ABIDJAN : vers le renforcement du dispositif de sécurité des marchés financiers dans la zone Umoa

 « Marchés Financiers : Investir dans l’UEMOA ». Quelle assurance pour les investissements étrangers dans les pays de l’Umoa. Ce thème de rencontre initié par le Conseil Régional de l’Epargne Public et des Marchés Financiers (Crepmf) résume toute la vision et les attentes des Autorités de l’Union et de la Côte d’Ivoire en particulier.

« Ces réformes doivent contribuer à terme, au renforcement de l’attractivité du marché et de sa robustesse, ainsi qu’à l’amélioration de la gouvernance ! », a déclaré ce lundi 10 février 2020 le ministre ivoirien des finances Adama Coulibaly, à l’ouverture des travaux à Abidjan, la capitale économique de la Côte d’Ivoire où se déroule les présentes assises.

Qualifié de record impressionnant, ‘‘le volume total des ressources levées par le marché financier régional à fin 2019, estimé à 7 500 milliards de FCFA, dont environ 40 % ont permis de financer les infrastructures des Etats membres, le ministre ivoirien de la finance invite à explorer les solutions opérationnelles et pratiques qui permettront de ‘‘renforcer l’attractivité et la robustesse du marché tout en luttant contre la prolifération des appels irréguliers à l’épargne du public observés ces dernières années’’.

Il ne faut pas perdre de vue le but visé par l’Umoa en créant J-CAP rappelle Mme Ashula KANT. « Le J-CAP a été créé pour soutenir le développement économique et la réduction de la pauvreté dans la zone Umoa », a souligné la directrice financière du groupe de la Banque Mondiale, Mme Ashula KANT qui se félicitant de la participation de parties prenantes (expertes, gouvernantes et privés) aux décisions à ces assises, précise également que ‘‘les marchés de capitaux promeuvent la bonne gouvernance’’. D’où son plaidoyer à l’encontre des institutions. « Nous avons besoin du soutien des institutions pour y arriver », a-t-elle plaidé.  

En réponse, le ministre béninois de l’économie et des finances, président du conseil des ministres de l’Union monétaire ouest africaine (Umoa), Romuald Wadagni a dévoilé les axes prioritaires sur lesquels, le Crepmf attend beaucoup des gouvernants : « Des chantiers ont été identifiés comme prioritaires au titre de l’année 2020 notamment : il s’agit de la mise en place d’un fonds de protection des épargnants et l’élaboration d’un dispositif de sanctions des infractions boursières.

« Ces dispositifs visent à renforcer l’attractivité et la robustesse du marché tout en luttant contre la prolifération des appels irréguliers à l’épargne du public observés ces dernières années », a précisé monsieur Wadagni avant d’annoncer que d’autres chantiers relatifs à l’harmonisation de la fiscalité des valeurs mobilières au sein des Etats membres de l’Umoa, et à la tarification applicable sur le marché sont aussi inscrits à l’ordre du jours des travaux en vue d’améliorer son attractivité.

« Il faut aller plus loin », recommande le chef du gouvernement ivoirien, Amadou Gon Coulibaly ouvrant les travaux de la première conférence du Conseil Régional de l’Epargne Publique et des marchés financiers (Crepmf). « La BRVM qui se hisse désormais au rang de 7ème plus grande place financière d’Afrique avec une capitalisation boursière d’environ dix (10) Milliards d’Euros, dispose encore d’une bonne marge de progression. De sa création en 1998 au 31 décembre 2019, le marché financier régional a permis aux Etats membres de l’UEMOA de lever environ 7 500 milliards de FCFA pour financer leurs programmes de développement. Quand le secteur privé, lui a pu mobiliser environ 2 500 milliards FCFA pour financer les investissements des entreprises », a-t-il relevé avant d’inviter l’institution à ‘‘aller encore plus loin.’’

Et pour y arriver, estime Amadou Gon, il faut mettre en œuvre, une synergie d’actions communes entre les membres de la zone Umoa à travers la Bourse Régionale des Valeurs Mobilière (BRVM) et le Conseil Régional d’Epargne sur Publique et des Marchés financiers.

Il s’agit donc, souligne le chef du gouvernement ivoirien, de renforcer l’éducation financière des investisseurs et la sensibilisation des émetteurs à la communication financière.

« Il est essentiel d’adopter des politiques communautaires structurelles, visant à améliorer la compétitivité et l’inclusivité de la croissance, pour réduire la vulnérabilité aux chocs extérieurs », a-t-il conseillé, rappelant que ‘‘c’est donc avec beaucoup d’intérêt que les gouvernants attendent les conclusions issues de ces échanges’’.

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