé

Le secrétaire exécutif de l'initiative cacao Côte d'Ivoire - Ghana explique la mission de cette institution (Ph, Service COP15)

Le Secrétaire Exécutif de l’initiative Cacao Côte d’Ivoire/Ghana, Alex Pierre-Arnaud Assanvo a précisé, vendredi 13 mai 2022, lors d’un point de presse tenu à Abidjan en marge la COP15, que l’objectif de l’initiative cacao Côte d’Ivoire – Ghana est d’empêcher les mouvements de fèves à la frontière des deux pays.

« L’objectif, c’est d’éviter qu’il y ait des mouvements de cacao », a déclaré Pierre Assanvo, répondant à la préoccupation d’un journaliste sur le prix bord champ pratiqué par le Ghana qui est plus au profit du producteur. « Les prix ont toujours une petite différence entre les deux pays », avoue-t-il. Ces prix non harmonisés, souligne monsieur Assanvo, réside dans l’option du système de vente choisie par chaque Etat.

« Je pense que nous devons regarder de façon historique le système de vente en Côte d’Ivoire et au Ghana. Ce n’est pas que le Ghana ait vendu plus cher. Il a un système de commercialisation différent. La Côte d’Ivoire a aussi son système », tente-t-il d’expliquer la mévente des fèves de la Côte d’Ivoire qui profite malheureusement à l’allié Ghana dont le revenu aux planteurs est nettement supérieur à leurs homologues ivoiriens.

Alors que Côte d’Ivoire est préoccupée par son label, le Ghana mise sur l’amélioration du revenu de ses producteurs.

« Depuis deux ans, chaque annonce de prix entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, il y a des discussions. Ces discussions font que les deux pays s’accordent et se partagent des informations sur les prix annoncés aux planteurs. Cela montre que ce partenariat-là est fondamentale. Comme vous le savez, l’objectif, c’est d’éviter qu’il y ait des mouvements de cacao, des questions de qualité soient remises en cause… », a indiqué le secrétaire exécutif de l’Initiative Cacao ce qui pourrait être la préoccupation de la Côte d’Ivoire.

En quête du mieux-être, les producteurs ivoiriens réussissent, à chaque campagne de l’année, à passer les frontières pour écouler des centaines de tonnes de fèves sur le marché Ghanéen.

JEN

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