Lutte contre la dégradation des sols : la solution aux mains des politiques selon Cheikh Mbow

Ckeick Mbow invite à un engagement certain de tous pour relever le défis de la lutte contre la dégradation des sols eb Afrique (Ph, Service photo COP15 Abj)

Comment inscrire la recherche de solutions de la question de dégradation des terres au centre de toute la communauté africaine en jouant sur la fibre patriotique de sorte à inviter les politiques à mesurer les enjeux qui vaillent pour leurs communautés ?

Voilà la démarche adoptée le Centre de Suivi Ecologique dans la recherche de solution pour rectifier le tir du constat de la dégradation, de l’aridification des terres sur le continent africain.

Selon son directeur général, Cheikh Mbow, qui animait une conférence sur la dégradation des terres, les efforts consentis où à consentir pour relever le défi de l’aridification des sols, repose sur la fibre patriotique africaine qui invite à une actions concertées et communes des africains pour y arriver.

« Ce que nous proposons dans le cadre de notre convention, c’est de savoir comment décliner ces problèmes en programme majeur panafricain », suggère Cheik Mbow, pour qui sans cela, aucune autre solution ne peut être durable ‘‘s’il n’y a pas de politique régionales pour l’ensemble des problématiques qu’il faut prioriser dans les stratégies régionales, au même niveau que la grande muraille verte, la mobilisation des financements qui constitue une dimension majeure, sera voué à l’échec’’.

« Dans le cas actuel, la rhétorique sur le Sahel est portée par d’autres personnes autre que les africains eux-mêmes. La preuve dans cette conférence, vous remarquerez que beaucoup d’institutions non africaines seront en première ligne sur la question du Sahel. Sur les grandes chaines de télévision du monde, depuis le début de cette conférence, on présente le Sahel comme une zone de misère, une zone où il n’y a aucun espoir, une zone où la migration est la solution pour les jeunes », a-t-il dénoncé, proposant l’exploration de la voie panafricaine dans les prises de décisions.

« Que ferons-nous des questions d’eau, d’énergie, de déforestation dans le pays côtiers, forestiers ? Que ferons-nous des questions de pollution des nappes ? Que ferons-nous de ces grands enjeux ? S’il n’y a pas de politique régionales pour l’ensemble de ces problématiques qu’il faut prioriser dans nos stratégies régionales, au même niveau que la grande muraille verte, je crois que la mobilisation des financements qui constitue une dimension majeure, seront restés en rate. Pour nous, le Centre de suivi écologique, au-delà de la grande muraille verte, quels doivent être les axes majeurs de politiques structurantes en matière de gestion de l’environnement, la sécurité alimentaire, l’optimisation des ressources en eau pour accélérer la croissance, les questions de transformation sociales, la question de l’employabilité des jeunes et des femmes, la restauration des terres qui ne sont pas qui ne sont pas forcément dans la zone du Sahel mais avoir une action élargie. Et des grands programmes de l’Union Africaine de la même dimension que la grande muraille verte avec les financements idoines pour gérer ces problèmes transversales et transfrontalières », s’interroge le directeur général du centre du suivi écologique sur l’impérieuse nécessité de l’élaboration de l’implication réelle des politiques pour relever le défi de la désertification et la déforestation sur le continent africain.

« Il faut une coalition de par exemple sur la gestion des ressources transfrontalières », insiste-il montrant, pour conclure sa démarche, la dimension panafricaine de l’action à mener.

JEN

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